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29 agosto 2011

11/9, il ritorno del giornalismo

Giornalismo è diffondere quel che qualcuno non vuole che si sappia, il resto è propaganda.
(Horacio Verbitsky)

di Pino Cabras - da Megachip.

Sul tema “11 settembre” per dieci anni la RAI ha avuto un grande assente, il giornalismo. La trasmissione di Giovanni Minoli “La storia siamo noi” del 25 agosto 2011 ha riportato il giornalismo nella fascia dei grandi ascolti, sottraendolo al ghetto del satellite: un giornalismo che pone tutte le domande e le questioni su questa materia che - per gran parte degli eredi di quel mestiere - sono un tabù invalicabile. Vediamo in questi giorni, durante la guerra di Libia, quanto estesa, acritica e disinvolta sia l’accettazione delle veline fornite dagli uffici che propagandano la guerra. 

E notiamo quanto faticosa sia l’opera di pochi giornalisti nel contrastare le bugie e la fiumana di propaganda. 

Non è un caso che si sia arrivati a questo punto. Le versioni finora considerate accettabili dall’establishment in merito ai fatti legati all’11 settembre hanno costruito un vero paradigma di antigiornalismo, una potente mitografia in cui il mainstream occidentale nel suo insieme ha agito come una sorta di blocco unico che nemmeno contemplava standard difformi, perché si blindava il linguaggio, la possibilità di esprimere concetti diversi, la capacità di cercare i nessi degli eventi: era un pensiero unico integrato con il messaggio unico.

Chi usciva da quello schema cercava quei nessi, trovava i fatti, e non poteva far altro che notare clamorose incongruenze in seno al mito ufficiale. 

Facendo le domande sgradite al potere si arriva a trovare una diversa correlazione fra i fatti. 

Per anni i film Inganno globale, Loose Change, Zero e altre opere che hanno fatto quelle domande hanno dovuto reggere all’urto di una campagna di attacchi molto scorretti di una minoranza di mitografi delle versioni ufficiali, laddove la maggioranza dei giornalisti si adagiava passivamente sulla corrente del mito. 

La redazione di “La storia siamo noi” ha fatto una scelta fra giornalismo e mito. Ha preferito il primo. 

Il documentario ripercorre lo stesso terreno delle inchieste di chi non era preso dall’esigenza di confermare la propaganda di governo. Facendo a meno della propaganda dei mitografi delle assurde versioni ufficiali - gravata com’è da una montagna di bugie, manipolazioni e omissioni, per non parlar degli insulti - Minoli ha fatto a meno di una fuffa giornalisticamente inservibile. Il risultato è un’ottima trasmissione, di cui raccomandiamo la visione.

119-minoli
Link alla trasmissione: www.rai.tv.

Articolo sullo stesso argomento su Luogocomune.net.

20 maggio 2010

MegaTerrorismo - La paura artificiale post 11/9

 Il web al cinema.
Il 27 maggio 2010 alle 21 analizzeremo criticamente numerosi filmati sull'11 settembre e dintorni.
Una serata con Megachip al cinema Detour, in via Urbana 107 a Roma. Con Pino Cabras e Giulietto Chiesa.


Prosegue il ciclo di serate al cinema con MEGACHIP, nell’intento di mostrare sul grande schermo filmati rari o mai visti rinvenibili in Rete.
Nel corso di ogni incontro gli spettatori assisteranno, per circa due ore, alla proiezione di videoclip di breve e media durata, che affrontano argomenti rilevanti, selezionati per la formazione di un’opinione equilibrata e attenta ai temi globali.
In sala, un esperto conduttore-opinion maker che avrà il ruolo di introdurre i temi e armonizzare i commenti. Un progetto a sostegno della Democrazia e della Cultura Digitale.

Decostruzione dei miti sull’11/9 attraverso materiali video a disposizione sul web e in libreria: il mito della Spectre-alQa’ida, le inchieste con il baco, gli integralisti impossibili, le esercitazioni militari in contemporanea, gli scenari alternativi, il mito fondante della Guerra Infinita.


Conducono

Pino Cabras


direttore editoriale di megachip.info e autore del libro sull'11/9 Strategie per una guerra mondiale.


Giulietto Chiesa


giornalista, fondatore di Alternativa, autore di Zero - Inchiesta sull'11 settembre.


CINEMA DETOUR / OASI URBANA
Via Urbana 107 (nuova sede) - ROMA

Ingresso 7 €
(per chi è già tesserato al cinema Detour il prezzo è 4 €)

mappaviaurbana



10 settembre 2009

Presse italienne : La traduction du livre de P.Shenon met la V.O. à rude épreuve

Versione francese pubblicata su ReOpen911.info (QUI)


À presque 2 ans de distance de la sortie du film "ZÉRO" en Italie, et 8 après les attentats du 11 Septembre, un grand quotidien italien affiche ses doutes sur la "version officielle", au travers de la chronique d’un de ses journalistes phare. En effet, Carlo Bonini, a publié le 28 août dernier dans "Il Venerdi" de La Repubblica, un pamphlet à contre-courant de tous ses précédents articles sur le sujet. C’est pourtant lui qui écrivait en octobre 2007 dans ce même journal : "ZÉRO, exactement comme Meyssan, reste nu et dépourvu devant la plus simple des objections pour qui connaît la démocratie américaine. L’organisation d’un complot pour couvrir ce qui s’est passé le 11 Septembre, aurait demandé l’implication d’un tel nombre de fonctionnaires civils et militaires, dans l’administration, les services de sécurité, dans les forces armées, que toute tentative de camouflage ("cover-up") aurait été impossible. Et donc, comment se peut-il qu’en 6 ans, personne n’ait vu, entendu ou raconté quoi que ce soit ?". À en lire son nouvel article paru la semaine dernière, la question a changé de nature, et les doutes sont non seulement permis, mais clamés haut et fort. Pour Carlo Bonini, il faut maintenant essayer de comprendre "qui est derrière la vérité sur le 11 Septembre ?"



Tout ce qu’ils n’auraient pas voulu nous apprendre sur le 11/9

De Carlo Bonini – 29/09/2009

Sources : AriannaEditrice et Megachip.info

Publié dans « Il Venerdi » de La Repubblica, le 28 août 2009.

Carlo Bonini

Les rapports entre Kissinger et les Saoudiens. Ceux entre le directeur de la commission d’enquête sur les attentats et les fidèles de George W. Bush. À l’occasion de l’anniversaire de la tragédie, un chroniqueur du New York Times lève le voile sur ceux qui ont œuvré à l’ensablement de la vérité.

Dans cet héritage désastreux qu’ont laissé à l’Amérique et au monde entier les deux mandats présidentiels républicains, il existe une blessure plus profonde que les autres, qui a à voir avec la Vérité et le Mensonge. Avec le préambule du 11 Septembre et ses conséquences. Et comme cela se produit toujours dans nos démocraties, le temps, à lui seul, n’est pas un bon remède. C’est pour cela que 8 ans après ce jour qui a changé à jamais le cours de l’Histoire, la question sur cette matinée d’horreur et de sang n’est plus « comment cela a-t-il pu arriver ? », mais une autre, cruciale : « qui est le père de la vérité sur le 11 Septembre ? » Autrement dit, qui en a vraiment tracé le parcours et les abords ?

Comme nous le savons tous, la vérité officielle sur le 11 Septembre porte la signature d’une commission d’enquête (la Commission d’enquête sur le 11/9), issue du Congrès américain et paritaire (5 républicains et autant de démocrates), qui au cours de l’été 2004, a rendu ses conclusions et ses recommandations au terme d’un travail dont les actes, disponibles sur Internet et sous la forme d’un livre, sont devenus avec le temps une œuvre diffusée mondialement. À ces conclusions – qui de fait ne parvinrent pas à identifier les principales responsabilités politiques, ni dans l’administration républicaine d’alors, ni dans celle démocrate qui l’avait précédée, mais qui au contraire, mirent en avant une longue chaine de dysfonctionnements dans le sophistiqué, mais très bureaucratique appareil de sécurité et de Renseignement – ne croient plus aujourd’hui 53% des Américains, convaincus que le « gouvernement leur a caché tout ou partie de la vérité. »

Parmi les raisons de cette méfiance, l’évidente actualité de la question « qui est le père de la vérité sur le 11 Septembre ? », mais aussi les prémisses d’un excellent travail d’investigation journalistique de la part d’un fameux chroniqueur du New York Times, Philip Shenon. Un récit de 583 pages, magnifiquement documenté, aussi clair que riche en sources d’information, qui offre de premiers éléments de réponse à cette question, et qui, un an après sa publication aux USA [1], arrive en Italie sous le titre « Omissis, tutto quello che non hanno voluto farci sapere sull’11 settembre » (Éditions Piemme).

