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15 dicembre 2014

Global WARning: «Une autre guerre en Europe? Pas en notre nom!»

par Pino Cabras.



Vendredi 12 décembre, a eu lieu à Rome un symposium de réflexion pour alerter et prévenir des dangers d’une nouvelle guerre mondiale. Parallèlement, en Allemagne, des dizaines d’intellectuels de premier plan, d’hommes politiques de diverses tendances, d’anciens présidents de la République, de journalistes, de responsables religieux de niveau mondial, etc. ont lancé un appel dramatique en faveur d’une politique de détente pour arrêter de diaboliser la Russie. Cet appel s’intitule « Une autre guerre en Europe ? Pas en notre nom ! ». Mais leurs collègues italiens [et français notamment] se taisent.

Désormais, des pans entiers des classes dirigeantes allemandes voient se profiler le risque toujours plus grand d’une nouvelle guerre mondiale. Ils assistent effarés aux campagnes d’hystérie antirusse dans les médias et font remarquer la soumission des gouvernants allemands et plus généralement européens qui, tel un troupeau allant au suicide, obéissent aveuglément aux mauvais bergers dirigés par les néocons de Washington. Les esprits les plus ouverts en Allemagne pointent du doigt la responsabilité primordiale des médias, infestés qu’ils sont par des éditorialistes et des commentateurs qui diabolisent des nations entières, sans donner un crédit suffisant à leurs récits. Ils rappellent les leçons dramatiques de l’Histoire, qui voient dans la Russie une puissance ayant une fonction dirigeante incontournable dans la vie politique européenne.
Et même si d’éminentes personnalités allemandes appellent les classes dirigeantes russes au respect du droit international, leur doigt est clairement pointé vers cette tentative aussi folle que vouée à l’échec (la troisième après Napoléon et Hitler) de dissocier la Russie de l’Europe. Ceux qui lancent cet avertissement sont des personnalités qui se sont toujours exprimées de façon modérée.
Voilà quelques mois, en août 2014, nous avons publié un superbe article de Gabor Steingart, le rédacteur en chef du plus important quotidien économique allemand, Handelsblatt, traduit en français par L’Occident fait fausse route [1]. Nous avions saisi, au moment de sa publication, une inquiétude extrêmement répandue parmi les classes dirigeantes allemandes. L’appel que nous publions aujourd’hui confirme à quel point cette inquiétude est générale, depuis les artistes jusqu’aux capitaines d’industrie. Naturellement, les grands organes de presse italiens [et français] taisent tout cela de façon parfaitement honteuse.
Pour comprendre à quel point la République italienne [et française – NdT] est mal en point, il ne suffit pas de s’indigner au sujet du dernier scandale de sous-commissions à Rome [ou à Paris- NdT], c’est toujours la même histoire. Il faut surtout constater combien les (soi-disant) classes dirigeantes ignorent la portée et les implications de la crise que traverse actuellement l’Europe. Alors que la crème des crèmes des artistes, scientifiques, et hommes politiques allemands ressentent le besoin de s’informer sur cette nouvelle Guerre froide, et après en avoir compris la gravité et s’en être horrifié, lancent ce gigantesque cri d’alarme, chez nous, rien de la sorte ne semble se profiler parmi nos éminents intellectuels et hommes politiques.
Nous avons désormais une classe d’intellectuels totalement chloroformée : artistes, hommes de cinéma, intellectuels, la plupart ont un électro-encéphalogramme plat, surtout à gauche, en plus d’avoir des hommes politiques pratiquement analphabètes en matière de politique internationale.
Tous lisent des journaux plus mauvais les uns que les autres, se fient à eux, ou alors ils y écrivent eux-mêmes, mais ils ne comprennent plus rien. En attendant, ils répètent comme des perroquets les déclarations de John McCain et évoquent un soi-disant Adolf Poutine. Leurs collègues allemands font exactement le contraire, à savoir que c’est l’Occident qui se comporte comme Hitler. En fait, Kiev est en train de donner carte blanche aux militants à la croix gammée.
Non seulement nous recommandons à nos lecteurs de lire cet appel, mais nous les invitons à le diffuser tous azimuts à travers tous les réseaux dont ils disposent.

L’APPEL À LA DÉTENTE DANS LES RELATIONS
AVEC LA RUSSIE EST ICI

Bonne lecture !
Pino CabrasTraduit par ilfattoquotidiano.fr
Notes
[1] L’Occident fait fausse route, par Gabor Steingart (les-crises.fr, français, 27-08-2014) d’après l’original Der Irrweg des Westens (handelsblatt.com, allemand, 08-08-2014)
[2] Le 12 décembre 2014, le symposium international GlobalWARning réunira des politiciens et intellectuels européens, russes, et américains, avec la participation de Pepe Escobar, Giulietto ChiesaPaul Craig Roberts,Mikhail Vladimirovich LeontyevSergey GlazyevPiero Pagliani, Pino Cabras, Marcello FoaTala Khrais,Marta GrandeTatjana ŽdanokaPaola de Pin. (page Facebook de GlobalWARning)
Sources : ‘Un’altra guerra in Europa? Non in nostro nome!’ (megachip.globalist.it, italien, 08-12-2014) &Appel de personnalités allemandes : « Une autre guerre en Europe ? Pas en notre nom ! » (ilfattoquotidiano.fr, français, 08-12-2014)

8 dicembre 2014

'Un’altra guerra in Europa? Non in nostro nome!'


di Pino Cabras.


