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14 dicembre 2015

Barbara Honegger – “Dietro la cortina di fumo”

da PandoraTV.

Barbara Honegger ha lavorato all’interno dell’Amministrazione USA e poi come giornalista investigativa esperta di questioni militari, sempre a contatto con la stampa di casa al Pentagono. In occasione del ‘Convegno contro la Guerra per un’Italia neutrale per un’Europa indipendente’, tenutosi a Roma il 20 ottobre 2015, ha rilasciato un’intervista a Pandora TV. 

Le ho chiesto di introdurre i temi principali del suo film ‘Behind The Smoke Curtain: What Happened at the Pentagon on 9/11, and What Didn’t, and Why it Matters’ (‘Dietro la cortina di fumo, cosa accadde al Pentagono l’11/9 e cosa non accadde, e perché conta’, ndt). Fra i temi affrontati, le tante esercitazioni militari che riproducevano fedelmente proprio quel che stava accadendo. 



 Fonte: http://www.pandoratv.it/?p=5289


21 ottobre 2010

11-Septembre : Des avions aux armes, tout était prêt

par reopen911.info.


On peut s’étonner des propos du président américain George W. Bush et de la conseillère à la Sécurité nationale Condoleezza Rice après les événements du 11-Septembre. Tous deux ont affirmé avec stupeur qu’il était impossible de prévoir des attentats aériens contre le WTC et le Pentagone. Pris en flagrant délit de mensonge ? Car précisément le 11 septembre, le président de la Commission parlementaire permanente du Renseignement, Porter Goss déclarait exactement le contraire en direct à la télévision.
Le journaliste italien Pino Cabras s’intéresse d’un peu plus près à ce personnage multicarte au service d’obscures missions pour le compte du gouvernement américain. George W. Bush l’ayant nommé directeur de la CIA, il fut un fervent acteur de la mise en place du Patriot Act. Mais bien avant cela, le matin du 11 septembre 2001, il déjeunait avec Mahmoud Ahmed, le directeur des services secrets pakistanais. L’article retrace le parcours de cet homme aux relations pour le moins troublantes, au point qu’il s’est trouvé, selon les termes du journaliste, "à une poignée de main d’Oussama ben Laden".

Par Pino Cabras, Directeur du site Megachip / Article du 6 octobre 2010

Des années après le gigantesque attentat du 11-Septembre, on récupère des pièces oubliées du puzzle, des détails mais qui ont leur importance et qui surgissent tout à coup dans les médias avant d’être négligées dans le récit peu à peu façonné par les grands organes d’information qui s’adaptent aux circonstances. Nous vous proposons aujourd’hui une vidéo de quelques minutes qui explique bien comment le 11/9 suivit un scénario que les organes de la Défense étasunienne avaient déjà approché bien avant ce jour-là.
Le 11 septembre 2001, Porter Goss est le président de la Commission parlementaire permanente du Renseignement, et à ce titre, il accorde une interview en direct depuis Washington. Au même moment, l’incroyable tragédie est en train de se dérouler. Pendant la retransmission télévisée, on entend une énorme explosion; nous ne savons pas s’il s’agit du bang d’un supersonique ou du crash sur le Pentagone. En substance, l’interview est une déclaration très claire de Goss : l’éminent parlementaire confirme que le scénario d’avions détournés utilisés comme armes terroristes avait été envisagé depuis plusieurs années, et que des mesures défensives avaient été prises. A l’inverse, dans les années qui suivent, George W. Bush et Condoleezza Rice décriront ce qui s’est passé comme étant «inimaginable».






