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10 settembre 2009

Presse italienne : La traduction du livre de P.Shenon met la V.O. à rude épreuve

Versione francese pubblicata su ReOpen911.info (QUI)


À presque 2 ans de distance de la sortie du film "ZÉRO" en Italie, et 8 après les attentats du 11 Septembre, un grand quotidien italien affiche ses doutes sur la "version officielle", au travers de la chronique d’un de ses journalistes phare. En effet, Carlo Bonini, a publié le 28 août dernier dans "Il Venerdi" de La Repubblica, un pamphlet à contre-courant de tous ses précédents articles sur le sujet. C’est pourtant lui qui écrivait en octobre 2007 dans ce même journal : "ZÉRO, exactement comme Meyssan, reste nu et dépourvu devant la plus simple des objections pour qui connaît la démocratie américaine. L’organisation d’un complot pour couvrir ce qui s’est passé le 11 Septembre, aurait demandé l’implication d’un tel nombre de fonctionnaires civils et militaires, dans l’administration, les services de sécurité, dans les forces armées, que toute tentative de camouflage ("cover-up") aurait été impossible. Et donc, comment se peut-il qu’en 6 ans, personne n’ait vu, entendu ou raconté quoi que ce soit ?". À en lire son nouvel article paru la semaine dernière, la question a changé de nature, et les doutes sont non seulement permis, mais clamés haut et fort. Pour Carlo Bonini, il faut maintenant essayer de comprendre "qui est derrière la vérité sur le 11 Septembre ?"



Tout ce qu’ils n’auraient pas voulu nous apprendre sur le 11/9

De Carlo Bonini – 29/09/2009

Sources : AriannaEditrice et Megachip.info

Publié dans « Il Venerdi » de La Repubblica, le 28 août 2009.

Carlo Bonini

Les rapports entre Kissinger et les Saoudiens. Ceux entre le directeur de la commission d’enquête sur les attentats et les fidèles de George W. Bush. À l’occasion de l’anniversaire de la tragédie, un chroniqueur du New York Times lève le voile sur ceux qui ont œuvré à l’ensablement de la vérité.

Dans cet héritage désastreux qu’ont laissé à l’Amérique et au monde entier les deux mandats présidentiels républicains, il existe une blessure plus profonde que les autres, qui a à voir avec la Vérité et le Mensonge. Avec le préambule du 11 Septembre et ses conséquences. Et comme cela se produit toujours dans nos démocraties, le temps, à lui seul, n’est pas un bon remède. C’est pour cela que 8 ans après ce jour qui a changé à jamais le cours de l’Histoire, la question sur cette matinée d’horreur et de sang n’est plus « comment cela a-t-il pu arriver ? », mais une autre, cruciale : « qui est le père de la vérité sur le 11 Septembre ? » Autrement dit, qui en a vraiment tracé le parcours et les abords ?

Comme nous le savons tous, la vérité officielle sur le 11 Septembre porte la signature d’une commission d’enquête (la Commission d’enquête sur le 11/9), issue du Congrès américain et paritaire (5 républicains et autant de démocrates), qui au cours de l’été 2004, a rendu ses conclusions et ses recommandations au terme d’un travail dont les actes, disponibles sur Internet et sous la forme d’un livre, sont devenus avec le temps une œuvre diffusée mondialement. À ces conclusions – qui de fait ne parvinrent pas à identifier les principales responsabilités politiques, ni dans l’administration républicaine d’alors, ni dans celle démocrate qui l’avait précédée, mais qui au contraire, mirent en avant une longue chaine de dysfonctionnements dans le sophistiqué, mais très bureaucratique appareil de sécurité et de Renseignement – ne croient plus aujourd’hui 53% des Américains, convaincus que le « gouvernement leur a caché tout ou partie de la vérité. »

Parmi les raisons de cette méfiance, l’évidente actualité de la question « qui est le père de la vérité sur le 11 Septembre ? », mais aussi les prémisses d’un excellent travail d’investigation journalistique de la part d’un fameux chroniqueur du New York Times, Philip Shenon. Un récit de 583 pages, magnifiquement documenté, aussi clair que riche en sources d’information, qui offre de premiers éléments de réponse à cette question, et qui, un an après sa publication aux USA [1], arrive en Italie sous le titre « Omissis, tutto quello che non hanno voluto farci sapere sull’11 settembre » (Éditions Piemme).