Shenon écrit : « J’ai commencé à travailler sur ce livre en janvier 2003, quand le New York Times m’a demandé de m’occuper de la Commission sur le 11 Septembre.
Je n’étais pas sûr de vouloir faire ce travail. C’est étrange d’y repenser maintenant, mais à l’époque il n’était pas évident que la Commission suscite un
quelconque intérêt dans l’opinion publique. (…) Aujourd’hui, je suis reconnaissant envers ceux qui m’ont fait changer d’avis et m’ont poussé à accepter. »
Dans la stupeur “posthume” de Shenon, on ne trouve pas seulement l’acceptation honnête de ce climat d’anesthésie et de manipulation collective qui pendant des années, a engourdi/chloroformé l’opinion publique et les médias américains, convaincus aussi bien de la vérité sur le 11/9 avant même qu’une enquête n’ait été menée, que des « raisons » truquées de la guerre en Irak. La même stupeur se retrouve dans tous les passages de cette contre-enquête sur le travail de la Commission du 11/9, qui malgré sa trame complexe et touffue, ses protagonistes, son décor sombre (la scène se déroule entièrement dans le Washington des palais du pouvoir, coincé entre Pennsylvania Avenue et K Street, entre la Maison-Blanche, Capitole Hill et les bureaux que la Commission avait choisis comme quartier général), est un ouvrage à la portée même de ceux qui ne connaissent rien aux méandres et aux coulisses de la politique américaine.

Dans son d’analyse chirurgicale des moments cruciaux du travail de la Commission sur le 11/9, l’enquête de Shenon, respectant un ordre strictement chronologique (mai 2002 – juillet 2004), se révèle pour ce qu’elle est en réalité : une chronique du pouvoir. Avant tout, vraie et sans fioritures, car dûment documentée. Mais aussi, symbolique. Pour sa capacité à raconter comment, au lendemain du 11/9, le problème (qui n’est pas seulement américain, pour ceux qui se veulent bien se rappeler la façon dont le gouvernement italien a cherché à camoufler l’implication de nos Services secrets dans l’affaire de l’uranium nigérian, la fameuse affaire « Niger-gate »), n’était pas la recherche de la vérité. Mais plutôt la recherche d’une vérité « compatible ». Qui, à la différence de toute autre vérité, ne ferait de mal à personne. Qui coïnciderait avec les intérêts d’une administration sur le point de demander un second mandat à ses électeurs. Qui ne franchirait pas le seuil de tolérance à la douleur de la bureaucratie en charge de la sécurité intérieure (FBI) et extérieure (CIA) et des hommes qui les dirigeaient à l’époque (Robert Mueller et George Tenet). Qui garderait intact le secret inavouable du régime saoudien et de ses liens avec les pirates de l’air du 11/9. Une vérité, en somme, qui permettrait d’accompagner, sans les faire dérailler, les politiques, les stratégies, les priorités d’intervention contre la violence de l’islamisme radical baptisée par la Maison-Blanche de George W.Bush et Dick Cheney.

Prises l’une après l’autre, les révélations de Shenon acquièrent ainsi cohérence et intelligibilité. Pour n’en citer que quelques-unes, on comprend par exemple pour quelles raisons, au lendemain de sa nomination à la présidence de la Commission sur le 11/9, l’ex-secrétaire d’État Henry Kissinger préféra démissionner plutôt que de devoir révéler à l’Amérique, et avant elle, aux « Jersey girls » (ce groupe de veuves des attaques contre les Tours Jumelles), quels clients saoudiens (on lui demanda même, « étaient-ce les Ben Laden ? ») possédaient les actions de sa société « Kissinger Associates » et au centre de quel conflit d’intérêts potentiel il se trouvait. On comprend aussi pour quelles raisons la Commission passa sous silence les détails en mesure de raconter autre chose, quelque chose de très différent sur les pirates de l’air du 11/9, capable de démonter leur image de martyre envoyé, lettre du Coran à la main, depuis quelque lointaine grotte afghane (pas seulement les soutiens qu’ils reçurent de la part de Saoudiens résidents en Californie pendant la période de leur entrainement, mais aussi leurs visites dans les sex-shops et leurs fréquentations de call-girls). Ou encore, on imagine mieux les raisons de la terreur qui assaillit Sandy Berger, ex-conseiller de Bill Clinton pour la Sécurité nationale, au lendemain des attaques contre les Tours et le Pentagone, et qui le poussa à dérober des Archives nationales de Washington des documents couverts par le secret d’État, qui lui auraient permis de préparer une défense politique crédible de l’administration démocrate dont il avait fait partie, et de son engagement dans la lutte à Oussama Ben Laden et son organisation al-Qaida.

Naturellement, Shenon donne le nom de celui qui fit en sorte que l’enquête de la Commission sur le 11 Septembre, malgré ses pouvoirs d’investigation et sa présidence bi-partite (le républicain Tom Kean et le démocrate Lee Hamilton), finisse par ne chercher qu’une « vérité compatible ». Et ce nom est celui de Philip Zelikow, qui en Italie n’évoque rien à personne.

Professeur à l’université de Virginie, Zelikow, en tant que directeur exécutif de la Commission, aura un rôle crucial dans le choix des témoins à rechercher et à interroger. Des faits à conserver ou à mettre aux rebus.

Jusqu’à devenir le véritable patron de cette commission, capable de diriger chaque détail de l’enquête. Ses rapports avec Karl Rove (l’homme qui inventa George W. Bush) et Condoleezza Rice, ses contacts téléphoniques permanents avec la Maison-Blanche, resteront longtemps secrets. Avec son livre « Omissis », Shenon met fin à ce secret.

Références

[1] "The Commission: The Uncensored History of the 9/11 Investigation", de Philip Shenon


Note de Megachip – Pino Cabras

Il y a une phrase révélatrice dans cet article de Carlo Bonini, quand il soutient que le problème que cherchait à résoudre l’enquête « n’était pas la recherche de la vérité. Mais la recherche d’une vérité “compatible”. Qui, à la différence de toute autre vérité, ne ferait de mal à personne. » Voilà une intéressante épitaphe à inscrire sur le mur élevé pendant des années par les « défenseurs » de la vérité officielle, que ce soient ceux présidant aux rédactions des grands organes de Presse, ou ceux qui se déchainent sur le Web.

Nous pouvons désormais dire que la première digue de la « vérité compatible », érigée sur les mensonges officiels, et même si elle sa résistance aura duré presque 10 ans, avec la complicité et le silence des principaux mass-media, s’est lamentablement effondrée. Aujourd’hui, les eaux atteignent la seconde digue, dressée sur une autre « vérité compatible », et qui cherche encore à préserver les pouvoirs impliqués dans le 11/9, mais qui est désormais obligée d’admettre que le réseau de complicités ayant permis les attentats était infiniment plus vaste que celui recroquevillé autour de la vingtaine de présumés pirates, qui d’ailleurs ne sont plus crédibles comme fondamentalistes islamiques d’inspiration salafiste, eux qui fréquentaient davantage de call-girls que notre Premier ministre.

Nous sommes sur la bonne voie. La conclusion de Bonini nous mettrait même de bonne humeur lorsqu’il remercie Philip Shenon pour avoir finalement « mis fin au secret » sur le personnage de Zelikow, le véritable patron de la Commission d’enquête sur le 11/9. Nous pourrions vous recommander des dizaines de sites Web et de livres qui, même dans notre pays, avaient depuis longtemps levé le voile sur le problème « Zelikow », s’exposant ainsi aux qualificatifs commodes de « complotistes ». Sans attendre une autre décennie, il [Bonini] trouvera dès aujourd’hui les éléments qui mèneront à la 3e puis à la 4e digue.


Notes de ReOpenNews: Comme l’écrit Pino Cabras, les sites et les livres vers la 3e et la 4e digue ne manquent pas, dans tous les pays et toutes les langues. Vous trouverez en 1ère page de www.reopen911.info une liste de ces sites sérieux et documentés, auxquels il convient d’ajouter pour l’Italie www.megachipdue.info et http://www.luogocomune.net, le livre "ZÉRO" de Giulietto Chiesa ou encore "Il mito dell’11 settembre e l’opzione dottor Stranamore" de Roberto Quaglia.