S’ensuit un reportage d’ABC sur l’ampleur des exercices militaires simulant un scénario tout à fait semblable à celui du 11-Septembre.
Ce jour là eurent lieu plusieurs exercices militaires qui jetèrent la confusion sur les écrans radars, comme nous l’avons encore vu récemment.
Intéressons-nous un peu à Porter Goss. Sa biographie et ses rencontres montrent à quel point le monde est petit et celui du pouvoir encore plus, au point de générer de fréquentes coïncidences et des courts-circuits au sein de relations dangereuses.
D’abord, le parlementaire républicain avait déjà été par le passé un cadre important de la CIA, spécialisé dans les opérations clandestines en Amérique latine coordonnées à partir de la Floride. À son palmarès, le recrutement de mercenaires pour le débarquement manqué de la Baie des Cochons à Cuba, la formation des "escadrons de la mort " en Amérique centrale, et même la formation de la bande qui captura puis tua Che Guevara en Bolivie. C’est dans l’entourage de ces personnages que nous trouvons dans les résultats d’enquêtes sur le sujet, [des références à] certaines bases en Floride impliquées à divers titres dans l’assassinat du Président Kennedy.
Le 11 septembre 2001, celui qui était à la tête de la commission parlementaire chargée de surveiller l’épine dorsale du pouvoir invisible aux USA était donc une figure organique de ce même pouvoir. Tellement organique, que Goss fut nommé par George W. Bush au poste de directeur de la CIA, poste qu’il occupa de 2004 à 2006.
Avant que la carrière de Peter Goss n’atteigne ces sommets, l’après 11/9 le vit se battre sur tous les fronts pour transformer la Constitution matérielle(*) des États-Unis.
Par exemple, Goss fut l’un des plus virulents promoteurs du USA Patriot Act, une loi qui a étendu de manière considérable aussi bien les pouvoirs des forces de sécurité présentes sur le sol américain – inaugurant de lourdes restrictions et des violations patentes des libertés civiles – que ceux des agences de renseignement à l’étranger. Il fut un farouche opposant à la création d’un quelconque organisme d’enquête sur le 11/9, avant de devenir lui-même co-président d’un comité ad hoc, chargé de faire la liaison entre les commissions parlementaires sur le Resneignement des deux branches du Parlement US. D’emblée, Goss précisa clairement que l’objectif n’était pas d’identifier des crimes spécifiques, au point de dire : « Cette enquête n’est pas du genre "qui allons-nous pendre ? Il s’agit plutôt de mettre à jour les lacunes de la Défense états-unienne, et de comprendre comment y remédier. » Les verrous qu’il avait mis en place ne pouvaient que mener les 832 pages du rapport à une belle opération de dissimulation, comme d’ailleurs toutes les autres constructions issues des versions officielles jusqu’à présent.
Il est particulièrement intéressant de noter que, le matin du 11/9, lors d’un petit déjeuner, Goss avait rencontré Mahmoud Ahmed, le directeur de l’ISI, les services secrets pakistanais, c’est-à-dire l’homme qui, quelques jours avant les attentats, aurait autorisé un règlement de cent mille dollars au profit de Mohammed Atta, le chef présumé des pirates de l’air. Le Washington Post a également évoqué cette rencontre avec Ahmed. Cette rencontre faisait suite à d’autres qui s’étaient pour certaines tenues au Pakistan les mois précédents.
Nous pouvons dire que Goss a été, et est séparé d’une simple poignée de main d’Oussama ben Laden. En effet, le réseau d’Ahmed s’était lié à Oussama ben Laden non seulement au niveau financier, mais aussi pour soutenir et former directement les talibans.
Le territoire de la circonscription électorale de Goss comprenait en Floride la base des prétendus pirates de l’air du 11-Septembre, dont leurs écoles de pilotage. Le véritable propriétaire de l’une de ces écoles de pilotage était un républicain très lié à la Floride et à Washington, Wally Hilliard, qui l’avait achetée quelques mois à peine avant qu’Atta et les autres "joyeux pirates de l’air" ne commencent à arriver. Avant son acquisition, l’école de pilotage accueillait des étudiants pour la plupart américains. Par la suite, le corps estudiantin évolua jusqu’à compter 80% d’étrangers, provenant essentiellement du Moyen-Orient. Yeslam ben Laden, le frère d’Oussama, y envoya plusieurs élèves pour son business.
Hilliard n’était pas dans le business des écoles de pilotage avant cette acquisition. Il paya l’école au prix fort, sans avoir pris de renseignements ni fait de vérifications avant l’achat. Il perdit des millions de dollars sans que cela semble lui poser le moindre problème. Ses avions faisaient de fréquents vols au Vénézuéla, et l’argent issu de ces trafics avait tendance à ne pas figurer dans la comptabilité. Hilliard était couvert en haut lieu, et les "stups" ne lui collaient certainement pas aux semelles.
Le Gouverneur de Floride d’alors, Jeb Bush, frère du président George W. prit la peine d’accompagner personnellement le FBI lorsque celui-ci transféra les registres de l’école de pilotage, à l’aube du 12 septembre, et les fit s’envoler vers Washington.
Jeb Bush et Katherine Harris ont volé à plusieurs reprises sur les avions de Hilliard, et lui ont accordé certaines faveurs. Harris était à l’époque secrétaire d’État de la Floride avant de succéder à Porter Goss à la Chambre des représentants, lorsqu’elle fut élue dans cette circonscription. N’oublions pas que Katherine Harris est une figure-clé de la défaite par forfait d’Al Gore lors des élections présidentielles de 2000.
Les jours suivant le 11-Septembre, un certain nombre de Saoudiens furent rapatriés depuis la Floride. Ils prirent un des charters de Wally Hilliard pour se rendre sur les pistes privées du fournisseur militaire Raytheon, puis s’envolèrent à bord d’un Boeing 747. Une exception notable au vu des interdictions strictes de vol les jours suivant les attentats.
Le fait que le super lobbyiste républicain Jack Abramoff, tombé en disgrâce en 2005 suite à divers scandales politico-financiers impliquant le chef des républicains Tom DeLay, ait eu pendant des années comme associé Wally Hilliard dans certaines affaires louches de casinos, montre simplement que la fréquence des connexions entre Washington, la Floride et certains républicains suit des lois statistiques tout à fait particulières.
Certes, le circuit des contacts liés au 11/9 est resté trop longtemps dans l’ombre. Comme il sied à certains sanctuaires du pouvoir.