In Germania decine di grandi intellettuali, politici di tante tendenze, ex presidenti della Repubblica, giornalisti, esponenti religiosi con ruoli mondiali, ecc., hanno lanciato un appello drammatico in favore della distensione e per non demonizzare la Russia. L'appello s'intitola “Un’altra guerra in Europa? Non in nostro nome!”.
Ormai interi settori delle classi dirigenti tedesche vedono profilarsi il rischio sempre più concreto di una guerra mondiale.
Assistono sgomenti alle campagne di isteria anti-russa sui media e notano la subalternità dei governanti tedeschi ed europei che, come un gregge suicida, obbediscono ai cattivi pastori egemonizzati dai neocon di Washington. Le menti più aperte della Germania indicano le gravi responsabilità dei media, infestati da editorialisti e commentatori che «demonizzano intere nazioni, senza dare sufficiente credito alle loro storie». Ricordano le lezioni micidiali della storia, che vedono nella Russia una potenza con una funzione dirigente inaggirabile per la vita politica europea. E sebbene le eminenti personalità tedesche richiamino anche le classi dirigenti russe alla legalità internazionale, il loro dito è puntato contro un tentativo folle e fallimentare, il terzo dopo Napoleone e Hitler, volto a sloggiare la Russia dall'Europa. Lo dicono personalità che si sono sempre espresse con toni molto moderati.
Pochi mesi fa avevamo tradotto un bellissimo saggio di Gabor Steingart, il direttore editoriale del più importante quotidiano economico tedesco, Handelsblatt, L'Occidente sulla strada sbagliata. Avevamo colto nel segno, al momento di diffonderlo, nel pensare che riflettesse un'inquietudine molto più estesa presso le classi dirigenti tedesche. L'appello che pubblichiamo ora conferma in pieno quanto questo sentimento sia esteso, dagli artisti ai capitani d'industria. Naturalmente i grandi organi di informazione italiani nascondono vergognosamente tutto questo.
Per capire infatti quanto sia messa male la Repubblica Italiana non basta indignarsi per l'ultimo scandalo di mafia e appalti a Roma (una storia infinita e sempre uguale). Occorre constatare invece quanto le (presunte) classi dirigenti italiote ignorino la portata e le implicazioni della crisi europea in atto. Mentre il fior fiore degli artisti, degli scienziati, dei politici germanici ha voluto conoscere tutto quel che conta della nuova Guerra Fredda, e dopo averlo capito ed essere inorriditi hanno lanciato un allarme fortissimo e clamoroso, da noi - presso intellettuali e politici più eminenti - non si profila ancora nulla di simile. Abbiamo ormai un ceto intellettuale narcotizzato; artisti, registi, intellettuali con l'elettroencefalogramma piatto, specie a sinistra; e abbiamo politici vicini all'analfabetismo in materia di politica internazionale. Leggono pessimi giornali, li scrivono, li credono e perciò non capiscono più niente. Pertanto qui ripetono come pappagalli le veline di John McCain e parlano di un inesistente Adolf Putin. I loro colleghi tedeschi dicono l'esatto contrario: è questo Occidente ad agire come Hitler. Infatti Kiev dà carta bianca alla manovalanza con le svastiche, possiamo aggiungere.
Non solo raccomandiamo ai nostri lettori di leggere l'appello, ma li invitiamo a darne la massima diffusione attraverso tutti i canali di cui dispongono. Venerdì 12 dicembre, nel simposio internazionale Global WARning, in una sala della Camera die Deputati, intendiamo dare il massimo risalto a queste riflessioni.
Di seguito, la traduzione del testo pubblicato sul quotidiano tedesco Zeit Online. Buona lettura!

____________________

Roman Herzog, Antje Vollmer, Wim Wenders, Gerhard Schröder e molti altri chiedono il dialogo con la Russia. ZEIT ONLINE documenta questo appello.

Più di 60 personalità provenienti dalle fila della politica, dell’economia, della cultura e dei media ci mettono in guardia verso un’imminente guerra con la Russia e si appellano a una politica di distensione per tutta l’Europa. Il loro appello si rivolge al governo federale, ai membri del parlamento e ai media.
In origine, l’appello è partito dall’ex segretario di cancelleria Horst Teltschik (CDU), dall’ex segretario di stato alla difesa Walter Stützle (SPD), cosi’ come dall’ex vicepresidente del Bundestag Antje Vollmer (Verdi).
Spiegando le motivazioni che hanno spinto all’appello, Teltschik dichiara: «a noi preme dare un segnale politico, di modo che la legittima critica alla politica russa nei confronti dell’Ucraina non porti a vanificare i progressi raggiunti in 25 anni di relazioni con la Russia».
Hanno firmato il testo, tra gli altri, gli ex capi dei governi regionali di Amburgo, Berlino e Brandeburgo, Klaus von Dohnanyi, Eberhard Diepgen e Manfred Stolpe, l'ex presidente dell'SPD Hans-Jochen Vogel, l'ex cancelliere federale Gerhard Schröder, l'ex Presidente della Repubblica Roman Herzog e l'attore Mario Adorf.

