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8 settembre 2014

Mourir pour Kolomoisky, le Self-Frankenstein?

Jeudi 4 septembre 2014 - Kolomoisky, plurimilliardaire avec la citoyenneté d'Ukraine, Chypre et Israël, mérite d'être aussi sous les projecteurs de chez nous. Tignasse de Beppe Grillo et coeur de Totò Riina.

par Pino Cabras.

Ceux qui le connaissent ne sont pas nombreux chez nous mais Ihor Kolomoisky mériterait les spots des médias italiotes aussi. Ce plurimilliardaire avec la triple citoyenneté ukrainienne, chypriote et israélienne - co-propriétaire de la banque Privat et de plusieurs sociétés qui veulent mouiller le biscuit sur les grosses réserves de gaz naturel tout juste dans les zones ukrainiennes en guerre - aurait beaucoup de qualités pour s'installer sur notre scène, parce qu'il inclut dans sa personne un collage de personnes diversissimes mais quelque part à nous familières : il a une tignasse identique à Beppe Grillo, mais le même coeur que Totò Riina, l'estomac aspire-tout de De Benedetti, les tentacules médiatiques de Berlusconi, le poches de Mario Draghi, les visqueuses toiles d'araignée de Licio Gelli. Et il a aussi les mêmes amis que Netanyahu.

Qui l'a assemblé ? Personne, il se vante d'être un self-made man. Un Self-Frankenstein, en somme. De plus, un grimpeur avec une idée sienne précise de la méritocratie : une enquête de Forbes a décrit en effet que

"Kolomoisky a employé des forces "presque-militaires" de la banque Privat pour faire valoir l'acquisition hostile d'entreprises, enrôlant un groupe de "hooligans, armés de battes de baseball, de barres de fer, gaz et pistolets avec des projectiles de cahoutchou et de tronçonneuses" pour arracher de force une usine sidérurgique à Kremenchuk en 2006 et il a utilisé "un mix d'ordres factices du tribunal (souvent par la main de juges et/ou greffiers corrompus) et de méthodes musclées" pour remplacer des administrateurs dans les conseils d'administration des sociétés desquelles ils achetait des participations".

C'est vrai, un entrepreneur si performant ne s'arrête pas là. Le gouvernement putschiste qui en février 2014 a conquis Kiev l'avait élu gouverneur de Dnipropetrovsk, la région cruciale pour ses affaires. Malgré qu'il ait le passeport israélien et qu'il soit le fondateur de la European Jewish Union (Union Juive Européenne), il a d'étroitissimes relations avec les partis et les formations paramilitaires néo-nazies qui ont fait le sale boulot soit contre l'opposition dans tout le pays, soit dans les zones dans lesquelles il y a les combats de la guerre civile.

Forbes lui attribue un patrimoine de 1,7 milliards de dollars, tandis que Korrespondent dit que ce sont le double de plus. En relisant les données biographiques que j'exposais plus haut, je renverrai à une prochaine date une éventuelle visite d'inspection près de ses entreprises pour vérifier laquelle des revues ait raison.

Ce qui compte est ceci : Kolomoisky est un des deux-trois boss qui dictent la loi à Kiev. Le fils du vice-résident des Etats Unis aussi, Biden, en bon oligarque, sait reconnaître un de ses semblables, et il fait des affaires avec. Si seulement il n'y avait ces millions d'ukrainiens qui s'obstinent à parler le russe et à avoir une maison où il y a le gaz ! Un million de réfugiés n'ont pas suffi, il y a encore plusieurs millions de russophones, tous encore là, et maintenant ces têtus du Donbass se sont même organisés à tel point qu'ils ont renvoyé dans des centaines de sacs en plastique les nervis qui voulaient les déloger, en plus des pauvres soldats envoyés au casse-pipe par les chocolatiers de Kiev.

Et pourtant Kolomoisky ne s'arrête pas devant une défaite. Pendant que Porochenko parle de cessez-le-feu, lui se rappelle d'être un ami de Netanyahu. Et qu'est-ce qu'il propose ? Une belle idée ! Un grand mur qui casse en deux le continent, semblable à celui construit par les israéliens contre les territoires palestiniens, seulement trois fois plus long : une muraille de 1900 km, entourée de mines anti-personnel, avec l'objectif d'arrêter la Russie. L'idée a été formulée par Kolomoisky en juin, mais le premier ministre Iatzeniuk la dépoussière en septembre. Inutile de dire qu'il s'agit d'une idée politiquement hystérique, masochiste et surtout militairement idiote : l'Armée Russe aurait quelques moyens de plus que les bantoustans palestiniens pour réduire le mur en boulettes avec son infanterie et le chevaucher par toute sorte de solution aérienne.

Tous les derniers voyages en Europe du président USA Barack Obama ont consisté en un vulgaire tour promotionnel en faveur des armements de son complexe militaro-industriel. Le sommet OTAN d'aujourd'hui aussi est orienté par une seule chose : crier au danger russe, récompacter les moutons que nous nous obstinons à appeler leaders européens, et augmenter les dépenses militaires. Il n'y a plus le mur de Berlin ? Le Rideau de Fer n'existe plus depuis vingt-cinq ans ? Patience ! Il y a toujours un Kolomoisky qui fera monter quelque muraillon. De toute façon, ce ne sont pas nos journaleux qui essaieront de raconter dans quelles mains nous sommes en train de mettre le futur de nos enfants.