Pino Cabras
Megachip, le 6 octobre 2010

Traduction apetimedia pour ReOpenNews

Note de l’auteur :
(*) Constitution matérielle: Le concept de “Constitution matérielle” a été élaboré par des juristes, en particulier le juriste italien Costantino Mortati. Il part du principe que l’évolution entre les différents rapports de pouvoir élargit graduellement le fossé entre la loi écrite et celle qui est appliquée dans la réalité, qui est concrête, «vivante», («matérielle»). La Constitution reste toujours formellement en vigueur, et proclame solennellement l’équilibre (la séparation) des pouvoirs, la primauté de la Loi, etc… mais il existe aussi une autre façon d’interpréter la légitimité des pouvoirs sur la base d’un «corpus» juridique alternatif. La Constitution matérielle comparée à la Constitution formelle se trouve renforcée dans le cas d’un «état d’exception» proclamé au nom d’une urgence [extrême], comme le terrorisme. D’où le PATRIOT ACT et autres lois «exceptionnelles». Voir aussi (en français) : «Constitution matérielle» : http://netcampus.free.fr/droit/constit/2-constit_m-f.php3 ou http://www.oodoc.com/26084-comparaison-constitution-formelle-materielle.php .



 P. Goss et G.W. Bush dans le hall de l’Agence


 Version italienne de l'article: ICI.


En lien avec l’article
Vidéo en anglais :
  • conférence avec le journaliste Eric Lichtblau, auteur du livre Bush’s Law : The Remaking of American Justice  (La loi Bush : refondation de la Justice américaine). Cette conférence a été organisée par le Cato  Institute, un organisme de recherche sur la politique publique. Ce groupe de réflexion s’intéresse entre-autres aux principes de la liberté individuelle. Ses membres effectuent des recherches indépendantes.
  • Suite au 11/9, le Président Bush déclarait que la lutte contre le terrorisme ne serait rien de moins qu’une guerre d’un nouveau genre qui demanderait de nouvelles tactiques, de nouveaux pouvoirs gouvernementaux, un nouvel état d’esprit. Dans son récent livre, Bush’s Law, Eric Lichtblau soutient qu’on a demandé aux responsables du contreterrorisme du FBI, de la NSA et de la CIA, de jouer un rôle qu’ils n’avaient jamais tenu auparavant. Pour faciliter ces nouveaux rôles, des restrictions légales furent mises de côté ou ignorées tandis que les responsables de l’Administration autorisaient de nouveaux programmes pour le Renseignement et le maintien de l’ordre. Reporter au New York Times, Lichtblau a aider à démonter l’histoire sur le programme de mises sur écoute injustifiées. Il a reçu le prix Pulitzer en 2006.

6 ottobre 2010

Aerei come armi: non erano impreparati

di Pino Cabras – da Megachip.

A distanza di anni dai mega-attentati dell’11/9 si recuperano pezzi dimenticati del mosaico, piccoli ma importanti dettagli apparsi a caldo sui media e poi trascurati dal racconto che via via si costruiva sui grandi organi di informazione adattandosi alle circostanze. Oggi vi proponiamo un video di pochi minuti che spiega bene come l’11/9 fosse uno scenario a cui gli apparati della difesa statunitensi si erano già avvicinati, eccome, ben prima di quel giorno.