Il testo dell'appello:
«Un’altra guerra in Europa? Non in nostro nome!»
Nessuno vuole la guerra. Ma il Nord America, l'Unione europea e la Russia vi si stanno dirigendo senza scampo se non si adopereranno per porre fine alla deleteria spirale di minacce e controminacce.
Tutti gli europei, inclusa la Russia, condividono la responsabilità per la pace e la sicurezza. Solo chi non perde di vista questo obiettivo può evitare di imboccare la strada sbagliata.
Il conflitto in Ucraina dimostra che la sete di potere e di dominio non sono problemi superati. Nel 1990, alla fine della Guerra Fredda, ci avevamo tutti sperato. Ma il successo della politica di distensione e delle rivoluzioni pacifiche ci hanno reso incauti e sonnolenti. A Est come a Ovest.
Sia fra gli americani, che fra gli europei e i russi, si è perso il principio guida di bandire definitivamente la guerra dai loro rapporti.
Non si spiega altrimenti l'allargamento occidentale verso Est, minaccioso per la Russia in assenza di un contestuale approfondimento dei rapporti di collaborazione con Mosca, così come l’annessione della Crimea da parte di Putin, contraria al diritto internazionale.
In un momento di grande pericolo per il continente come quello che stiamo vivendo adesso, la Germania ha responsabilità particolari per il mantenimento della pace.
Senza la volontà di riconciliazione del popolo della Russia, senza la lungimiranza di Mikhail Gorbaciov, senza il sostegno dei nostri alleati occidentali e senza l'azione prudente da parte del governo federale di allora, non si sarebbe mai superata la frattura dell’Europa. Rendere possibile la riunificazione pacifica della Germania è stato un grande e ragionevole gesto delle potenze vincitrici. Una decisione di dimensioni storiche. Dal superamento di questa separazione doveva nascere un duraturo ordine europeo di pace e di sicurezza, esteso da Vancouver a Vladivostok, come stabilito nel novembre 1990 da tutti i capi di Stato e di governo dei 35 stati membri dell'OSCE nella “Carta di Parigi per una nuova Europa".
Sulla base di principi concordati e delle prime concrete misure attuative bisognava costruire una "casa comune europea", in cui ciascuno Stato membro avrebbe potuto godere dello stesso livello di sicurezza. Questo fondamentale obiettivo della politica del dopoguerra fino ad oggi non è stato raggiunto. Gli europei hanno ancora da temere.

Noi, i firmatari, ci appelliamo al governo federale, affinché tenga fede alle sue responsabilità per la pace in Europa. Abbiamo bisogno di una nuova politica di distensione per l'Europa. Questa ci può essere solo sulla base di un'eguale sicurezza per tutti e fra partner con eguali diritti e rispetto reciproco. Il governo tedesco non fa nulla di strano, se in questa situazione di stallo lancia appelli alla calma e al dialogo con la Russia. Il bisogno di sicurezza dei russi è legittimo e ampio quanto quello dei tedeschi, dei polacchi, dei baltici e degli ucraini.
Non possiamo scacciare via la Russia dall’Europa. Sarebbe antistorico, irrazionale e pericoloso per la pace. Fin dal Congresso di Vienna già nel 1814, la Russia è riconosciuta come una delle potenze dirigenti dell’azione politica in Europa. Tutti quelli che hanno cercato di cambiare questo stato delle cose con la violenza, si sono scontrati con un sanguinoso fallimento, come da ultimo il tentativo omicida e megalomane della Germania di Hitler che si spinse oltre i propri confini per soggiogare anche la Russia al proprio regime.
Ci appelliamo ai deputati del Bundestag tedesco, in quanto delegati del popolo, affinché si facciano degni della gravità della situazione, e si facciano anche guardia degli l'obblighi di pace del governo federale. Chi costruisce solo immagini del nemico e manipola i fatti con attribuzioni di colpa unilaterali, esacerba le tensioni in un momento in cui devono invece prevalere i segnali della distensione. Incorporare (legare a sé, legare a noi), non escludere, deve essere il leitmotiv dei politici tedeschi.

Facciamo appello ai media, affinché assolvano in modo più convincente al loro obbligo di riportare i fatti senza pregiudizi. Editorialisti e commentatori demonizzano intere nazioni, senza dare sufficiente credito alle loro storie. Qualsiasi giornalista esperto di politica estera comprenderà i timori dei russi, da quando fin dal 2008 i membri della NATO invitano Georgia e Ucraina ad associarsi all'alleanza. Non si tratta di Putin. I Capi di Stato vanno e vengono. Si tratta dell’Europa. Si tratta di togliere di nuovo alla gente la paura della guerra. A questo scopo, un cronaca dei fatti responsabile, basata su solide ricerche, può aiutare molto.
Il 3 ottobre 1990, il Giorno dell'Unità tedesca, il presidente tedesco Richard von Weizsäcker ha detto: «La guerra fredda è superata, Libertà e democrazia sono state rapidamente applicate in tutti gli Stati ... Ora essi possono tanto intensificare i loro rapporti e cementarli istituzionalmente, che da essi per la prima volta potrà formarsi un comune ordine di vita e di pace..
Per i popoli europei inizia così un nuovo capitolo nella loro storia. Il suo obiettivo è un’unione pan-europea. Si tratta di un traguardo formidabile. Possiamo raggiungerlo, ma possiamo anche mancarlo. Siamo di fronte alla chiara alternativa, unire l’Europa oppure ricadere in conflitti nazionalistici sull’onda di dolorosi esempi storici».
Fino al conflitto ucraino in Europa abbiamo pensato di essere sulla strada giusta. Il promemoria di Richard von Weizsäcker è oggi, un quarto di secolo dopo, più attuale che mai.