2 aprile 2009

Cos'è successo l'11/9: intervista a Giulietto Chiesa su TV7 Bordeaux

di Pino Cabras



Sull'emittente TV7 di Bordeaux è andata in onda un'intervista sull'11 settembre a Giulietto Chiesa, realizzata in occasione della diffusione in Francia del film Zero nelle sale e in DVD. Ottima accoglienza.
Cliccando sull'immagine è possibile vedere l'intera trasmissione (durata: 12' 24").

4 novembre 2008

Con Megachip

di Pino Cabras




C'è una novità che mi riguarda. Sono il nuovo direttore editoriale del sito www.megachip.info. Proprio su quel sito spiego perché questa sfida mi piace, e lo faccio in un articolo che riproduco anche qui
.
Di solito la
ri-publicazione avveniva al contrario, dal blog a Megachip. In fondo, qui non cambia molto. Grazie a tutti coloro che mi hanno privatamente incoraggiato.
_____________________


da Megachip
04/11/08

Cari lettori,

E' un anno davvero particolare, questo 2008, ora che inizio a dirigere il sito di Megachip. I cambiamenti sono stati repentini. È esplosa in tutta la sua portata la crisi finanziaria globale, che di colpo ha fatto ingiallire intere annate di pagine economiche dei giornali. Quanta informazione inutile ci eravamo sorbiti. La guerra del Caucaso ha segnato la fine del “momento unipolare” statunitense, intanto che la nuova amministrazione dovrà ricollocare la missione degli Stati Uniti, in un secolo meno americano del previsto.

L'informazione mainstream è vissuta con sempre minore credibilità, laddove cresce un giornalismo partecipativo – qui e oltreoceano - che sa anticipare i fatti, una nuova comunicazione che “conversa” e non si limita a dirci ciò che non sappiamo, ma anche ciò che non sappiamo dire.

Il mainstream è però un'industria culturale dal potere economico ancora schiacciante, mentre i giornali e i siti che propongono un'agenda culturale e comunicativa diversa – come Megachip – hanno pochi mezzi.

Eppure il sito di Megachip è cresciuto. Lo dobbiamo ai passi, uno dopo l'altro, con cui lo hanno saputo accompagnare i miei predecessori, che mi sento di ringraziare anche a nome degli oltre tremila lettori che ogni giorno contattano il sito. Così come ringrazio Giulietto Chiesa, Antonio Conte, Francesco De Carlo e tutto il nuovo comitato di redazione per gli incoraggiamenti e i consigli.

Questa non è l'unica tribuna che coltiva oasi critiche in mezzo al deserto del gossip e delle “armi di distrazione di massa”. Viviamo in società abituate a un certo costume democratico, pur bombardate dai messaggi omologanti dei grandi poteri e delle grandi multinazionali. Cresce sì il potere dei grandi media, ma si creano nuovi strumenti per comunicare, organizzarsi, diffondere saperi originali. A tutto questo mondo – tanti siti, tanti operatori indipendenti, spesso dispersi - vogliamo parlare sempre di più. Megachip mantiene comunque un forte principio guida, che ora dovrà tentare di sviluppare appieno: non vogliamo fare controinformazione per pochi. Vogliamo aprirci a linguaggi che raggiungano la grande massa, oggi toccata solo dal grande sistema della comunicazione che propone il suo povero, seppur voluminoso, menù unico. Abbiamo questa attenzione, sempre. È grazie a questo principio che il sito ha dato e darà grande risalto alle iniziative nate in seno al lavoro svolto a contatto con un pubblico più vasto, interessato ai grandi temi. Parlo di «Zero», il film critico sull'11 settembre, che cerca di parlare del tema al vasto mondo fuori dal web, anche a chi non ha mai cliccato una pagina in rete. E parlo anche di Pandora, il format televisivo che sperimenterà nuovi linguaggi e affronterà i temi che nessuno sa o vuole affrontare in TV.

Il sito inquadrerà tutto (articoli, approfondimenti, saggi, strumenti di formazione, ecc.) all'interno di alcuni grandi temi. Temi che via via, a partire dalle prossime settimane, andremo a scoprire.

Parleremo, com'è ovvio di democrazia nella comunicazione, la nostra missione politica fondamentale. Cercheremo di farlo con una visione globale e internazionale.

Ma parleremo anche della Grande Crisi in cui convergono drammatiche crisi finanziarie, ambientali, energetiche: faremo una critica serrata al vecchio totem del Prodotto Interno Lordo e daremo strumenti per collegarci a chi ragiona concretamente per trovare soluzioni, in lotta contro il tempo scandito dalla natura. Troveremo le voci e i “pensieri lunghi” che ripensano il modello economico e sociale e le forze che possono cambiarlo.

Analizzeremo le notizie e confuteremo le macchine della propaganda bellica. Il radar è già puntato sui temi caldi: USA, Russia, Ucraina, Iran, Terra Santa, Cina, Venezuela. Faremo un'opera organica di “ressourcement” sulle fonti della cultura della pace. Noi non crediamo allo “Scontro di civiltà”. Le varie identità religiose e le grandi soggettività del nostro tempo sono l'eredità millenaria di particolarismi culturali, strumenti di coesione ideologica, politica, culturale e spirituale di monadi culturali che però hanno perduto la propria insularità. Ora, sfidate come sono dalle minacce apocalittiche della guerra moderna e del collasso ambientale, queste identità hanno due possibili funzioni. O una funzione regressiva di richiamo protettivo delle identità particolari. O una funzione di fermento anticipatore per la transizione verso un'età in cui si senta del tutto l'appartenenza a un mondo unificato. Un fermento più affine alle loro proprie intuizioni fondanti. La crisi ci spinge a guardare verso chiunque voglia definire i termini di un patto sociale fondativo della comunità mondiale. La ragione, spogliata della «soggettività iperbolica» dell'uomo occidentale, vi gioca ancora un ruolo fondamentale. Ciò senza rinunciare a certe acquisizioni universali della cultura dell'Occidente, come il principio del primato della coscienza rispetto a qualsiasi legge, il principio correlativo dello stato di diritto e il metodo scientifico. A tutto ciò ci teniamo, e vogliamo essere in buona compagnia.

A proposito dell'importanza del Diritto, la nuova redazione avrà un legame speciale con Antimafia Duemila. Sarà fondamentale il suo apporto sul tema. Opporremo i temi della legalità e della giustizia contro l'assalto di cosche, affaristi irresponsabili e un ceto politico degradato. C'è un mondo pulito che continua ad esistere e a dire sì di cuore a «legge e ordine», ma no ai ministri della paura e al loro modo di manipolare le emozioni mediatiche.

È un lavoro in fieri. Cercherò di non allungare il rodaggio e di entrare in piena sintonia – mentre mi sento già in piena simpatia - con chi collabora con il sito e con chi lo segue. Questo mio piccolo inizio va a coincidere per caso con un periodo che sembra annunciare grandi cambiamenti, che non saranno narrati solo nel “dopo” degli storici, ma nel “durante” della politica e della cronaca. Questa narrazione sarà un cimento in cui vogliamo trovare parole potenti e fatti solidi. Perciò, cliccate spesso da queste parti.

7 ottobre 2008

I neocon: "Condoleezza, forza! Mai più film sull'11/9!"

di Pino Cabras


La copertina del «Weekly Standard» del 13.10.2008.
McCain e Palin: "possono farcela?"


Abbiamo visto che in Italia nessuna testata giornalistica si è filata la clamorosa trasmissione del film «Zero» che il 12 settembre 2008 ha incollato davanti ai teleschermi decine di milioni di russi, sette anni dopo i mega-attentati dell’11/9. Neanche per stroncarla ferocemente. Niente: nessun mazziere, né un vice-mazziere, un Mario Pirani perennemente orripilato, un Pigi Cerchiobottista pedantemente inesperto di politica estera. Nulla di nulla. Uno dei più indecorosi buchi giornalistici mai visti nelle gazzette e telegazzette italiote.

In America invece il film italiano sarà una questione di Stato.