Porter Goss l’11 settembre è presidente della Commissione parlamentare permanente sull’Intelligence, e in quella veste concede un’intervista a caldo, a Washington. La scioccante tragedia globale è ancora in pieno svolgimento. Durante le riprese televisive si ode un fortissimo scoppio, non sappiamo se un bang supersonico o proprio l’incidente del Pentagono. Il cuore dell’intervista è una dichiarazione molto netta di Goss: l’eminente parlamentare conferma che da anni erano già stati considerati scenari di aerei dirottati usati come armi terroristiche, e che erano state prese delle misure difensive. George W. Bush e Condoleezza Rice negli anni a seguire avevano invece definito «inimmaginabile» l’accaduto.
Segue un servizio della ABC che racconta la portata delle esercitazioni in cui si simulava uno scenario affine all’11 settembre.
Proprio in quella giornata si stavano svolgendo numerosi giochi di guerra che hanno confuso i radar, come abbiamo visto anche di recente.
Porter Goss merita qualche cenno di più. La sua biografia e i suoi incontri ci dicono che il mondo è piccolo e il mondo del potere ancora più piccolo, tanto da generare frequenti coincidenze e cortocircuiti di legami pericolosi.
Innanzitutto il parlamentare repubblicano era già stato in passato un importante quadro della CIA, specializzato in operazioni coperte in America Latina, coordinate dalla Florida. Tra i suoi lavoretti il reclutamento dei mercenari per il fallito sbarco cubano nella Baia dei Porci, l’addestramento di squadroni della morte in Centro America, nonché la formazione della banda che catturò e uccise Ernesto Che Guevara in Bolivia. È il sottobosco di quei personaggi che troviamo nelle inchieste sui soggetti con base in Florida a vario titolo coinvolti nell’omicidio del presidente Kennedy.
L’11 settembre 2001 chi era a capo della commissione parlamentare che vigilava sulla spina dorsale del potere invisibile americano era dunque una figura organica a quel potere. Tanto organica che dal 2004 al 2006 Goss ascese perfino all’incarico di direttore della CIA, su nomina di George W. Bush.
Prima di coronare così ad alto livello la sua carriera, il post 11 settembre vedeva Goss combattere su tutti i fronti in cui si lottava per trasformare la costituzione materiale degli USA.
Goss è stato ad esempio uno dei massimi sponsor dello USA Patriot Act, una legge che ha assegnato nuovi, vasti e penetranti poteri sia alle forze di sicurezza sul suolo americano – inaugurando pesanti limitazioni e patenti violazioni delle libertà civili – sia alle agenzie di intelligence all’estero. Ed è stato uno strenuo oppositore rispetto alla creazione di un qualsivoglia organo d’inchiesta sull’11/9, finché non è stato egli stesso co-presidente di un comitato ad hoc, quello che congiungeva le commissioni parlamentari sull’intelligence dei due rami del parlamento USA. Goss chiarì subito che l’obiettivo non era individuare specifici reati, fino ad affermare: «Questa non è una di quelle indagini tipo “chi impicchiamo?”. L’indagine è semmai su quali siano le lacune della difesa dell'America e su cosa possiamo fare per rimediare». I paletti da lui posti non potevano che convogliare le 832 pagine del rapporto verso un bell’insabbiamento, come tutte le altre fabbriche delle versioni ufficiali, finora.
È soprattutto degno di nota che, proprio la mattina dell'11/9, Goss si era incontrato a colazione con Mahmud Ahmed, il capo dell'ISI, il servizio segreto pakistano, ossia l'uomo che qualche giorno prima degli attentati avrebbe autorizzato un pagamento di centomila dollari a favore di Mohammed Atta, il presunto capo dei dirottatori. Dell'incontro con Ahmed parla anche il «Washington Post». L'incontro era un "follow up" di altri incontri avuti anche in Pakistan nei mesi precedenti.
Possiamo dire che Goss era ed è diviso da una sola stretta di mano da Osama bin Laden. La rete di Ahmed aveva infatti legami con Osama, oltre che finanziare, sostenere e addestrare direttamente i talibani.
Nel territorio della circoscrizione elettorale parlamentare di Goss era ricompresa la base in Florida dei presunti dirottatori dell’11 settembre, incluse le loro scuole di volo. Il proprietario ombra di una di queste scuole di volo era un repubblicano molto ammanicato in Florida e a Washington, Wally Hilliard, il quale l’aveva acquistata appena pochi mesi prima che Atta e gli altri allegri dirottatori iniziassero ad arrivare. Prima del suo acquisto, la scuola di volo ospitava in prevalenza allievi americani. Dopo, il corpo studentesco divenne all’80% straniero, per la maggior parte mediorientale. Yeslam bin Laden, fratello di Osama, vi spedì degli allievi per il suo business.
Hilliard non era stato nel business delle scuole di volo prima che facesse il suo acquisto. Pagò un prezzo esagerato per la scuola, e non fece istruttorie né accertamenti prima di comprare. Perse milioni, ma non sembrava che lo considerasse un problema. I suoi aerei facevano frequentissimi voli in Venezuela, e il denaro che stava dietro questi traffici non aveva urgenza di mostrarsi in contabilità. Hilliard aveva coperture altolocate, e la narcotici non gli stava certo con il fiato sul collo.
L’allora governatore della Florida Jeb Bush, fratello del presidente George W., si scomodò ad accompagnare personalmente l’FBI quando rimosse i registri della scuola di volo all’alba del 12 Settembre, e li fece volare fino a Washington.
Jeb Bush e Katherine Harris hanno volato più volte sul vettore aereo di Hilliard e lo hanno favorito. La Harris era all’epoca Segretario di Stato della Florida poi è succeduta a Porter Goss nella Camera dei Rappresentanti, una volta eletta in quella circoscrizione. Non va dimenticato che Katherine Harris è una figura chiave per la sconfitta a tavolino di Al Gore alle elezioni presidenziali del 2000.
Nei giorni seguenti l’11 settembre, un certo numero di sauditi espatriò partendo dalla Florida. Volarono su charter di Wally Hilliard verso le piste private del fornitore militare Raytheon, e partirono su un Boeing 747. Un’eccezione rispetto ai rigidi divieti di volo dei giorni successivi agli attentati.
Che il superlobbysta repubblicano Jack Abramoff, caduto in disgrazia nel 2005 per vari scandali politici e finanziari assieme al capogruppo dei repubblicani Tom DeLay, abbia avuto per anni come socio in alcuni loschi affari di casinò galleggianti Wally Hilliard, dimostra solo che la frequenza delle connessioni fra Washington, la Florida e certi repubblicani ha una sorta di singolare favore statistico.
Di certo il giro di contatti legati all’11/9 è rimasto troppo in ombra. Come si addice a certi santuari del potere.

16 settembre 2009

11/9: La verità avanza, nonostante tutto

di Giulietto Chiesa - Megachip.

Sono trascorsi 8 anni da quel tragico 2001 e ancora non conosciamo la verità su quello che accadde l’11 settembre. Invero sappiamo sempre di più, ma per conto nostro, tutti quelli che caparbiamente insistono per cercare la verità, mentre il mainstream continua a tacere, seppure le crepe nel muro del silenzio aumentino.

Chi, come noi, dubitò fin dall’inizio sulle versioni che via via vennero fornite al pubblico dalle autorità americane fu immediatamente bollato come “complottista” (ed è stato questo, in questi anni, l’epiteto più gentile) e, naturalmente, “antiamericano” Cioè furono definiti complottisti quelli che cercavano di smascherare il complotto, non quelli che lo costruirono. Per quanto concerne l’antiamericanismo, si tratta del solito trucco - tecnicamente diversion - di far guardare il dito che indica la Luna invece della Luna.