I sottoscrittori
Mario Adorf, attore
Robert Antretter (ex parlamentare del Bundestag)
Prof. Dr. Wilfried Bergmann (Vice - Presidente della Alma Mater Europaea)
Luitpold Prinz von Bayern (Königliche Holding und Lizenz KG, manifatture della porcellana di Nymphenburg)
Achim von Borries (regista e sceneggiatore)
Klaus Maria Brandauer (attore, regista)
Dr. Eckhard Cordes (presidente della commissione per le relazioni economiche con l'Europa orientale)
Prof. Dr. Herta Däubler-Gmelin (ex Ministra della Giustizia)
Eberhard Diepgen (ex sindaco di Berlino)
Dr. Klaus von Dohnanyi (sindaco della Città Libera e Anseatica di Amburgo)
Alexander van Dülmen (Consigliere di amministrazione della A-Company Filmed Entertainment AG)
Stefan Dürr (Managing Partner e Amministratore delegato della Ekosem-Agrar GmbH)
Dr. Erhard Eppler (ex ministro federale per lo sviluppo e la cooperazione)
Prof. Dr. Heino Falcke (Rettore)
Prof. Hans-Joachim Frey (Presidente del CdA della Semper Opernball di Dresda)
Padre Anselm Grün (frate)
Sibylle Havemann (Berlino)
Dr. Roman Herzog (ex presidente federale)
Christoph Hein (sceneggiatore)
Dr. Dr. H. C. Burkhard Hirsch (ex Vice Presidente del Bundestag)
Volker Hörner (Rettore)
Josef Jacobi (agricoltore biologico)
Dr. Sigmund Jähn (ex astronauta)
Uli Jörges (giornalista)
Prof. Dr. H. C. Dr. Margot Käßmann (ex presidente del Consiglio Protestante tedesco e vescova)
Dr. Andrea von Knoop (Mosca)
Prof. Dr. Gabriele Krone-Schmalz (ex corrispondente del canale tv ARD da Mosca)
Friedrich Küppersbusch (giornalista)
Vera von Lehndorff Gräfin (artista)
Irina Liebmann (sceneggiatrice)
Dr. H. C. Lothar de Maizière (ex primo ministro della RDT, ex ministro della RFT)
Stephan Märki (direttore del Teatro di Berna)
Prof. Dr. Klaus Mangold (presidente Mangold Consulting GmbH)
Reinhard e Hella Mey (cantautori)
Ruth Misselwitz (pastore protestante di Pankow)
Klaus Prömpers (giornalista)
Prof. Dr. Konrad Raiser (ex Segretario Generale del Consiglio ecumenico mondiale delle Chiese)
Jim Rakete (fotografo)
Gerhard Rein (giornalista)
Michael Röskau (ex dirigente ministeriale)
Eugen Ruge (sceneggiatore)
Dr. H. C. Otto Schily (ex ministro federale degli Interni)
Dr. H. C. Friedrich Schorlemmer (teologo, attivista per i diritti civili)
Georg Schramm (comico)
Gerhard Schröder (ex Cancelliere federale)
Philipp von Schulthess (attore)
Ingo Schulze (sceneggiatore)
Hanna Schygulla (attrice, cantante)
Dr. Dieter Spöri (ex ministro degli Affari economici)
Prof. Dr. Fulbert Steffensky (teologo cattolico)
Dr. Wolf-D. Stelzner (Managing Partner: WDS-Institut für Analysen in Kulturen mbH)
Dr. Manfred Stolpe (ex ministro federale, ex governatore del Brandeburgo)
Dr. Ernst-Jörg von Studnitz (ex ambasciatore)
Prof. Dr. Walther Stützle (ex segretario di Stato della Difesa)
Prof. Dr. Christian R. Supthut (ex Consigliere Direttivo)
Prof. Dr. H. C. Horst Teltschik (ex consigliere presso l'Ufficio federale per la sicurezza e la politica estera)
Andres Veiel (regista)
Dr. Hans-Jochen Vogel (ex ministro federale della Giustizia)
Dr. Antje Vollmer (ex Vice-Presidente del Bundestag)
Bärbel Wartenberg-Potter (vescova emerita di Lubecca)
Dr. Ernst Ulrich von Weizsäcker (scienziato)
Wim Wenders (regista)
Hans-Eckardt Wenzel (cantautore)
Gerhard Wolf (scrittore, editore)



Traduzione a cura di Roberto Quaglia e Alessandra Secci, con revisione di Pino Cabras.