O, almeno, questo è l’auspicio di un articolo apparso sul «Weekly Standard», l’influente organo dei neoconservatori edito da Murdoch, ossia il settimanale che ha prodotto con ammirevole coerenza la benzina ideologica per tutte le catastrofi dell’amministrazione Bush di questi anni, un magazine così potente che – a dire di Scott McConnell - «se l’intento di Rupert Murdoch era quello di fare in modo che le cose succedano a Washington e nel mondo, non avrebbe potuto ottenerlo meglio con maggior sforzo. Uno potrebbe spendersi dieci volte di più in comitati di azione politica senza ottenere nulla di paragonabile al “Weekly Standard”».

La ‘bibbia’ dei neoconservatori, udite udite, dice proprio che il film «Zero», non importa quanto siano rilevanti le cose che avranno da dirsi Condoleezza Rice e Sergej Lavrov, dovrà - sì, dovrà - essere un argomento del loro prossimo incontro al vertice.

L’articolo porta la firma di Cathy Young, vissuta fino a 17 anni in Russia con il nome di Ekaterina Jung e poi trasferitasi negli Stati Uniti. Di famiglia ebrea moscovita, ha maturato una tale apostasia dell’identità russa da aderire, perfino nel nome, con lo zelo antitetico di tutti gli apostati, alla versione più bigotta – ancorché Young, ossia giovane - di un’altra visione del mondo: la visione neocon del “nuovo secolo americano”, della “fine della Storia” e delle guerre preventive. Una Young America che in questi anni – lo possiamo dire in questi giorni di collasso finanziario, di costosissime guerre perse, di terribile disfatta del liberismo, di statalizzazione galoppante dell’economia, di inizio drammatico della Storia – le ha sbagliate tutte.
È il mondo fondato sull’11 settembre, ancora assorto a dare lezioni di civiltà a chi – in America come altrove – ha già mangiato la foglia.

Vorrei trattare quel che pubblica «Weekly Standard» con una certa deferenza, ma quando guardo al paesaggio di macerie su cui si ergono le sue declamazioni, le piccole e grandi manipolazioni, gli insulti, le minacce, gli stereotipi sul sovietismo che non passa mai, ebbene, non riesco a dargli credito. Il contesto fa tutto.

Potete leggere più avanti la traduzione fedele dell’intero articolo di Cathy Young e giudicare con il vostro metro. Se volete potete saltare questa introduzione, ci mancherebbe.
Però, qualche segnalazione mi sento di farla lo stesso. Partendo proprio dal contesto editoriale.
Di solito si riportano gli articoli della stampa internazionale senza spiegare le cucine redazionali in cui questi brani sono ammanniti.

Che cos’è il «Weekly Standard»?

Sebbene questa rivista sia capace di «perdere più di un milione di dollari all’anno», Rupert Murdoch, il tycoon che possiede anche Fox News e infinite altre testate, ha respinto con forza l’idea di venderla. Quando l’ideologia conta più dei bilanci…

I suoi columnist principi, Bill Kristol e Robert Kagan, sono i co-fondatori del PNAC, il Progetto per il nuovo secolo americano, un apparato ideologico che ha bombardato senza posa i concetti chiave della rivoluzione neoconservatrice. Kristol e Kagan sono stati i più sfacciati propugnatori della guerra in Iraq. Per anni, con interviste, discorsi, e articoli, hanno incessantemente mentito agli americani e al mondo intero, contrabbandando la propaganda di guerra neocon come vere notizie, colossali bugie vendute come fatti.

Il «Weekly Standard» ha scritto sui motivi, le spese, la preparazione e gli effetti della guerra in Iraq un tale mucchio di balle e di stupidaggini che mi è richiesta una fatica inottenibile per considerarlo degno di fede o in buona fede.

Ne ha scritto efficacemente il brillante autore satirico italiano Daniele Luttazzi: «Kristol aderisce alla filosofia neo-fascista (elitismo, elogio del super-uomo, esoterismo, guerra perpetua ) di Leo Strauss, che giustifica l’uso sistematico di bugie in politica per ottenere i propri scopi: invece di informare i cittadini, li imbrogliano, abusando della propria posizione di potere. Kristol ha scritto:- “Uno dei principali insegnamenti di Strauss è che tutte le politiche sono limitate e che nessuna si basa realmente sulla verità. (...) I movimenti politici sono sempre pieni di partigiani combattenti per le proprie opinioni. Ma ciò è assai diverso dalla ‘verità’. Tale ‘verità’ non è sicuramente accessibile se non per un minuto gruppo di iniziati”».

Strauss caldeggiò un tipo particolare di sapiente: il filosofo legislatore. Poiché la verità è oscura e sudicia, essa deve essere riservata alle élites. Tuttavia il filosofo in pubblico deve far finta di credere ai miti e alle illusioni, predisposti ad uso delle moltitudini. Pubblicamente si farà paladino dell’immutabilità della verità, dell’universalità della giustizia, della bontà disinteressata, ma in segreto insegnerà ai suoi iniziati che la verità è un artificio, la giustizia favorevole all’amico e sfavorevole al nemico, e che il solo bene da perseguire è l’appagamento. Tutti i grandi filosofi – per Strauss – sono stati scrittori esoterici, con un doppio messaggio, uno di salvezza per la massa, uno di potere per la minoranza.

Essere discepolo di Strauss predispone all’intrigo e alla menzogna per definizione. E Kristol non è certamente un cane da guardia che attacca il potere. È stato in occasioni importanti colui che scriveva i discorsi di Bush. Il presidente in quelle occasioni riusciva persino a pronunciarli compitamente.

Perciò ogni sfrontatezza concepita dal «Weekly Standard» vola molto più basso di quanto vorrebbe far credere.

Leggo ad esempio nell’articolo il modo in cui viene insolentito Mikhail Leont’ev, un giornalista russo presentato come un fanatico. Se la Young lo avesse letto bene nel 2002, quando Leont’ev profetizzava pacatamente che la guerra in Iraq sarebbe stata il disastro che poi è stata, intanto che il «Weekly Standard» vaticinava una passeggiata, forse si sarebbe risparmiata qualche idiozia successiva. Tacciamo pure le piccolezze su Chiesa e Meyssan, compresa l’esilarante accusa di tener bordone a uno stato corrotto e "statalcapitalista". Cari vecchi luoghi comuni.
Statalcapitalista. Chissà se fischiano le orecchie anche ai padroni delle banche e assicurazioni appese allo statalcapitalismo dei decreti che tentano il salvataggio della Nomenklatura di Wall Steet. Ma ve l’ho detto, i neocon le hanno sbagliate tutte, e a ogni buon conto i pazzi, per loro, sono gli altri.

L’articolo fa anche un esercizio di “bispensiero” orwelliano, mentre dice contemporaneamente che in Russia non c’è in sostanza libertà di parola, ma ammette a denti stretti che il dibattito ha espresso voci molto diverse fra di loro, emerse anche nel resto della stampa. Chi ha visto la trasmissione condotta da Aleksandr Gordon ha assistito a un dibattito educato e pluralista, molto più equilibrato delle sanguinose e sbavanti tonnare che di solito allestiscono i due Bill di Fox News, Kristol e O’Reilly.

Il testo di Young tace selettivamente certe conclusioni serie e argomentate di alcuni partecipanti al dibattito, come il cosmonauta Vladimir Dežurov e l’ingegnere Ašot Tamrazijan, ad esempio. Oppure insiste ossessivamente sullo stigma di “teorici del complotto” e semplifica le tesi esposte, tra accuse trite ritrite di antiamericanismo. Ma siamo abituati.

Sintomatico quando l’articolo accusa la diarchia moscovita di portare il proprio paese «fuori dalla corrente principale delle nazioni civilizzate» (leggi: non accettano una guida unipolare di quest’America in crisi di leadership). È una pervicace insistenza nel non voler guardare in faccia a una realtà drammatica: una Crisi maiuscola, che richiede che si facciano i conti con tutte le sue cause, a partire dalle stragi dell’11 settembre, nel momento in cui ogni visione del mondo sarà messa in discussione al precipitare degli equilibri planetari.

Nel parlare dell’Italia, il drammaturgo Marco Paolini sostiene che è un paese montagnoso che ha di sé un'immagine di pianura. E che dunque soffre un equivoco della sua identità spaesante e distruttivo, pronto a tradursi in una serie tragica di sciagure del territorio, tutte derivanti da una sorta di insensata e ostinata rimozione della natura reale del nostro suolo. Allo stesso modo, più in grande, e più tragicamente, troppo a lungo abbiamo visto rappresentate le dinamiche del mondo con il parametro del «Weekly Standard», nel tentativo di dare al mondo un’identità da pianura del Midwest. Le montagne della realtà effettuale sembrano ora riprendersi il posto virtualmente occupato dalle alture delle menzogne di Young e Kristol, fra i loro strilli.