Eppure i nostri dubbi (parlo al plurale perché sono dubbi condivisi, stando ai sondaggi, dal 53% degli stessi americani) non solo non sono stati dissipati, ma sono col tempo diventati una serie di certezze, mentre altri dubbi, e interrogativi, sono emersi in gran numero su cose che prima non sapevamo, non avevamo visto, non sospettavamo neppure che esistessero. Questo grazie al fatto che in tutto il mondo esistono dei punti di rilevazione, di analisi e raccolta dati, che continuano incessantemente a funzionare e a comunicare ciò che scoprono.

Non intendo qui ripercorrere tutte le analisi che noi (i creatori del Film “Zero”, gli autori del libro “Zero” insieme a migliaia di altri) abbiamo promosso e realizzato. So bene che attorno ad essere vi sono state e vi sono accese discussioni e che piccoli drappelli di più o meno sprovveduti e interessati debunkers sono operativi nel tentativo, spesso maldestro - quasi sempre con intenti calunniatori e non di verità – di contestarle.

Ma io voglio fare riferimento ai dati nuovi che sono emersi dopo il lavoro della Commissione che fu istituita con legge speciale alla fine del 2002 (vincendo l’aspra resistenza della Casa Bianca di Bush, Cheney, Rumsfeld, Rice) e che emise il suo ridicolo e al tempo stesso gravissimo verdetto – adesso lo sappiamo con assoluta certezza – alla fine dell’estate del 2004.

Mi riferisco soprattutto a tre libri, tutti e tre usciti negli Stati Uniti, ad opera di autori americani, in due dei tre casi protagonisti personalmente, nel terzo caso di un osservatore qualificato e tanto “imparziale” da sfiorare in più punti la soglia dell’ingenuità, se non del ridicolo. E tuttavia molto bene documentato per quanto concerne i fatti reali. Cioè, proprio per la sua apparentemente candida decisione di non concedersi nemmeno le più ovvie e inevitabili deduzioni, straordinariamente interessante e rivelatore.

Parlo – a proposito di questo terzo autore – del volume di oltre 500 pagine (edizione italiana) scritto da Philip Shenon, uscito nel 2008 e rimasto per settimane in testa alle classifiche di vendita negli Stati Uniti con il titolo “The Commission”. Shenon è corrispondente del «New York Times», è considerato uno dei più autorevoli reporter investigativi statunitensi, e non ha certo scritto quello che ha scritto senza consultarsi con il suo giornale e con il suo editore, dai quali aveva ricevuto l’incarico di seguire, passo passo, il lavoro della Commissione. Dunque Philip Shenon esprime l’opinione e i sentimenti di una parte non secondaria dell’establishment e del giornalismo americano.

Quanto sia pesante il contenuto di ciò che scrive lo dice il titolo che l’autore ha consentito venisse dato all’edizione italiana (Piemme, Milano 2009): “OMISSIS - Tutto quello che non hanno voluto farci sapere sull’11 settembre”. Ma tornerò su alcune “rivelazioni” più avanti. Non senza avere rilevato (ecco perché ho messo le virgolette) che si tratta di un riconoscimento tardivo e reticente di molte cose che noi avevamo rivelato, senza virgolette, assai prima di Shenon. E quando dico “noi” dico i moltissimi, in Italia, ma soprattutto negli Stati Uniti, che ci hanno preceduto e accompagnato in questi anni nella ricerca della verità sull’11 settembre.

Gli altri due libri citati sono “Against all Enemies” (2002) di Richard Clarke, colui che guidò l’intera materia della caccia a bin Laden, con Clinton, fino ai primi mesi di Bush Junior, il coordinatore della lotta al terrorismo e che fu seccamente liquidato da Condoleeza Rice appena arrivata al potere. E “Without Precedent” (2006), i cui autori sono niente meno che Kean e Hamilton, i due presidenti della Commissione che produsse il definitivo (e, ripeto, sbalorditivo) rapporto finale della Commissione, il “9/11 Commission Report” (Da ora in avanti Report). Di questi due ultimi volumi, solo il libro di Clarke è uscito in edizione italiana.

Ebbene, è proprio Hamilton, democratico, che denuncia ora, a misfatto compiuto, come la Commissione sia stata fuorviata da “informazioni non attendibili”, e sia stata impedita nell’accesso a documenti essenziali all’indagine, inclusi i verbali degl’interrogatori di Khaled Sheikh Mohammed (KSM). Scrive Hamilton: “Noi (…) non avemmo alcun modo di valutare la credibilità dell’informazione del detenuto. Come potevamo affermare se un tale di nome Khaled Sheikh Mohammed (…) ci stava dicendo la verità?” (“Without Precedent”, pag 119). Adesso, nel 2009, sappiamo che quella confessione fu estorta con la tortura e dunque che essa non ha alcuna validità, di fronte a nessun tribunale, nemmeno di fronte a un tribunale militare americano.