22 agosto 2014

L'Occidente sulla strada sbagliata


Nota introduttiva di Pino Cabras:

Gabor Steingart, il direttore editoriale del più importante quotidiano economico tedesco, Handelsblatt, nonché autore di svariati bestseller e notevoli saggi di politica internazionale, in questo articolo offre forti argomenti in favore di un'Europa che faccia il contrario di quanto fatto finora in Ucraina. 
Naturalmente nessun giornale italiano ha pubblicato sinora questo potente editoriale, rivelatore di quanto le forzature antirusse imposte dagli USA alle classi dirigenti tedesche ed europee tocchino i loro nervi scoperti e stiano portandole a un bivio drammatico.
Il linguaggio di Steingart è a tratti felpato, molto attento al pubblico cui si rivolge, che sicuramente ricomprende tutta l'élite. Ma ha frequenti guizzi in cui richiama ironicamente la vera portata mondiale della partita ucraina, come quando invita ad avere «la capacità di vedere il mondo attraverso gli occhi degli altri. Dovremmo smetterla di accusare 143 milioni di russi di guardare al mondo in modo diverso rispetto a John McCain».
Propongo questo articolo (che Handelsblatt ha pubblicato in tedesco, inglese e russo) all'attenzione dei lettori raccomandandone, oltre alla lettura, la massima diffusione.

*********************

Alla luce degli avvenimenti in Ucraina, il governo e molti media sono passati dalla modalità “equilibrato” alla modalità “agitato”. Lo spettro delle opinioni è stato ridotto alla visuale di un fucile di precisione. La politica dell’escalation non ha un obiettivo realistico e nuoce agli interessi tedeschi.

di Gabor Steingart.

Düsseldorf - Ogni guerra è accompagnata da una sorta di mobilitazione mentale: la febbre di guerra. Nemmeno le persone intelligenti sono immuni da attacchi controllati di questa febbre. «Questa guerra, in tutte le sue atrocità, è tuttora una cosa grande e meravigliosa. Si tratta di una esperienza che vale la pena vivere», esultava Max Weber nel 1914 mentre le luci si spegnevano in Europa. Thomas Mann sentiva un senso di «pulizia, liberazione, e di una grandissima speranza».

Persino quando erano già in migliaia a giacere senza vita sui campi di battaglia belgi, la febbre di guerra non si placava. Esattamente 100 anni fa, 93 pittori, scrittori e scienziati composero l’«Appello al mondo della cultura». Max Liebermann, Gerhart Hauptmann, Max Planck, Wilhelm Röntgen, e altri ancora, incoraggiavano i loro connazionali a impegnarsi in crudeltà da infliggere al prossimo: «Senza il militarismo tedesco, la cultura tedesca sarebbe stata spazzata via dalla faccia della terra già molto tempo fa. Le forze armate tedesche e il popolo tedesco sono una cosa sola. Questa consapevolezza rende 70 milioni di tedeschi fratelli senza distinzioni di istruzione, di status, o di partito.»