Shenon écrit : « J’ai commencé à travailler sur ce livre en janvier 2003, quand le New York Times m’a demandé de m’occuper de la Commission sur le 11 Septembre.
Je n’étais pas sûr de vouloir faire ce travail. C’est étrange d’y repenser maintenant, mais à l’époque il n’était pas évident que la Commission suscite un
quelconque intérêt dans l’opinion publique. (…) Aujourd’hui, je suis reconnaissant envers ceux qui m’ont fait changer d’avis et m’ont poussé à accepter. »
Dans la stupeur “posthume” de Shenon, on ne trouve pas seulement l’acceptation honnête de ce climat d’anesthésie et de manipulation collective qui pendant des années, a engourdi/chloroformé l’opinion publique et les médias américains, convaincus aussi bien de la vérité sur le 11/9 avant même qu’une enquête n’ait été menée, que des « raisons » truquées de la guerre en Irak. La même stupeur se retrouve dans tous les passages de cette contre-enquête sur le travail de la Commission du 11/9, qui malgré sa trame complexe et touffue, ses protagonistes, son décor sombre (la scène se déroule entièrement dans le Washington des palais du pouvoir, coincé entre Pennsylvania Avenue et K Street, entre la Maison-Blanche, Capitole Hill et les bureaux que la Commission avait choisis comme quartier général), est un ouvrage à la portée même de ceux qui ne connaissent rien aux méandres et aux coulisses de la politique américaine.

Dans son d’analyse chirurgicale des moments cruciaux du travail de la Commission sur le 11/9, l’enquête de Shenon, respectant un ordre strictement chronologique (mai 2002 – juillet 2004), se révèle pour ce qu’elle est en réalité : une chronique du pouvoir. Avant tout, vraie et sans fioritures, car dûment documentée. Mais aussi, symbolique. Pour sa capacité à raconter comment, au lendemain du 11/9, le problème (qui n’est pas seulement américain, pour ceux qui se veulent bien se rappeler la façon dont le gouvernement italien a cherché à camoufler l’implication de nos Services secrets dans l’affaire de l’uranium nigérian, la fameuse affaire « Niger-gate »), n’était pas la recherche de la vérité. Mais plutôt la recherche d’une vérité « compatible ». Qui, à la différence de toute autre vérité, ne ferait de mal à personne. Qui coïnciderait avec les intérêts d’une administration sur le point de demander un second mandat à ses électeurs. Qui ne franchirait pas le seuil de tolérance à la douleur de la bureaucratie en charge de la sécurité intérieure (FBI) et extérieure (CIA) et des hommes qui les dirigeaient à l’époque (Robert Mueller et George Tenet). Qui garderait intact le secret inavouable du régime saoudien et de ses liens avec les pirates de l’air du 11/9. Une vérité, en somme, qui permettrait d’accompagner, sans les faire dérailler, les politiques, les stratégies, les priorités d’intervention contre la violence de l’islamisme radical baptisée par la Maison-Blanche de George W.Bush et Dick Cheney.

Prises l’une après l’autre, les révélations de Shenon acquièrent ainsi cohérence et intelligibilité. Pour n’en citer que quelques-unes, on comprend par exemple pour quelles raisons, au lendemain de sa nomination à la présidence de la Commission sur le 11/9, l’ex-secrétaire d’État Henry Kissinger préféra démissionner plutôt que de devoir révéler à l’Amérique, et avant elle, aux « Jersey girls » (ce groupe de veuves des attaques contre les Tours Jumelles), quels clients saoudiens (on lui demanda même, « étaient-ce les Ben Laden ? ») possédaient les actions de sa société « Kissinger Associates » et au centre de quel conflit d’intérêts potentiel il se trouvait. On comprend aussi pour quelles raisons la Commission passa sous silence les détails en mesure de raconter autre chose, quelque chose de très différent sur les pirates de l’air du 11/9, capable de démonter leur image de martyre envoyé, lettre du Coran à la main, depuis quelque lointaine grotte afghane (pas seulement les soutiens qu’ils reçurent de la part de Saoudiens résidents en Californie pendant la période de leur entrainement, mais aussi leurs visites dans les sex-shops et leurs fréquentations de call-girls). Ou encore, on imagine mieux les raisons de la terreur qui assaillit Sandy Berger, ex-conseiller de Bill Clinton pour la Sécurité nationale, au lendemain des attaques contre les Tours et le Pentagone, et qui le poussa à dérober des Archives nationales de Washington des documents couverts par le secret d’État, qui lui auraient permis de préparer une défense politique crédible de l’administration démocrate dont il avait fait partie, et de son engagement dans la lutte à Oussama Ben Laden et son organisation al-Qaida.