Ma anche nella sua palese invalidità di principio, quella confessione contiene una presunta “verità” alla quale gl’inquirenti della CIA hanno detto di credere (e non stupisce visto che, con ogni probabilità, essi stessi l’hanno inventata, estorcendola con la tortura all’inquisito). Questa verità contraddice platealmente l’attribuzione della paternità degli attentati dell’11 settembre a Osama bin Laden, visto che KSM confessa la paternità di questa e di una trentina di altre operazioni terroristiche in ogni parte del mondo, fino alla famosa “Operazione Bojinka”. Nello stesso tempo Osama, il most wanted terrorist non è accusato dall’FBI per gli attentati dell’11 settembre ma solo di quelli delle due ambasciate americane in Africa, del 1998. E, in ogni caso, nessun procedimento penale è mai stato aperto nei suoi confronti. E sono passati undici anni!

Eppure, nonostante questa massa di incongruenze, il Rapporto lo indica come il responsabile dell’11 settembre. Hamilton, nel suo libro, tace completamente sull’intera questione. Sulla quale il deputato democratico giapponese, Yukihisa Fujita gli ha inviato una lettera con esplicite domande (che qui verranno tra poco richiamate) su questa e altre faccende concernenti incongruenze e omissioni contenute nel Rapporto, ma non ha ricevuto alcuna risposta. Mentre altre, molte domande rimangono aperte a minare alla radice tutta l’inchiesta.

Tra queste il ruolo giocato dal Direttore Esecutivo della Commissione, Philip Zelikow. L’elenco delle malefatte provate di Zelikow è opera di Philip Shenon ed è davvero impressionante. Shenon non ha inventato niente; ha intervistato «quasi due terzi degli 80 membri dello staff» della Commissione e ha raccolto «le dichiarazioni di quasi tutti i dieci commissari». Otto per la precisione perchè due di loro, i repubblicani Fred Fielding e James Thompson, rifiutarono di farsi intervistare. Shenon spiega anche perché «in qualsiasi rapporto sul lavoro del governo, soprattutto per quanto riguarda i servizi segreti e le informazioni classificate, è quasi sempre necessario ricorrere a fonti che non possono essere identificate per nome». Esse infatti «avevano ottime ragioni perché i loro nomi non comparissero. Dopo che la Commissione chiuse i suoi battenti nell’agosto 2004, molti membri dello staff ripresero i rispettivi lavori alla CIA, al Pentagono, o nelle agenzie governative e avrebbero rischiato di perdere il posto, o addirittura di finire sotto processo, se si fosse scoperto che avevano parlato con un giornalista».

Con ciò, sia detto per inciso, facendo giustizia della domanda più sciocca con cui spesso mi è toccato di scontrarmi: «Come è possibile che nessuno (dei tantissimi che hanno preso parte all’operazione) abbia parlato?», poiché l’operazione di insabbiamento e falsificazione è sempre parte integrante dell’insieme , come in tutte le operazioni di terrorismo di Stato, possiamo affermare che la risposta corretta nega la domanda. Infatti c’è un sacco di gente che “ha parlato”, eccome ha parlato! E ci sono stati decine di testimoni che hanno parlato, ma sono stati cancellati. E altre decine di testimoni a conoscenza dei fatti non hanno potuto parlare perché qualcuno ha deciso di non ascoltarli. Così il grande pubblico non ha saputo nulla perché molto è stato eliminato dal pubblico discorso prima ancora di venire pronunciato , ma anche perché attorno alle dichiarazioni di coloro che, accidentalmente, hanno potuto parlare, è stato innalzato un muro di silenzio, che il mainstream informativo ha rispettato scrupolosamente.

Torniamo dunque all’ingegnere esecutivo di questa altamente sofisticata operazione di diversione e d’inganno: il già citato Philip Zelikow. Il quale fu nominato alla guida della Commissione in chiara violazione della legge che la istituiva, che escludeva categoricamente tutti coloro che avessero avuto conflitti d’interesse, cioè che potessero essere in qualche modo collegati con l’Amministrazione di Washington. È evidente, già da questo dettaglio che la Commissione avrebbe dovuto indagare in quella direzione. Ma non indagò e, per quel poco, lo fece proteggendo coloro che avrebbero dovuto essere obbligati a dare le informazioni essenziali e non le diedero.

Zelikow aveva un mare di conflitti d’interesse.

Da Shenon veniamo a sapere che Zelikow non rivelò, o nascose:

a) I suoi stretti rapporti, precedenti e in atto, con Condoleeza Rice (scrissero perfino un libro insieme).

b) La sua partecipazione come consigliere della Rice nella transizione al nuovo Consiglio per la Sicurezza Nazionale.

c) Di essere l’autore – sempre su incarico della Rice – del documento del 2002 che tracciò le linee della nuova Strategia della Sicurezza Nazionale degli Stati Uniti, includendovi l’idea dell’attacco preventivo e che fu usato da Bush per giustificare la guerra contro l’Iraq.

d) Che non cessò mai – sebbene avesse promesso di farlo – i suoi contatti con la Casa Bianca. Ci sono le prove (Shenon, “The Commission”, pagg. 106-107; 173-174) che continuò a consultarsi con Condoleeza Rice e con Karl Rove, principale aiutante di Dick Cheney.