Interrompiamo il nostro stesso processo di pensiero: «La storia non si ripete!»
Ma possiamo esserne così sicuri anche in questi giorni? Se si osservano gli eventi della guerra in Crimea e nell’Ucraina orientale, i capi di Stato e di governo dell’Occidente improvvisamente non hanno più domande e hanno tutte le risposte. Il Congresso USA sta discutendo apertamente di dare armamenti all’Ucraina. L’ex consigliere per la sicurezza nazionale Zbigniew Brzezinski raccomanda di armare i cittadini laggiù per i combattimenti casa per casa e in strada. La Cancelliera tedesca, come è sua abitudine, è molto meno esplicita ma non meno inquietante: «Siamo pronti a prendere misure severe».
Il giornalismo tedesco è passato dalla modalità “equilibrato” alla modalità “agitato” nel giro di poche settimane. Lo spettro delle opinioni è stato ridotto al campo visivo di un fucile di precisione.
I quotidiani che credevamo fossero fatti in tutto e per tutto di pensieri e idee, ora marciano allo stesso passo con i politici nei loro appelli per sanzioni contro il presidente russo Putin. Anche i titoli tradiscono una tensione aggressiva, la stessa che di solito caratterizza gli ultrà quando fanno il tifo per le loro rispettive squadre.
Il Tagesspiegel: "Basta parole!" Il FAZ: "Mostrare la forza". La Süddeutsche Zeitung: "Ora o mai più" Lo Spiegel tuona: "Finiamola con la vigliaccheria": «Ecco l’intrico di menzogne, propaganda e inganni di Putin. Il relitto del volo MH 17 è anche il frutto di una diplomazia sfracellata».
La politica occidentale e i media tedeschi sono d'accordo.
Ogni stringa riflessiva delle accuse finisce allo stesso modo: senza che ci sia il tempo, le accuse e le contro-accuse si attorcigliano a tal punto che i fatti risultano quasi completamente oscurati.
Chi ha ingannato per primo?
È iniziato tutto con l'invasione russa della Crimea oppure è stato prima l'Occidente a promuovere la prima destabilizzazione dell'Ucraina? La Russia vuole espandersi a Ovest o è la NATO che intende allargarsi verso Est? O forse le due potenze mondiali si incontrano alla stessa porta nel bel mezzo della notte, guidate da intenzioni molto simili verso un terzo indifeso che adesso paga il prezzo del risultante intralcio con le prime fasi di una guerra civile?
Se a questo punto state ancora aspettando una risposta che dica di chi è la colpa, potreste anche semplicemente smettere di leggere. Non vi mancherà nulla. Non stiamo mica cercando di portare alla luce questa verità nascosta. Noi non sappiamo come è iniziata. Né sappiamo come finirà. E siamo seduti proprio qui, in mezzo a tutto questo. Almeno Peter Sloterdijk ha poche parole di consolazione per noi: «Vivere nel mondo significa vivere in mezzo all’incertezza»
Il nostro scopo è quello di spazzare via una parte della schiuma che si è formata sulle bocche di chi discute, per togliere di bocca le parole sia di chi stuzzica sia di chi è stuzzicato, e mettervi invece nuove parole. Una parola entrata in disuso negli ultimi tempi è questa: realismo.
Le politiche di escalation dimostrano che all'Europa manca gravemente un obiettivo realistico.
È una cosa diversa negli USA. Minacce e posture bellicose sono semplicemente parte dei preparativi elettorali. Quando Hillary Clinton paragona Putin a Hitler, lo fa solo per attrarre il voto repubblicano, cioè le persone che non possiedono un passaporto. Per molti di loro, Hitler è l'unico straniero che conoscono, onde per cui Adolf Putin risulta una figura immaginaria molto gradita per una campagna elettorale. A questo proposito, la Clinton e Obama hanno un obiettivo realistico: fare appello al popolo, per vincere le elezioni, per conquistare un'altra presidenza democratica.
Angela Merkel può difficilmente chiedere queste attenuanti per sé. La geografia obbliga ogni Cancelliere tedesco ad essere un po’ più serio. Come vicini di casa della Russia, in qualità di membri della comunità europea cui siamo vincolati dal destino, come destinatari di energia e fornitori di ogni ben di dio, noi tedeschi abbiamo un evidente interesse vitale ad avere stabilità e a comunicare. Noi non possiamo permetterci di guardare alla Russia attraverso gli occhi del Tea Party americano.
Ogni errore inizia con un errore nel pensiero. E stiamo facendo questo errore, se crediamo che solo le altre parti si avvantaggino delle nostre relazioni economiche e perciò solo loro debbano soffrire quando queste relazioni si interrompono. Se i legami economici erano stati mantenuti per una reciproca convenienza, il loro aggravamento porterà a perdite reciproche. Punizione e auto-punizione sono la stessa cosa, in questo caso.
Anche l'idea che la pressione economica e l’isolamento politico mettano la Russia in ginocchio non è stata davvero meditata fino in fondo. Perfino nell’ipotesi che potessimo avere successo: cosa ci porterebbe di buono il mettere la Russia in ginocchio? Come puoi voler vivere insieme nella casa europea con un popolo umiliato la cui leadership eletta viene trattata come un paria e i cui cittadini potresti doverli sostenere nel prossimo inverno.
Naturalmente, l’attuale situazione richiede una forte presa di posizione, ma soprattutto una forte presa di posizione contro noi stessi. I tedeschi non hanno né voluto né causato questa realtà, ma nondimeno ora questa è la nostra realtà. Considerate solo quel che Willy Brandt dovette ascoltare quando il suo destino di sindaco di Berlino lo pose all'ombra del Muro. Quali sanzioni e quali punizioni gli furono suggerite. Ma decise di saltare a pie’ pari questa sagra degli indignati. Non ha mai dato un solo giro di vite alla volontà di rappresaglia.