Source de la traduction: http://blogs.mediapart.fr/blog/segesta3756/080914/pino-cabras-mourir-pour-kolomoisky-le-self-frankenstein.
Version italienne:  Morire per Kolomoyskyi, il Self-Frankenstein? 
Lien de Megachip: http://megachip.globalist.it/Detail_News_Display?ID=108955&typeb=0&Morire-per-Kolomoyskyi-il-Self-Frankenstein- 

4 settembre 2014

Morire per Kolomoyskyi, il Self-Frankenstein?


di Pino Cabras.
da Megachip.
Da noi lo conoscono in pochi, ma Ihor Kolomoyskyi meriterebbe i riflettori anche dei media italioti. Questo plurimiliardario con tripla cittadinanza ucraina, cipriota e israeliana - co-proprietario della banca Privat e di varie società che vogliono inzuppare il biscotto sulle grosse riserve di gas naturale proprio nelle zone ucraine in guerra - avrebbe molte qualità per stare sulla nostra scena, perché include nella sua persona un collage di persone diversissime ma in qualche modo a noi familiari: ha una chioma identica a Beppe Grillo, ma lo stesso cuore di Totò Riina, lo stomaco aspiratutto di De Benedetti, i tentacoli mediatici di Berlusconi, le tasche di Mario Draghi, le viscose ragnatele di Licio Gelli. E ha anche gli stessi amici di Netanyahu.
Chi lo ha assemblato? Nessuno, si vanta di essere un self-made man. Un Self-Frankenstein, insomma. Di più, un arrampicatore con una sua precisa idea di meritocrazia: un’inchiesta di Forbes ha descritto infatti che  

«Kolomoyskyi ha usato delle forze "quasi-militari" della banca Privat per far valere l'acquisizione ostile di aziende, arruolando un gruppo di "teppisti, armati di mazze da baseball, spranghe di ferro, gas e pistole con proiettili di gomma e motoseghe" per prendersi con la forza un impianto siderurgico a Kremenchuk nel 2006 e ha usato "un mix di ordini del tribunale fasulli (spesso per mano di giudici e/o cancellieri corrotti) e di maniere forti" per sostituire amministratori nei consigli di amministrazione delle società delle quali acquistava le partecipazioni».

Un imprenditore così performante non si ferma mica qui. Il governo golpista che a febbraio 2014 ha conquistato Kiev lo ha nominato governatore di Dnipropetrovsk, la regione cruciale per i suoi affari. Nonostante abbia il passaporto israeliano e sia il fondatore della European Jewish Union (Unione ebraica europea), ha strettissime relazioni con i partiti e le formazioni paramilitari neonaziste che hanno fatto il lavoro sporco sia contro l’opposizione in tutto il paese, sia nelle zone in cui si combatte la guerra civile.
Forbes gli attribuisce un patrimonio di 1,7 miliardi di dollari, mentre Korrespondent dice che sono più del doppio. Rileggendo i dati biografici che esponevo poco fa, differirò a data da destinarsi un’eventuale mia visita ispettiva presso le sue aziende per appurare quale delle due riviste abbia ragione.
Quel che conta è questo: Kolomoyskyi è uno dei due-tre boss che dettano legge a Kiev. Anche il figlio del vicepresidente degli Stati Uniti, Biden, da buon oligarca, sa riconoscere un suo simile, e ci fa affari. Se solo non ci fossero questi milioni di ucraini che si ostinano a parlare russo e ad avere casa dove c’è il gas! Un milione di sfollati non sono bastati, ci sono ancora tanti milioni di russofoni, tutti ancora lì, e adesso questi testardi del Donbass si sono persino organizzati a tal punto da far rientrare dentro centinaia di sacchi di plastica gli scagnozzi che volevano sloggiarli, oltre a i poveri soldati mandati allo sbaraglio dai cioccolatai di Kiev.
Eppure Kolomoyskyi non si arresta di fronte a una disfatta. Mentre Poroshenko parla di cessate-il-fuoco, lui si ricorda di essere amico di Netanyahu. E che ti propone? Ideona! Un grande muro che spezzi in due il continente, simile a quello costruito dagli israeliani contro i territori palestinesi, solo tre volte più lungo: una muraglia di 1900 km, circondata di mine antiuomo, con l’obiettivo di fermare la Russia. L’idea è stata formulata da Kolomoyskyi a giugno, ma il primo ministro Yatsenyuk la rispolvera a settembre. 
Inutile dire che si tratta di un’idea politicamente isterica, autolesionista in termini di geografia economica, ma soprattutto militarmente idiota: l’Armata Russa avrebbe qualche mezzo in più dei bantustan palestinesi per fare polpette del muro con la sua fanteria e scavalcarlo con ogni sorta di soluzione aeronautica.
Tutti gli ultimi viaggi in Europa del presidente USA Barack Obama sono consistiti in un volgare tour promozionale in favore degli armamenti del suo complesso militare-industriale. Anche il vertice NATO di oggi è orientato a una sola cosa: gridare al pericolo russo, ricompattare gli ovini che ci ostiniamo a chiamare leader europei, e aumentare le spese militari. Non c’è più il muro di Berlino? Non c’è da venticinque anni la Cortina di ferro? Pazienza! C’è sempre un Kolomoyskyi che tirerà su qualche muraglione. Tanto, i nostri giornaloni non proveranno a raccontare in che mani stiamo mettendo il futuro dei nostri figli.