Intanto, nel nostro paese montagnoso, i media dormono il loro sonno mentre crollano le dighe.

Basta, ecco l’articolo:

I nuovi amici dei “ricercatori della verità”
Il governo russo si riscalda alle teorie del complotto dell’11/9
Cathy Young

Articolo originale:
The Truthers’ New Friends
The Russian government warms up to 9/11 conspiracy theories.
[http://www.weeklystandard.com/Content/Public/Articles/000/000/015/661hwlum.asp?pg=1]
by Cathy Young
10/13/2008, Volume 014, Issue 05



Mentre continua il gelo nelle relazioni USA-Russia nella fase post-Georgia, il governo russo ha più volte dichiarato la sua disponibilità a riprendere la collaborazione amichevole qualora gli Stati Uniti ricambino e abbandonino la loro retorica da Guerra Fredda. Eppure, allo stesso tempo, Mosca ha incoraggiato un’orgia di isteria anti-americana presso i media russi più fedeli. Il 12 settembre, il “dagli all’America” ha toccato un nuovo minimo: uno speciale in prima serata sulla televisione nazionale inteso a spacciare l’idea che gli attentati al World Trade Center e al Pentagono dell’11 settembre 2001 siano stati un lavoro dall’interno perpetrato da guerrafondai americani.

Lo speciale, andato in onda nell’ambito di un programma chiamato “Proiezione privata” sul Primo Canale controllato dal governo e visto con punte di 30 milioni di telespettatori, è stato costruito intorno al documentario «Zero», realizzato dal giornalista ed eurodeputato italiano Giulietto Chiesa. Ignorato nella maggior parte dell’Europa e stroncato dalla stampa italiana, «Zero» è un guazzabuglio delle ben note presunte “verità sull’11 settembre” (le Torri Gemelle sono state abbattute da esplosivi all’interno degli edifici, il Pentagono è stato colpito da un missile, non da un aereo), accompagnati da musiche inquietanti e dalle dritte di “esperti” del calibro del clown Dario Fo, premio Nobel per la letteratura.

Lo stesso Chiesa, un apparatčik del partito comunista italiano di era sovietica e corrispondente da Mosca per il quotidiano comunista «L’Unità» - un uomo che sembra aver traslocato pienamente la sua fedeltà all’URSS fino alla corrotta Russia statalcapitalista di oggi - era a portata di mano per la discussione in studio. Chiesa si è lamentato amaramente di non essere stato capace di trovare distributori in Europa occidentale e negli Stati Uniti; grazie al cielo la Russia consente ancora un forum per la libertà di parola.

Siccome non viviamo in tempi del tutto sovietici, stavolta c’è stata almeno una parvenza di dibattito. Diversi invitati, compreso un esperto di costruzioni e (ironicamente) un analista del KGB a riposo, hanno rigettato la teoria del complotto. Vladimir Sukhoj, un ex corrispondente del Primo Canale che si trovava a Washington il giorno degli attentati e a New York pochi giorni dopo, ha parlato in modo toccante degli orrori cui ha assistito e ha detto che non poteva “tradire” le memorie dando credito alle tesi di Chiesa. Sukhoj ha anche sottolineato di aver personalmente visto i detriti del volo 77 al Pentagono, sebbene il co-autore di Chiesa, il teorico francese del complotto dell’11/9, Thierry Meyssan, assicurasse ardentemente che lui non li aveva visti. Sukhoj ha ascoltato con la paziente, perplessa espressione di qualcuno costretto a sopportare il delirio di un pazzo.

Ma i pazzi, per la maggior parte, scorrazzavano liberamente. Il dibattito è stato fortemente dominato da diversi interlocutori filo-complotto che rifiutavano la “versione ufficiale” dei “19 arabi diretti da Osāma bin Lāden in una grotta”, come cosa evidentemente assurda. (I continui lazzi sui “19 arabi” hanno suscitato un sarcastico interrogativo di una persona fra i dissidenti, l’esperta di Medio Oriente Irina Zvjagelskaja: 25 o 50 sarebbero stati più credibili?) Chiesa, che è fluente in russo, ha obiettato che i video di bin Lāden trasmessi in TV mostrano “ovviamente” diversi interpreti del personaggio bin Lāden.

Il commentatore televisivo fanaticamente anti-americano Mikhail Leont’ev ha proposto come cosa assodata che i leader americani considerino le stragi a danno del proprio popolo come uno strumento perfettamente accettabile per conseguire obiettivi di politica estera, e ha cavalcato la bufala destrorsa sul fatto che Franklin Roosevelt avrebbe «allestito Pearl Harbor». Lo studoso Vitalij Tret’jakov e il presidente del Comitato islamico russo Geidar Jemal disputavano sul fatto se gli attacchi dell’11/9 fossero stati ideati da un sinistro clan di guerrafondai che operavano senza la conoscenza della Casa Bianca (Tret’jakov) o di Bush in persona (Jemal).

Diversi oratori hanno deplorato “la scarsità di informazioni” e la “manipolazione” dei media: i media occidentali, ovviamente, non la televisione russa, con la sua lista nera di figure dell’opposizione e la sua messa in onda di un video contraffatto in modo da far credere che un conduttore di Fox News abbia cercato di far tacere una ragazza osseta con opinioni filorusse. Infatti, la copertura mediatica occidentale della guerra in Georgia è stata prevedibilmente citata come un esempio di dilagante distorsione e disinformazione: i media tesi a ripetere la menzogna dell’aggressione russa così come avrebbero congiurato a coprire i fatti dell’11/9.

Il presentatore, il giornalista e regista russo Aleksandr Gordon, trasudava pie preoccupazioni e tormenti. Ma la sua parzialità è stata evidente fin dall’inizio, quando si è riferito in un certo qual modo causticamente agli ospiti scettici rispetto alla teoria di Chiesa-Meyssan definendoli «quelli completamente soddisfatti dalla versione ufficiale americana». Le dichiarazioni degli scettici sono state ignorate o trattate con malcelata derisione; nell’ultima mezzora le loro voci sono state quasi completamente sommerse. Quando Gordon ha chiesto al pubblico in studio quanti di loro hanno credessero alla “versione ufficiale” dell’11/9, nessuna mano si è alzata.

Quasi alla fine del programma, Meyssan si è lanciato in un appassionata filippica contro l’imperialismo statunitense e le sue malefatte. «Chi può fermare questo enorme predatore dal devastare il pianeta? Ci aspettiamo molto da voi, dalla Russia. Solo voi potete fermare tutto questo!» ha esclamato, tra i fragorosi applausi del pubblico in studio.

“Proiezione privata” è una trasmissione specializzata in temi “controversi”, ma è impensabile che possa avere trasmesso il film senza un’approvazione ufficiale. La trasmissione, come ha osservato nella rivista online indipendente «Grani.ru» il commentatore Boris Sokolov, «dimostra che, almeno alla televisione russa, la guerra fredda è in pieno corso.» Due giorni dopo la messa in onda del programma, mentre appariva in veste di ospite a «Ekho Moskvy», l’unica grande stazione radio politicamente indipendente in Russia, a Gordon è stato chiesto se il programma era collegato alle nuovo raffreddamento delle relazioni USA-Russia. La sua risposta: «Forse lo è. E forse non lo è.»

Ironia della sorte, il giorno che è stato trasmesso «Zero», il presidente russo Dmitrij Medvedev ha detto a una riunione di studiosi occidentali che l’attacco della Georgia all’Ossezia del Sud dell’8 agosto è stato l’11/9 russo: un giorno in cui degli inermi cittadini russi erano stati assassinati. (In realtà, essi erano Sud-Osseti con passaporti russi ha rilasciati negli ultimi anni.) Alla luce della messa in onda di «Zero», questa forzata analogia potrebbe essere vista come un’involontaria confessione che Mosca abbia segretamente architettato lo scontro in Ossezia del Sud.

Ma non molti russi sono inclini a seguire questa linea di pensiero, o di considerare un altro inquietante parallelo: le accuse abbastanza credibili che il FSB, l’erede post-sovietico del KGB, fosse coinvolto negli atti terroristici del 1999 a danno di complessi residenziali, attentati che causarono quasi 300 morti e furono attribuiti ai terroristi ceceni, aiutando a generare il pubblico sostegno per la guerra in Cecenia.