Quando gli è stato conferito il Premio Nobel per la Pace ha messo in luce quel che gli capitava intorno nei giorni frenetici in cui il muro fu costruito: «C'è ancora un altro aspetto, quello dell’impotenza mascherata da verbosità: nell’assumere posizioni giuridiche che non possono diventare una realtà e nel pianificare contromisure per situazioni contingenti che sono sempre diverse da quelle a portata di mano. Nei momenti critici fummo lasciati soli con i nostri mezzi; i parolai non avevano nulla da offrire».
I parolai sono tornati e il loro quartier generale si trova a Washington DC. Ma nessuno ci costringe a piegarci ai loro ordini. Il seguire questa guida - sebbene in un modo furbesco e in qualche modo riluttante come nel caso di Merkel - non protegge il popolo tedesco, ma semmai lo mette in pericolo. Questo fatto resta un fatto, anche se non fossero stati gli americani ma i russi ad essere responsabili del danno originale in Crimea e in Ucraina orientale.
Willy Brandt decise in modo chiaramente differente da quello scelto dalla Merkel al giorno d’oggi, e ciò avvenne durante una situazione indubbiamente più acuta. Come ricorda, si era svegliato la mattina del 13 Agosto 1961 «ben desto e insensibile al tempo stesso». Era fermo ad Hannover per una sosta durante un viaggio quando ricevette segnalazioni da Berlino sul fatto che si stavano realizzando dei lavori di costruzione di un vasto muro che separava la città. Era una domenica mattina e l'umiliazione difficilmente avrebbe potuto essere più grande per un sindaco in carica.
I sovietici glielo presentarono come un fatto compiuto. Gli americani non lo avevano informato, anche se probabilmente avevano ricevuto alcune informazioni da Mosca. Brandt ricorda che una "rabbia impotente" si era impadronita di lui. Ma cosa fece? Trattenne i suoi sentimenti di impotenza e palesò il suo grande talento di uomo politico ancorato alla realtà, che più tardi lo avrebbe portato a essere per un certo tempo Cancelliere e infine anche Premio Nobel per la Pace.
Con la consulenza di Egon Bahr, accettò la nuova situazione, sapendo che nessuna dose di indignazione proveniente dal resto del mondo avrebbe abbattuto di nuovo quel muro ancora per un bel po’. Addirittura ordinò alla Polizia di Berlino Ovest di utilizzare manganelli e idranti contro i manifestanti vicino al muro in modo che non si scivolasse dalla catastrofe della divisione verso la catastrofe ancora più grande della guerra. Si adoperò per il paradosso che Bahr espresse più tardi come segue: «Abbiamo riconosciuto lo Status Quo al fine di cambiarlo».
E sono riusciti a compiere questo cambiamento. Brandt e Bahr fecero gli interessi specifici della popolazione di Berlino Ovest per la quale erano al momento responsabili (da giugno 1962 in poi questa comprendeva chi scrive) nella misura della loro politica.
A Bonn negoziarono le agevolazioni per Berlino, una sovvenzione esentasse dell'otto per cento sui salari e sull'imposta sul reddito. In gergo fu chiamato il "premio per la paura". Negoziarono inoltre un trattato sui permessi di viaggio con Berlino Est che rese il muro nuovamente permeabile appena due anni dopo la sua edificazione. Tra il Natale 1963 e il Capodanno 1964, 700mila abitanti di Berlino visitarono i loro parenti nella parte orientale della città. Ogni lacrima di gioia si trasformò in un voto per Brandt poco tempo dopo.
Gli elettori si resero conto che qui c'era qualcuno che voleva influire sul modo in cui vivevano ogni giorno, non solo generare un titolo di giornale per la mattina dopo. In una situazione quasi del tutto senza speranza, quest'uomo della SPD combatté per i valori occidentali - in questo caso i valori della libertà di movimento - senza megafoni, senza sanzioni, senza la minaccia della violenza. L'élite di Washington cominciò a sentire parole che non erano mai state sentite prima in politica: Compassione. Cambiamento attraverso il riavvicinamento. Dialogo. Riconciliazione di interessi. E questo nel bel mezzo della Guerra Fredda, quando si pensava che le potenze mondiali si sarebbero attaccate reciprocamente con il veleno, quando il testo della trama conteneva solo minacce e proteste; impostare ultimatum, applicare blocchi navali, condurre delle guerre per procura, questo è il modo in cui si pensava che la guerra fredda dovesse essere messa in atto.
Una politica estera tedesca che si impegnava per la riconciliazione - all'inizio solo la politica estera di Berlino - non solo appariva coraggiosa ma anche assai strana.
Gli americani - Kennedy, Johnson, e poi Nixon – andarono dietro ai tedeschi; questo diede il via a un processo che è senza precedenti nella storia di nazioni nemiche. Infine, ci fu un incontro a Helsinki, finalizzato a fissare le regole. All'Unione Sovietica era garantita la «non ingerenza nei suoi affari interni» che riempì di soddisfazione il capo del partito Leonid Brezhnev e fece ribollire invece il sangue di Franz Josef Strauss. In cambio, la direzione del partito comunista di Mosca doveva garantire all'Occidente (e quindi alle sue società civili) «il rispetto dei diritti umani e delle libertà fondamentali, compresa quella di pensiero, coscienza, religione o credo».
In questo modo la "non interferenza" fu acquistata attraverso il "coinvolgimento". Il comunismo aveva ricevuto una garanzia eterna per il suo territorio, ma all'interno dei suoi confini i diritti umani universali improvvisamente cominciarono a fermentare. Joachim Gauck ricorda: «La parola che ha consentito alla mia generazione di andare avanti era Helsinki».
Non è troppo tardi per il duo Merkel/Steinmeier usare i concetti e le idee di quel tempo. È senza senso limitarsi ad assecondare un Obama del tutto privo di idee strategiche. Tutti possono notare come lui e Putin stiano guidando come in un sogno direttamente verso un cartello con scritto: Vicolo Cieco.