Naturellement, Shenon donne le nom de celui qui fit en sorte que l’enquête de la Commission sur le 11 Septembre, malgré ses pouvoirs d’investigation et sa présidence bi-partite (le républicain Tom Kean et le démocrate Lee Hamilton), finisse par ne chercher qu’une « vérité compatible ». Et ce nom est celui de Philip Zelikow, qui en Italie n’évoque rien à personne.

Professeur à l’université de Virginie, Zelikow, en tant que directeur exécutif de la Commission, aura un rôle crucial dans le choix des témoins à rechercher et à interroger. Des faits à conserver ou à mettre aux rebus.

Jusqu’à devenir le véritable patron de cette commission, capable de diriger chaque détail de l’enquête. Ses rapports avec Karl Rove (l’homme qui inventa George W. Bush) et Condoleezza Rice, ses contacts téléphoniques permanents avec la Maison-Blanche, resteront longtemps secrets. Avec son livre « Omissis », Shenon met fin à ce secret.

Références

[1] "The Commission: The Uncensored History of the 9/11 Investigation", de Philip Shenon


Note de Megachip – Pino Cabras

Il y a une phrase révélatrice dans cet article de Carlo Bonini, quand il soutient que le problème que cherchait à résoudre l’enquête « n’était pas la recherche de la vérité. Mais la recherche d’une vérité “compatible”. Qui, à la différence de toute autre vérité, ne ferait de mal à personne. » Voilà une intéressante épitaphe à inscrire sur le mur élevé pendant des années par les « défenseurs » de la vérité officielle, que ce soient ceux présidant aux rédactions des grands organes de Presse, ou ceux qui se déchainent sur le Web.

Nous pouvons désormais dire que la première digue de la « vérité compatible », érigée sur les mensonges officiels, et même si elle sa résistance aura duré presque 10 ans, avec la complicité et le silence des principaux mass-media, s’est lamentablement effondrée. Aujourd’hui, les eaux atteignent la seconde digue, dressée sur une autre « vérité compatible », et qui cherche encore à préserver les pouvoirs impliqués dans le 11/9, mais qui est désormais obligée d’admettre que le réseau de complicités ayant permis les attentats était infiniment plus vaste que celui recroquevillé autour de la vingtaine de présumés pirates, qui d’ailleurs ne sont plus crédibles comme fondamentalistes islamiques d’inspiration salafiste, eux qui fréquentaient davantage de call-girls que notre Premier ministre.

Nous sommes sur la bonne voie. La conclusion de Bonini nous mettrait même de bonne humeur lorsqu’il remercie Philip Shenon pour avoir finalement « mis fin au secret » sur le personnage de Zelikow, le véritable patron de la Commission d’enquête sur le 11/9. Nous pourrions vous recommander des dizaines de sites Web et de livres qui, même dans notre pays, avaient depuis longtemps levé le voile sur le problème « Zelikow », s’exposant ainsi aux qualificatifs commodes de « complotistes ». Sans attendre une autre décennie, il [Bonini] trouvera dès aujourd’hui les éléments qui mèneront à la 3e puis à la 4e digue.


Notes de ReOpenNews: Comme l’écrit Pino Cabras, les sites et les livres vers la 3e et la 4e digue ne manquent pas, dans tous les pays et toutes les langues. Vous trouverez en 1ère page de www.reopen911.info une liste de ces sites sérieux et documentés, auxquels il convient d’ajouter pour l’Italie www.megachipdue.info et http://www.luogocomune.net, le livre "ZÉRO" de Giulietto Chiesa ou encore "Il mito dell’11 settembre e l’opzione dottor Stranamore" de Roberto Quaglia.

28 agosto 2009

L’inchiesta. Tutto quello che non avrebbero voluto farci sapere sull’11/9

di Carlo Bonini - «Il Venerdì di Repubblica», 28 agosto 2009.

Segue una nota di «Megachip» a cura di Pino Cabras.

I rapporti tra Kissinger e i sauditi. Quelli tra il direttore della Commissione d’inchiesta sull’attentato e i fedelissimi di Bush jr. Nell'anniversario della strage, un cronista del «New York Times» svela chi ha lavorato per insabbiare la verità.

Nella disastrosa eredità consegnata all’America e al mondo intero da due mandati presidenziali repubblicani, c’è una ferita più profonda di altre che ha a che fare con la Verità e la Menzogna. Con le premesse dell’11 settembre e le sue conseguenze. E come sempre accade nelle grandi democrazie, il tempo, da solo, non è mai una buona medicina. Perché l’oblio non è una risposta. Per questo, a otto anni di distanza da quel giorno che ha cambiato per sempre il corso della Storia, la domanda su quella mattina di orrore e di sangue non è più «come è potuto accadere», ma un’altra. A ben vedere cruciale. Chi è il padre della verità sull’11 settembre? Chi, dunque, davvero ne ha indirizzato il percorso e gli approdi?