A loro merito, alcuni commentatori, anche nella stampa russa filogovernativa, sono rimasti sconvolti dalla trasmissione di «Zero». L’editorialista delle «Izvestija» Maksim Sokolov (nessuna relazione con Boris) ha scritto che il programma «non solo insulta l’intelligenza di ognuno, ma è estremamente di cattivo gusto». Sokolov ha criticato l’obiettivo di questo calcolato schiaffo inflitto sulla faccia degli Stati Uniti in un momento in cui le relazioni USA-Russia non sono proprio al loro meglio.

Oltre ad alimentare l’antiamericanismo nella popolazione russa, l’intento potrebbe essere stato una ritorsione : voi non vi bevete la nostra versione della guerra in Georgia? Ebbene, noi non ci beviamo la versione dell’11/9. Ma il circo demente del Primo Canale è una questione più grave dell'essere l’equivalente politico di un insulto da cortile d’asilo. A parte l’effetto all’interno della Russia, è probabile che aiuti a diffondere il veleno delle teorie del complotto sull’11/9 in tutto il mondo nel prestare loro una patina di legittimità.

Finora, questo insulto non ha ricevuto alcuna risposta da Washington. Dovrebbe. La prossima volta che il ministro degli esteri russo Sergej Lavrov s’incontrerà con Condoleezza Rice, non mancheranno certo loro spiacevoli materie su cui discutere , ma ciononostante la trasmissione di «Zero» meriterà una menzione. Oltre ad essere una deliberata provocazione, è un ulteriore indicazione di quanto i padroni della Russia siano andati avanti nel portare il loro paese fuori dalla corrente principale delle nazioni civilizzate.

Cathy Young è collaboratrice della rivista «Reason»
© Copyright 2008, News Corporation, Weekly Standard, Tutti i diritti riservati.



Aggiornamento dell'8 ottobre 2008:
Il presente articolo è stato ripreso da «Aginform» [QUI] e da «Megachip» [QUI].

18 settembre 2008

Il dibattito su "ZERO" in Russia

di Pino Cabras


Aleksandr Gordon, giornalista televisivo russo

Così va il mondo. La stampa e la TV italiana hanno ignorato che il 12 settembre 2008 un film italiano, “Zero”, ha spopolato in prima serata sugli schermi televisivi di un paese di oltre 140 milioni di abitanti, la Russia.
Un simile successo non è frequente per un prodotto mediatico italiano.
Neanche il più sbrindellato manuale minimo di giornalismo lascerebbe dubbi: questa è una notizia, e anche bella grossa.
Solo che da noi non è così.
Non sia mai che si debba fare il nome degli autori, non sia mai che si sostituiscano i “reality” con la Realtà. Non sia mai che si affronti finalmente il tema posto da questo documentario.
Perciò zitti.
Guardando al panorama delle redazioni italiche, uno studioso dei media ci vedrebbe un enorme buco giornalistico. Un criminologo constaterebbe omertà. Un cremlinologo scorgerebbe disinformazione.

La BBC – invece – se n'è accorta puntualmente. Grazie al suo servizio di monitoraggio dei media ha fornito un riassunto in inglese del dibattito che ha accompagnato il film. È il primo compendio linguisticamente disponibile anche per le sguarnite antenne del nostro Occidente sempre più male informato. Ecco la versione in italiano del monitoraggio di BBC:


Thierry Meyssan.................................... Giulietto Chiesa
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Per segnare il settimo anniversario degli atti terroristici dell'11/9, il 12 settembre 2008 il Canale Uno della TV russa ha mostrato un discusso documentario, “Zero”, che confuta la versione ufficiale degli eventi. La trasmissione del film, realizzato dall'eminente giornalista ed europarlamentare Giulietto Chiesa, è stata seguita da un dibattito in studio, nel quale due gruppi di esperti – quelli che concordano con la versione di Chiesa e quelli in disaccordo con essa – hanno espresso i loro punti di vista.

«Il film che andremo a discutere stasera – giustamente o no – contesta la versione ufficiale degli eventi, ma il film – e io l'ho guardato con grande attenzione almeno due volte – non accusa mai direttamente il governo degli Stati Uniti d'America o il Congresso, né alcune forze oscure in America, né il Consiglio degli [Affari] Esteri [americano], di aver escogitato e organizzato gli atti terroristici. Perciò vi chiedo: chi li ha fatti?» ha detto il moderatore Aleksandr Gordon all'inizio del dibattito.

Secondo Alekseij Puškov, autore e presentatore del programma di attualità “Postscript” sul canale Tv russo «Centro», nonché direttore dell'Istituto di Studi
Strategici presso l'Accademia Diplomatica, gli atti terroristici di New York nel settembre 2001 furono organizzati da «un gruppo molto influente di persone che aveva bisogno di essi».

Vitalij Tret'jakov, direttore della rivista «Classe Politica» ed ex direttore del quotidiano «Nezavisimaja Gazeta», ha descritto il rapporto ufficiale USA come “fiction”. Tret'jakov ha detto che non riesce a immaginare che un piccolo gruppo di terroristi possa aver architettato gli attentati.

D'altra parte Vladimir Rubanov, ex capo del dipartimento analitico del KGB, ha detto di non aver visto chissà che di straordinario in quanto è accaduto, tanto da
ritenerlo plausibile.

Mikhail Leont'ev, presentatore televisivo del Primo Canale russo e direttore della rivista «Profil'», ha detto di non credere alla versione ufficiale degli eventi per tre ragioni. La prima, ha detto, «è che era un atto terroristico “una tantum”. Una certa organizzazione ha commesso un atto del tutto straordinario dal punto di vista del suo coordinamento. Viene presunto che questa organizzazione esista ancora, continui a combattere e uccida gente, stia vincolando l'esercito USA a stare in due paesi nel mondo, mentre non c'è stato un solo atto [terroristico] sul suolo degli Stati Uniti da allora»
«Il fatto che non ci sia stata una singola ripetizione di questo atto terroristico dimostra che il primo era falso», ha aggiunto.
Leont'ev ha continuato: «Seconda questione, perché [è stato commesso l'atto terroristico dell'11 settembre]? Gli Stati Uniti ne hanno molto beneficiato. Certi circoli che sono certamente legati all'attuale amministrazione ne hanno tratto vantaggio. Era così tanto nei loro interessi che l'atto terroristico è diventato inevitabile».
«Terzo, tutte le persone che sono state considerate come i finti o veri organizzatori di questo atto [terroristico], tutte queste persone erano controllate dai servizi speciali americani».


Aleksandr Šaravin, direttore dell'Istituto di Studi Politici e Militari, ha detto di aver trovato molti degli argomenti usati nel film di Chiesa non convincenti.

Alekseij Vvedenskij, un portavoce per conto dei progetti di costruzioni speciali di Mosca, ha detto di sostenere la versione ufficiale. Ha affermato che le torri gemelle sono crollate perché furono colpite dagli aerei, non perché fatte esplodere. Ha spiegato in dettaglio tecnico come ciò sarebbe potuto accadere.

Un altro specialista in costruzioni, il direttore del centro di ricerca su Rischi e Sicurezza degli Edifici, Ašot Tamrazijan, ha detto che la sua organizzazione aveva creato un modello e portato avanti molti test che hanno evidenziato che le torri gemelle non sarebbero potute crollare a meno che non vi avessero contribuito altri fattori.

L'architetto Mikhail Khazanov non ha potuto spiegarsi il crollo del terzo edificio.

Il regista Vladimir Khotinenko ha elogiato il film per aver sollevato domande senza emettere sentenze. Ha inoltre detto che il collasso delle torri era molto “cinematografico” nello spirito dei film hollywoodiani di migliore incasso.

Il corrispondente del Primo Canale Vladimir Sukhoj era molto vicino alle torri gemelle quando crollarono. Ha detto di essere stato testimone della tragedia e di credere alla versione ufficiale.

Robert Bridge, direttore del quotidiano in lingua inglese «The Moscow News», ha dubitato che un aereo civile Boeing abbia colpito l'edificio del Pentagono. Ha detto: «In ogni incidente aereo ci sono dei resti. Ci sono bagagli, sedili, ecc.»: «Perché questo aereo ha avuto un incidente in modo così diverso da qualsiasi altro incidente cui abbiamo assistito?» ha chiesto.