Da Hamilton sappiamo anche (“Without Precedent, pag 270) che Zelikow

a) Aveva già scritto per conto proprio uno schema del Rapporto, prima ancora che la Commissione cominciasse i suoi lavori, mentre sappiamo da Shenon (pag 389) che

b) questo schema era molto dettagliato con “titoli dei capitoli, sottotitoli e sotto-sottotitoli” e che l’esistenza di questo schema fu tenuta segreta perfino allo staff della Commissione, per non parlare dei dieci commissari che furono tenuti all’oscuro di tutto.

Sappiamo ancora da Hamilton (pag 281) che

a) era Zelikow a decidere cosa si doveva e cosa non si doveva investigare, mentre da Shenon sappiamo che

b) Zelikow riscrisse personalmente tutti i capitoli «dall’inizio alla fine».

Sulla base di tutto questo, e di molto altro che qui non possiamo riassumere, Shenon si permette uno dei rari momenti in cui esprime un giudizio riassuntivo personale: Zelikow «era una talpa della Casa Bianca, che passava informazioni all’Amministrazione sulle scoperte della Commissione». E che «si servì della Commissione per promuovere la guerra contro l’Iraq».

Sempre da Shenon veniamo a sapere che «lo staff della Commissione sapeva che la Rice aveva mentito (…) per quasi un anno sul contenuto» del PDB (Presidential Daily Briefing) del 6 agosto 2001 dove la CIA annunciava a breve un attacco terroristico in tutto e per quasi tutto simile a quello che sarebbe avvenuto un mese dopo.

Alla luce di tutto questo, e di molto altro come vedremo tra poco, resta il mistero di come sia possibile che qualcuno ancora creda alla sincerità del Rapporto. Senza dimenticare, per altro, che sia Kean che Hamilton, a loro volta, come ben risulta dall’indagine di Shenon, erano responsabili di avere affidato a Philip Zelikow il controllo totale delle indagini ed essi stessi abbiano dimostrato, con i loro comportamenti pratici, con i loro voti, con le loro omissioni, di essere in combutta con la Casa Bianca.

Basti pensare che nessun mandato formale di comparizione fu spiccato fino al 14 ottobre 2003 (cioè i due presidenti si erano messi d’accordo con Zelikow e la Casa Bianca, che non avrebbero disturbato nessuno costringendolo a testimoniare e a fornire documenti essenziali all’indagine). Basti ricordare che nessuno dei più alti responsabili dell’Amministrazione fu sentito sotto giuramento; che Kean e Hamilton accettarono sistematicamente i limiti che Bush e Cheney, tramite Zelikow e l’attorney general Gonzales, ponevano al rilascio dei documenti essenziali. Nessuno stupore, dunque se il Comitato dei familiari delle vittime conclude (Shenon, pag 283 edizione italiana) che «la commissione ha seriamente compromesso la possibilità di condurre un’indagine indipendente, completa e libera».

Ma ancora non è tutto. Hamilton (pag 261) scrive che ufficiali del NORAD in «pubbliche udienze» della Commissione «diedero una descrizione falsa dell’11/9», che «confinava con l’intenzione di voler ingannare». Si noti la delicatezza di quel “confinava”.

In realtà risulta dagli atti e dall’analisi che il NORAD mentì platealmente alla Commissione dopo averle nascosto, per mesi e mesi, le registrazioni di cui disponeva e che erano assolutamente essenziali per capire la dinamica degli avvenimenti.

Inoltre si aggiunga (Shenon, pag. 205) che Zelikow, oltre alle altre evidenti operazioni di copertura e distorsione già sottolineate, era stretto amico di Steven Cambone, a sua volta «l’aiutante più vicino a Donald Rumsfeld». Nonostante tutto questo la Commissione, segnatamente i due presidenti Kean e Hamilton, non fa una piega e accetta i nastri del NORAD che scagionano il Pentagono (perché da essi risulterebbe che la Difesa non era stata informata per tempo dalla Federal Aviation Administration) senza neppure porsi la questione se quei nastri potessero essere stati falsificati. Ingenuità o complicita?

La lista delle menzogne, dimostrate tali dai documenti ma accettate come fatti dalla Commissione e finite direttamente nel Rapporto scritto da Zelikow e firmato da Kean e Hamilton, è lunga e dettagliata. Una di queste riguarda i movimenti di Donald Rumsfeld quella mattina. Secondo Richard Clarke, Rumsfeld stava partecipando, di persona, a una video conferenza alla Casa Bianca che era cominciata alle 9:15 circa. Il rapporto dice invece che, in quei minuti, Rumsfeld era nel suo ufficio e andò alla Casa Bianca solo dopo le 10:00. Il Rapporto ignora la versione di Clark, sebbene il suo libro, “Against all Enemies”, fosse già in vendita dal 2002. Cioè Zelikow non crede a Richard Clarke. Ma rifiuta di esaminare le registrazioni di quella video conferenza, che avrebbero dimostrato qual era la verità. Tutto inspiegabile, o spiegabile solo con la volontà di coprire i comportamenti del segretario alla Difesa.