Come è noto, la verità ufficiale sull’11 settembre ha la firma di una Commissione d’inchiesta (9/11 Commission) bipartisan del Parlamento americano (cinque repubblicani e altrettanti democratici), che, nell’estate del 2004, rassegnò le proprie conclusioni e raccomandazioni al termine di un lavoro i cui atti, disponibili in rete e raccolti per altro in un volume, sono diventati nel tempo un testo di diffusione mondiale. A quelle conclusioni – che di fatto non riuscirono a individuare responsabilità politiche cruciali né nell’amministrazione repubblicana di allora né in quella democratica che l’aveva preceduta, ma al contrario, illuminarono solo una lunga catena di falle nel sofisticato, ma burocratico, apparato della sicurezza e dell’intelligence – a tutt’oggi non crede un 53 per cento degli americani, convinto come è che «il governo abbia nascosto tutto o in parte la verità».

Nelle ragioni di questa sfiducia si ripropone evidentemente l’attualità della domanda - chi è il padre della verità sull’li settembre? - e il presupposto di un eccellente lavoro di inchiesta giornalistica che porta la firma di un autorevole cronista del «New York Times», Philip Shenon. Una storia di 583 pagine magnificamente documentata, trasparente quanto ricca nelle fonti, che a quella domanda offre delle prime risposte e che ora, a un anno dalla pubblicazione negli Stati Uniti, arriva nella sua traduzione e titolo italiani: Omissis, tutto quello che non hanno voluto farci sapere sull’11 settembre (Piemme edizioni).

Scrive Shenon: «Ho cominciato a lavorare al libro nel gennaio del 2003, quando il «New York Times» mi affidò l’incarico di occuparmi della Commissione sull’11 settembre.

Non ero sicuro di volere quel lavoro. È strano ripensarci adesso, ma all’epoca non era chiaro se la Commissione avrebbe suscitato l’interesse dell’opinione pubblica. (...) Oggi sono grato a chi mi fece cambiare idea e mi convinse ad accettare». Nello stupore «postumo» di Shenon non c’è soltanto l’onesta ammissione di quel clima di anestesia e manipolazione collettiva che, per anni, ha imprigionato opinione pubblica e media americani, convinti delle «verità» dell’11 settembre prima ancora che fossero indagate, come delle «ragioni» truccate della guerra in Iraq. C’è la stessa sorpresa che percorre e annoda tutti i passaggi di questa controinchiesta sul lavoro della Commissione 11 settembre e che, a dispetto della sua intricata e affollata trama, dei suoi protagonisti, dei suoi luoghi claustrofobici (la scena si svolge per intero nella Washington dei palazzi del potere, chiusa tra Pennsylvania Avenue e K Street, tra la Casa Bianca, Capitol Hill e gli uffici che la Commissione aveva individuato come suo quartier generale), si lascia leggere anche da chi non ha alcuna familiarità con i corridoi e il retrobottega della politica americana.

Nello scomporre e passare al microscopio i passaggi cruciali del lavoro della Commissione 11 settembre, l’inchiesta di Shenon, in un plot rigidamente cronologico (maggio 2002-luglio 2004), si svela infatti per quello che è: una cronaca del potere. Innanzitutto vera e non avventurosa, perché documentata. Ma anche simbolica. Per la sua capacità di raccontare come, all’indomani dell’11 settembre, il problema (per altro non solo americano, per chi ha voglia di ricordare quale sia stato il cover-up del governo italiano sul coinvolgimento dell’intelligence del nostro Paese nella vicenda dell’uranio nigeriano: il cosiddetto affare Niger-gate) non fu la ricerca della verità. Ma la ricerca di una verità «compatibile». Che, al contrario di qualunque verità, non facesse male a nessuno. Che collimasse con l’interesse domestico di un’amministrazione che si preparava a chiedere un secondo mandato agli elettori. Che non superasse la soglia di tolleranza al dolore delle burocrazie della sicurezza interna (Fbi) ed esterna (Cia) e degli uomini che in quel momento le dirigevano (Robert Mueller e George Tenet). Che mantenesse intatto il segreto inconfessabile del regime saudita e dunque i suoi legami con i dirottatori dell’11 settembre. Che insomma accompagnasse, senza farle deragliare, le politiche, le strategie, le priorità di intervento contro la violenza del radicalismo islamico battezzate dalla Casa Bianca di George Bush e Dick Cheney.