Il cosmonauta Vladimir Dežurov, che al tempo si trovava nella Stazione Spaziale Internazionale e ha visto gli eventi dell'11/9 dallo spazio, ha detto anch'egli che un incidente aereo si lascia dietro dei detriti.

Un altro testimone oculare, il corrispondente di ITAR-TASS, Jurij Kiril'čenko, ha detto che il film ha dimostrato che c'è ancora bisogno di una seria inchiesta sulla tragedia poiché molte domande sono rimaste senza risposte.


Nessuno dell'audience ha sollevato la mano quando il moderatore ha chiesto di farlo nel caso che qualcuno credesse alla versione ufficiale.


Originalmente pubblicato dal Primo Canale della TV di Stato russa, a Mosca, in russo – n. 1725 - 12 Settembre 2008.
(c) 2008
BBC Monitoring Former Soviet Union.
Fornito da ProQuest LLC. All rights Reserved.

Fonte: BBC Monitoring Former Soviet Union

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Sin qui il resoconto della BBC.
Nel dibattito russo – una discussione aperta e plurale - si sono dunque proposte tesi diverse, le stesse che si fronteggiano anche da noi (per la verità più in Rete che in TV o sui giornali).
In più ci sono state alcune sorprese nel campo della documentazione e analisi dell'11/9.
Sono una grande novità sia le rivelazioni del cosmonauta Vladimir Dežurov, che ha riferito delle sue foto dell’11/9 scattate dallo spazio, sia le dichiarazioni del professor Ašot Tamrazijan, che racconta degli esperimenti fatti per valutare i crolli delle torri, finora non conosciuti fuori dalla Russia.
Vale la pena leggere qui per intero una prima traduzione italiana degli interventi di Dežurov e Tamrazijan. Il testo dell’intero dibattito è stato trascritto sul sito del Primo Canale russo (http://www.1tv.ru/gordonkihot/pr=10025&pi=11348&ptype=video)


Vladimir Dežurov

Vladimir Dežurov, pilota cosmonauta, colonnello dell’Aeronautica Militare russa, pilota di caccia, ingegnere areonautico: «in quei momenti a bordo ci trovavamo in un qualche istante nel bel mezzo della giornata, intorno all’ora di pranzo della Stazione Spaziale, quando vedemmo del fumo nero. Sembrava come un vento che soffiava sulla costa atlantica. Naturalmente abbiamo subito scattato un’enorme quantità di fotografie, girato dei video, e tutta questa informazione, ebbene, forse in non più di cinque minuti fu trasmessa ai Centri di Controllo della Missione di Mosca e di Houston. Era tutto a conoscenza di entrambe le parti, e in grande dettaglio. Vorrei dire, essendo io stesso un pilota di caccia, ho avuto modo di assistere a disastri di grandi jet e di caccia. In qualunque modo si sia schiantato questo aereo, a qualunque velocità sia andato incontro all’ostacolo, sempre – dipendendo solo dalla velocità il raggio di diffusione dei detriti – senza eccezione ci sarebbero tanti frammenti metallici sul terreno. Non accade mai che brucino. E, ovviamente, se ci fossero vittime si troverebbero. Necessariamente. Non possono esservi dubbi.»

A. Gordon
: Questa parte ti ha convinto?


Vladimir Dežurov:
Certo. Sì. È semplice. Si basa su tutta la prassi dell’aviazione.
Sarà interessante, un giorno, poter vedere le foto dall’alto annunciate da Dežurov.



Ašot Tamrazijan

Ed ecco l’intervento di Ašot Tamrazijan:

Ašot Tamrazijan, ingegnere, professore all’Università degli studi di ingegneria civile (MGSU), direttore del centro scientifico e tecnologico “Rischi e installazioni di sicurezza”: «Tutto è stato ben spiegato tranne che per le cose essenziali. Andiamo indietro al 2003, l’anno in cui un gruppo di lavoro dell’MGSU, assieme ad altre istituzioni dell’Accademia Russa delle Scienze e alle istituzioni ricomprese, ha condotto numerosi studi sulle cause di crollo dei grattacieli. Dopo i nostri calcoli preliminari ho espresso dei dubbi sul fatto che il solo impatto degli aeroplani possa aver fatto cadere gli edifici. Abbiamo eseguito molti test. Ne risultavano sì dei collassi progressivi, ma non come quelli del WTC, perché il World Trade Center è collassato non secondo lo scenario “progressivo”, oggi termine in voga, bensì un collasso per crolli locali. Cosa abbiamo in realtà? Ci sono foto del crollo, che tutti abbiamo visto, e ci sono degli aerei. La maggior parte delle cose non l’abbiamo vista, nei fatti. Così, l’aereo si è scagliato su un fascio di colonne, ha tagliato queste colonne, poi c’e stata l’esplosione, l’incendio. Abbiamo esaminato la resistenza al fuoco di queste colonne, i nostri specialisti hanno condotto degli studi sugli incendi, in particolare Vladimir Mironovič Rojtman, un eminente specialista, e abbiamo così determinato che dopo circa 50 minuti avrebbero perso la resistenza al fuoco, portando a perdere stabilità, così che un crollo sarebbe avvenuto in corrispondenza dei piani successivi di sopra e di sotto. Ma questo è insufficiente per completare il crollo dell’edificio. Non basterebbe una componente. E allora, cos’era, se non si trattava solo di aerei? Cosa accadeva, per dire, se negli schemi costruttivi degli edifici ci fossero anche dei danni localizzati? Non parliamo di esplosioni, stiamo parlando di danni agli schemi costruttivi. Noi conosciamo anche gli schemi costruttivi. Perciò abbiamo concluso che l’impatto degli aerei più la presenza di ulteriori vari crolli locali potrebbe risultare in quel tipo di crollo mostrato nel film. Questo è ammissibile.»

A. Gordon: Così avete creato un modello, tenuto una serie di test, e ottenuto dei risultati per cui senza ulteriori ...

A. Tamrazijan: Abbiamo ottenuto che questo tipo di edificio non sarebbe crollato per il solo impatto degli aerei, bensì con dei crolli aggiuntivi, alti 8-10 piani.

Aggiornamento del 2 ottobre 2008:
Il presente articolo è stato ripreso da
«ZeroFilm» [QUI] e da «Megachip» [QUI].

Aggiornamento del 26 febbraio 2009: Il presente articolo è stato tradotto in francese sul sito «ReOpen911» [QUI].

14 settembre 2008

ZERO in Russia: quando un film italiano va in prima serata

Giulietto Chiesa ha rilasciato un'intervista al canale russo in lingua inglese «Russia Today» anteriormente alla trasmissione del film "ZERO" in prima serata sul primo canale della TV di Stato (ORT):



Di seguito si può vedere l'intera trasmissione di «Russia Today». Il conduttore Al Gurnov esordisce definendo il documentario italiano «probabilmente il più importante film finora realizzato sull'11 settembre».



Dunque: un film italiano va in prima serata sul principale canale TV di un paese di quasi 150 milioni di abitanti, accompagnato da larghi spazi su altri canali e da dibattiti con i più noti giornalisti di quella nazione.
Il film si chiama ZERO.
Zero è anche il numero di righe dedicate dai giornali italiani a un fatto così inusuale.

11 settembre 2008

Il film ZERO fa colpo sui media tedeschi e russi

Di seguito è riportato un pezzo dell'agenzia di stampa tedesca DPA.
Articolo originale:
DPA News Agency, “Filmmaker Urges International Tribunal to Probe 9/11” [QUI]
8 settembre 2008.
Traduzione di Pino Cabras




Giulietto Chiesa, in veste di autore di film - mentre era a Berlino per una proiezione del suo documentario che mette in dubbio la versione ufficiale USA degli attacchi terroristici dell’11/9 - ha fatto appello a un tribunale internazionale che giudichi quegli eventi.

Chiesa era a Berlino durante il fine settimana per illustrare la proiezione del suo film che presenta, tra gli altri, il romanziere Gore Vidal e il drammaturgo Dario Fo, oltre al professore emerito americano di filosofia David Ray Griffin, il quale propone ipotesi cospirative che contraddicono le versioni correnti degli eventi dell'11 settembre 2001.

In questo documentario critico compaiono inoltre: controllori di volo della Federal Aviation Administration, piloti della US Air Force, comandanti militari. L’autore si augura che il film possa creare “consapevolezza politica” in merito alla “difettosa” inchiesta ufficiale degli eventi fornita dalla Commissione dell’11/9.”