«Il test per la politica non è il modo in cui qualcosa comincia, ma come va a finire», così ha sentenziato Henry Kissinger, anch'egli un vincitore del premio Nobel per la pace. Dopo l'occupazione della Crimea da parte della Russia ha dichiarato: dovremmo volere la riconciliazione, non il dominio. Demonizzare Putin non è una politica. E un alibi per la sua mancanza. Da qui il consiglio di condensare i conflitti, vale a dire rimpicciolirli, ridurli, e poi distillarli in una soluzione.
Al momento (e ormai da lungo tempo) l'America sta facendo il contrario. Tutti i conflitti sono sistematicamente intensificati. L'attacco di un gruppo terroristico chiamato Al-Qa'ida è trasformato in una campagna globale contro l'Islam. L'Iraq viene bombardato con motivazioni dubbie. Poi l'aeronautica militare USA vola in Afghanistan e Pakistan. Le relazioni con il mondo islamico possono tranquillamente essere considerate compromesse.
Se l'Occidente avesse giudicato l'allora governo USA che marciò sull'Iraq senza una risoluzione dell'ONU e senza uno straccio di prova sull'esistenza di "Armi di Distruzione di Massa" con gli stessi criteri oggi usati contro Putin, in tal caso George W. Bush sarebbe stato bandito all'istante dal metter piede nell'Unione Europea. Gli investimenti esteri di Warren Buffett avrebbero dovuto essere congelati, l'esportazione di veicoli con marchi GM, Ford e Chrysler vietata.
La tendenza americana a imprimere un'escalation dapprima verbale e poi anche militare, l'isolamento, la demonizzazione, e l'attacco ai nemici non si è dimostrata efficace. L'ultima grande azione militare di successo condotta dagli Stati Uniti è stata lo sbarco in Normandia. Tutto il resto - Corea, Vietnam, Iraq e Afghanistan – sono stati un evidente fallimento. Lo spostamento di unità NATO verso il confine polacco e l'idea di armare l'Ucraina è la continuazione di una mancanza di diplomazia con i mezzi militari.
Questa politica basata sul lanciare la vostra testa contro il muro – per giunta esattamente verso il punto più spesso della parete – vi regala solo un mal di testa e poco altro. E questo avviene considerando che il muro ha in realtà un'enorme porta nella relazione dell'fra Europa e Russia. E la chiave di questa porta ha un'etichetta con scritto "riconciliazione degli interessi".
Il primo passo è quello che Brandt chiamava "compassione", cioè la capacità di vedere il mondo attraverso gli occhi degli altri. Dovremmo smetterla di accusare 143 milioni di russi di guardare al mondo in modo diverso rispetto a John McCain.
Ciò che è necessario è un aiuto per modernizzare il paese, nessuna sanzione che diminuisca ulteriormente la ricchezza de danneggi i legami delle relazioni. Anche le relazioni economiche sono relazioni. La cooperazione internazionale è simile a una tenerezza tra nazioni perché tutti si sentono meglio dopo.
È ben noto che la Russia sia una super-potenza energetica e al tempo stesso una nazione in via di sviluppo industriale. La politica di riconciliazione e di reciproci interessi dovrebbe cominciare da qui. L'aiuto allo sviluppo in cambio di garanzie territoriali; il ministro degli Esteri Frank-Walter Steinmeier disponeva perfino delle parole giuste per descrivere tutto ciò: partenariato di modernizzazione. Deve solo rispolverarle e usarle come parole di buon auspicio. La Russia dovrebbe essere integrata, non isolata. Piccoli passi verso questa direzione sono meglio della grande assurdità rappresentata dalla politica di esclusione.
Brandt e Bahr non sono mai giunti allo strumento delle sanzioni economiche. Sapevano perché: non ci sono casi registrati in cui i paesi sottoposti a sanzioni si siano scusati per il loro comportamento e abbiano poi obbedito in seguito. Al contrario: i movimenti collettivi iniziano a sostenere chi subisce le sanzioni, come avviene oggi in Russia. Il paese non è quasi mai stato unificato intorno al proprio presidente quanto adesso. Questo potrebbe quasi portarvi a pensare che i sobillatori occidentali sono sul libro paga dei servizi segreti russi.
Un ulteriore commento lo merita il tono del dibattito. L'annessione della Crimea era in violazione del diritto internazionale. E nemmeno il sostegno ai separatisti in Ucraina orientale riesce a conciliarsi con le nostre idee sulla sovranità statale. I confini degli stati sono inviolabili.
Ma ogni atto richiede un contesto. E il contesto tedesco è che siamo una società in libertà vigilata che potrebbe non agire come se le violazioni del diritto internazionale fossero iniziate con gli eventi in Crimea.
La Germania ha mosso guerra contro i suoi vicino orientali due volte negli ultimi 100 anni. L'anima tedesca, che in genere pretendiamo stia sul lato romantico, ha mostrato il suo lato crudele.
Naturalmente, noi che siamo venuti dopo possiamo continuare a proclamare la nostra indignazione contro lo spietato Putin e appellarci al diritto internazionale contro di lui, ma per il modo in cui sono le cose, questa indignazione arriverebbe con un leggero rossore di imbarazzo. O, per usare le parole di Willy Brandt: «le pretese assolute minacciano l'uomo».
Alla fine, anche gli uomini che avevano ceduto alla febbre della guerra nel 1914 se ne resero conto. Dopo la fine della guerra, i penitenti stilarono un nuovo appello, questa volta mirante alla comprensione tra nazioni: «il mondo civilizzato è diventato un terreno di guerra e un campo di battaglia. È tempo che una grande marea di amore sostituisca l'onda devastante dell'odio.»
Dovremmo cercare di evitare la deviazione attraverso i campi di battaglia del XXI secolo. La storia non deve ripetersi. Forse possiamo trovare una scorciatoia....



Traduzione per Megachip a cura di Pino Cabras.
Link su Megachip: http://megachip.globalist.it/Detail_News_Display?ID=108392&typeb=0&L-Occidente-sulla-strada-sbagliata.