Messe in fila, le «rivelazioni» del lavoro di Shenon acquistano così un senso corale e intelligibile. Per citarne solo alcune, si comprende per quale motivo, all’indomani della sua nomina a presidente della Commissione 11 settembre, l’ex segretario di Stato Henry Kissinger preferì dimettersi, piuttosto che svelare all’America, e prima ancora alle aggressive Jersey girls (il gruppo delle vedove dell’attacco alle Torri Gemelle), quali clienti sauditi («i Bin Laden?», gli fu chiesto) avesse nel proprio portafoglio la sua Kissinger associates e dunque quale potenziale conflitto di interessi lo

assediasse. E per quale motivo finirono sepolti negli atti della Commissione dettagli capaci di raccontare qualcosa di più e di molto diverso sui dirottatori dell’11 settembre, di smontare la loro rappresentazione di martiri ammaestrati con la lettera del Corano in qualche sperduta caverna afgana (non solo il sostegno che ricevettero da sauditi residenti in California durante il periodo del loro addestramento, ma, ad esempio, anche le loro visite nei sexy-shop e la loro frequentazione di escort). Di più: si intuiscono le ragioni del terrore che aggredì Sandy Berger, ex consigliere per la sicurezza nazionale di Bili Clinton, all’indomani dell’attacco alle Torri e al Pentagono, convincendolo a trafugare dagli Archivi nazionali di Washington documenti coperti da segreto di Stato che gli avrebbero consentito di preparare una difesa politica credibile dell’amministrazione democratica di cui aveva fatto parte e del suo impegno nella lotta ad Osama Bin Laden e alla sua Al Qaeda.

Naturalmente, Shenon dà un nome a chi fece in modo che l’indagine della Commissione 11 settembre, a dispetto dei suoi poteri di inchiesta, della straordinaria qualità dei suoi investigatori e del suo ufficio di presidenza bipartisan (il repubblicano Tom Kean e il democratico Lee Hamilton) finisse con il cercare soltanto una «verità compatibile». Ed è un nome, Philip Zelikow, che nel nostro Paese non dice nulla a nessuno.

Professore dell’università della Virginia, Zelikow, da direttore esecutivo della Commissione, sarà cruciale nella scelta dei testimoni da cercare e interrogare. Negli atti da acquisire o da cestinare.

Fino a diventare il vero padrone della Commissione, capace di governarne di fatto ogni mossa di indagine. I suoi rapporti con Karl Rove (l’uomo che inventò Bush) e con Condoleezza Rice, le sue costanti telefonate alla Casa Bianca, saranno a lungo il suo «segreto». Con il suo Omissis, Shenon lo fa cadere.

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Nota di Megachip a cura di Pino Cabras:

C’è una frase illuminante, in questo articolo di Carlo Bonini, quando sostiene che il problema che volevano risolvere le inchieste «non fu la ricerca della verità. Ma la ricerca di una verità “compatibile”. Che, al contrario di qualunque verità, non facesse male a nessuno.» È un interessante epitaffio da iscrivere sulle barriere sollevate per anni dai mitografi della Verità Ufficiale, sia quelli a presidio delle redazioni dei grandi organi d’informazione, sia quelli scatenatisi sul web.

Possiamo dire che è franata miseramente la prima diga della verità “compatibile”, eretta intorno alle bugie ufficiali, anche se ha resistito per quasi un decennio, con la complicità e i silenzi della corrente principale dei mass media. Oggi le acque avanzano fino alla seconda diga, dove si raccoglie un’altra verità “compatibile”, che cerca ancora di salvare i poteri coinvolti nell’11/9, ma è ormai costretta ad ammettere che il lago delle complicità a sostegno dell’attentato era enormemente più vasto di quello che si raccoglieva intorno alla ventina di presunti attentatori, i quali non appaiono peraltro più credibili come tipici fondamentalisti islamici di ispirazione salafita, laddove frequentavano perfino più escort del nostro premier.

Siamo sulla buona strada. Ci rimane perfino il buonumore per la chiusura di Bonini, che ringrazia Philip Shenon per aver fatto finalmente “cadere il segreto” sulla figura di Zelikow, il “padrone” della Commissione d’inchiesta sull’11/9. Possiamo consigliargli decine di siti e di libri che – anche dalle nostre parti – la questione Zelikow l’avevano posta eccome, da anni, beccandosi il comodo epiteto di “complottisti”. Senza attendere un altro decennio, troverà già oggi anche i materiali che arriveranno poi alla terza e alla quarta diga.


Articolo sul web: Megachip.