“Alcune delle figure che compaiono nel film sono ex agenti dell’FBI e della CIA, persone che hanno corso in un certo senso un rischio molto grande nel voler parlare. Sono molto grato a loro perché hanno fatto un grande lavoro”, ha detto Chiesa.

“Il film non sarebbe stato possibile senza di loro”, ha detto, aggiungendo che ZERO è stato visto in Francia e in Belgio in singole proiezioni, e da più di 20mila persone in Italia. Ma il film finora non ha ottenuto un distributore in Europa.


La spinta per un tribunale internazionale

Chiesa, uno dei giornalisti italiani più autorevoli nonché corrispondente dall’estero de «La Stampa» per più di 20 anni, ha detto al suo pubblico di Berlino che un tribunale internazionale sull’11/9 potrebbe risultare utile.

“Se i sentimenti fossero abbastanza forti un risultato positivo si potrebbe ottenere, ma non sembra accadere nell’immediato. Finora è stata l'amministrazione USA a vincere la battaglia dell’informazione e a ottenere i propri risultati, purtroppo,” ha detto Chiesa. “Il nostro compito è quello di informare milioni di persone sulla vera situazione. Tutti dovrebbero essere coinvolti in questa lotta con un tribunale o una commissione che aiuti una volta conquistata l'approvazione per l'idea”, ha detto.

In un'intervista all’agenzia di stampa tedesca Dpa, Chiesa, europarlamentare, ha detto che la televisione russa darà il suo film in prima serata questa settimana alla vigilia del settimo anniversario degli attentati di New York e Washington.

“Ciò significa che circa 30 milioni di cittadini russi apprenderanno la verità su quanto accaduto, il che per me è un risultato molto grande.”

Chiesa, il cui documentario era stato proiettato dapprima innanzi a grande pubblico tedesco presso il Goethe-Institut di Monaco di Baviera nel mese di maggio, è stato chiaramente felice dell’accoglienza ricevuta dal film a Berlino. “E importante che tante persone lo abbiano manifestato”, ha detto.

Da componente della tavola rotonda composta da sei esperti chiamati a discutere il tema dell’11/9 a Berlino, Chiesa si è detto desideroso che il suo film guadagni più sostegno da parte del pubblico e diventi un “moltiplicatore” in tutta la Germania. “Se ciò accade, significa che stiamo facendo politica nel vero senso della parola.”


I critici mettono in discussione la versione governativa degli attentati

Andreas von Bülow, un controverso ex ministro tedesco della tecnologia, nonché ex segretario di Stato al Ministero della Difesa, è stato uno dei i partecipanti all’incontro berlinese pronti ad affermare che occorrono ulteriori indagini sulla questione dell’11/9.

Von Bülow ha dichiarato alla Dpa che per i governi è “una delle loro caratteristiche costitutive il fatto di tendere a mentire al fine di ottenere risultati per la loro agenda. Gli americani ci hanno raccontato che in Iraq Saddam Hussein aveva qualcosa a che fare con al-Qā‘ida, cosa del tutto falsa. Anche la CIA lo sapeva “, ha detto.

“Poi ci hanno detto che Saddam Hussein stava preparando armi di distruzione di massa, cosa altrettanto falsa, così hanno mentito dappertutto e lì stanno ancora combattendo. Nel frattempo un milione di persone sono state uccise”.

A chi gli chiedeva se ci fosse alcuna prospettiva di cambiamento politico una volta eletto il prossimo presidente degli Stati Uniti, ha risposto senza mezzi termini “No!”

Juergen Elsässer, 51anni, un giornalista che opera a Berlino e autore del recente libro intitolato “Terror Target Europe: il pericoloso doppio gioco dei servizi segreti,” ha parlato delle macroscopiche contraddizioni della versione ufficiale degli eventi dell’11/9.

“I critici si ritrovano a essere accusati di formulare ipotesi di complotto, ma la più grande teoria del complotto si trova nella versione ufficiale dell’11/9 del governo USA, la quale sostiene che Osāma bin Lāden, da una grotta in Afghanistan, insieme a 19 giovanotti arabi, è riuscito a realizzare uno dei più malefici attentati nella storia dell’umanità”.

“I conti non tornano. Per me la più importante contraddizione è il modo in cui le difese aeree della più grande potenza militare del pianeta non sono riuscite a prevenire simili attacchi mentre si svolgevano e nessun caccia intercettore né alcun sistema missilistico sia stato attivato”.

DPA News Agency (sp)


Aggiornamento del 12 settembre 2008:
Il presente articolo è stato ripreso da «Megachip»
[QUI]

15 luglio 2008

Scavando su Ground Zero: rispetto, memoria e verità

di Pino Cabras



Diversi mitografi che fanno l’apologia delle versioni ufficiali sull’11 settembre adottano spesso una tattica: spostare l’attenzione dal tema. Secondo questo schema, mettere in discussione la versione ufficiale è qualcosa che «manca di rispetto per le vittime e le loro famiglie».
La realtà, tuttavia, è un’altra. Circa metà dei familiari delle vittime ritiene che l’11 settembre abbia avuto complicità ad alto livello negli apparati statali.
Molti parenti e amici delle vittime non si limitano a sostenere la ricerca della verità sull’11/9, ma chiedono a gran voce una nuova inchiesta, come fa – fra gli altri – Bob McIlvaine, una delle voci più toccanti che abbiamo conosciuto anche in Italia grazie al film Zero. Non è affatto una voce nel deserto.

Le stesse “vedove dell’11 settembre” che si batterono per la creazione della Commissione d’inchiesta, dopo i suoi scarsi risultati e dopo i depistaggi che hanno appurato, stanno ora chiedendo una nuova indagine.



Altre voci esprimono dubbi e domande radicali. Lo fanno con un’autorevolezza naturale, che viene dalla loro storia personale valorosa e dai segni che portano nel corpo. Sono i pompieri e i soccorritori che avevano lavorato instancabilmente per salvare vite umane in mezzo alle nubi tossiche. Parliamo di veri e propri eroi, oggi colpiti dalla malattia per ciò che respirarono in quel giorno infausto. Proprio loro, queste vite predestinate a una sorte segnata da inesorabili patologie, sostengono che fu una demolizione controllata a buttare giù le Torri Gemelle e reclamano un’indagine che non sia una farsa.



Possiamo portare documenti, testimonianze, contatti, video. Ma ci sarà comunque ancora qualcuno che continuerà a ripeterlo: indagare sull’11 settembre è irriguardoso nei confronti delle vittime.
Ponendoci all’ascolto dei familiari dei caduti, dovremo pazientemente spiegare che è vero il contrario.
Accontentarsi delle versioni ufficiali: questo sì, sarebbe veramente irrispettoso di chi morì quel giorno e di chi lo piange da allora.

La posizione di chi reclama questa verità è molto scomoda, specie per chi ha avuto una visione dei fatti personale e diretta. I “muri di gomma” esistono.

Il maggiore Mike McCormack, ad esempio, è uno degli eroi di Ground Zero, nonché uno degli individui interessati a far divulgare i documenti che hanno provato il depistaggio governativo che ha deliberatamente messo a rischio poliziotti, vigili del fuoco e soccorritori (quando l’aria venne dichiarata «sicura e respirabile»). Il 12 settembre 2006, per fermarlo e perquisirlo sono state mobilitate anche le teste di cuoio della polizia. Come è ovvio, McCormack ha percepito il tutto come una potente opera di intimidazione. Le sue prese di posizione non sono uno scherzo. Sull’11 settembre ha rivelato cose di una certa pesantezza: «molti pompieri mi andavano dicendo che sentirono numerose esplosioni secondarie per tutto l'edificio – questi ragazzi sono professionisti con grande esperienza – molti hanno una formazione militare e non sono sciocchi.»
McCormack ha sostenuto che circa tre quarti dei poliziotti, dei pompieri e dei soccorritori con cui ha parlato personalmente credono ora che sull’11/9 ci sia un insabbiamento e ha rivelato che molti sono stati minacciati che «se aprono bocca possono dire addio alla loro pensione.»

Nonostante questo clima, a dispetto del “rumore di sciabole”, delle intimidazioni, delle inevitabili paure, gli interessati vanno avanti.
Plaza de Mayo, in un altro emisfero, dovrebbe averci insegnato che c’è chi non si arrende mai.