La stessa cosa avviene con la descrizione del Rapporto circa i movimenti del generale Richard Myers, che comandava la difesa aerea degli Stati Uniti in quelle ore. Clarke è precisissimo in merito (pagg. 4-5 del suo libro) raccontando che Myers partecipò alla video conferenza e citando addirittura le sue parole, pronunciate alle 9:28: «Otis ha lanciato due uccelli verso New York. Langley sta cercando ora di mandare in volo altri due». Ma di tutto questo non c’è traccia nel Rapporto che afferma invece che Myers era in quel momento in Campidoglio, a colloquio con uno dei futuri membri della Commissione, il democratico Max Cleland. Il mondo di Washington è piccolo. Sarebbe bastato chiedere conferma al commissario Cleland per sbugiardare Richard Clarke. Ma Zelikow non ha perso tempo. Clarke è stato cancellato senza fare alcuna verifica: né interrogando Cleland, né esaminando la registrazione della video conferenza.

Stessa, identica operazione per quanto concerne i movimenti del vice presidente Dick Cheney. Il Rapporto contraddice qui non solo Clarke ma anche il Segretario ai Trasporti Norman Mineta, e perfino quanto Cheney in persona raccontò a Meet the Press cinque giorni dopo l’11 settembre. Yukihisa Fujita, nella citata lettera a Hamilton, espone con precisione implacabile tutte le incongruenze temporali contenute nel Rapporto. E formula la domanda: come mai Hamilton e Kean, data la comprovata disonestà di Zelikow (che essi, come emerge dal libro di Shenon, già perfettamente conoscevano), non solo non hanno rivisto il Rapporto, ma, dopo la sua pubblicazione, non hanno reso pubblico il loro eventuale dissenso?

A queste domande non è venuta, per ora, alcuna risposta. Ma noi possiamo qui riassumere ciò che emerge: Zelikow ha intenzionalmente oscurato le posizioni e i movimenti delle tre figure chiave dell’Amministrazione e della Difesa degli Stati Uniti in quel momento a Washington: Cheney, Rumsfeld e Myers.

Infine (ma ripeto che queste sono solo gocce nel mare delle falsificazioni intenzionali e preterintenzionali) c’è la faccenda delle telefonate via cellulari partite dagli aerei dirottati. Queste telefonate fecero il giro del mondo, aggiungendo angoscia e sconcerto alla già tremenda emozione generale. Dunque furono molto importanti ai fini della creazione dell’opinione pubblica, anzi della paura e dell’indignazione collettiva. Il Rapporto le considera valide, cioè le legittima. Ma, ciò facendo, mostra di ignorare del tutto un documento dell’FBI che afferma che ci furono «soltanto due» telefonate da cellulari dai quattro aerei dirottati. Entrambe dal volo UA-93 (quello che “cadde in Pennsylvania”: una da una hostess e un’altra da un passeggero che chiamò il numero 911. Questo rapporto dell’FBI fu reso pubblico nel 2006 durante il processo contro Zakharias Moussaoui ed è leggibile su internet (http://www.vaed.uscourts.gov/notablecases/moussaoui/exhibits/prosecution/flights/P200054.html). Conosceva la Commissione questo rapporto quando chiuse i suoi lavori, nell’estate del 2004? C’è un file , anche questo leggibile su internet (http://www.archives.gov/legislative/research/9-11/staff-report-sept2005.pdf), datato 26 agosto 2004, dal quale emerge (cito qui il testo della lettera di Yukihisa Fuijta a Kean e Hamilton) che «la Commissione aveva ricevuto il documento nel 2004 perché questo report dello staff parla anch’esso di soltanto due telefonate da cellulari, sebbene l’opinione comune (in quel momento, ndr) fosse ancora che molte telefonate da quel volo (UA-93, ndr) , inclusa quella di Tom Burnett, fossero state fatte da cellulari».

Il deputato giapponese così continua: «Se voi replicherete, alla luce del fatto che questo rapporto dello staff è datato 26 agosto, che la Commissione lo ricevette dall’FBI solo dopo la pubblicazione del Rapporto, perché non rendeste nota una vostra pubblica dichiarazione in merito a questa rilevante nuova circostanza? Perché lei (signor Hamilton, ndr) non ne ha riferito in “Without Precedent”? O si tratta di un altro pezzo di informazione che vi fu sottratto da Philip Zelikow?»

La faccenda delle telefonate da cellulari è più clamorosa e rivelatrice di quanto possa sembrare a prima vista, perché moltiplica il numero dei bugiardi e del falsi testimoni che dovrebbero essere nuovamente interrogati, questa volta sotto giuramento e, se del caso, incriminati.

Uno di questi è, con ogni evidenza, Ted Olson, marito di Barbara Olson, il quale raccontò a stampa e televisioni di avere ricevuto ben due telefonate cellulare della moglie, a bordo del volo AA-77, la seconda delle quali tra le 9:16 e le 9:26. Il Rapporto ufficiale prende tutto per buono, ma il rapporto citato dell’FBI è categorico: non ci fu alcuna telefonata da cellulare dal volo AA-77 (quello del Pentagono). Barbara Olson tentò una sola chiamata che, in base ai tabulati, risultò disconnessa. La sua durata fu infatti di zero secondi.

Tutto quanto fin qui scritto non è farina del sacco dei “complottisti”, a meno di non considerare tali Richard Clarke, o lo stesso Hamilton, per non parlare di Philip Shenon. Per quanto concerne quest’ultimo, dopo averlo sentitamente ringraziato per il suo lavoro, si potrebbe solo aggiungere che spesso dà l’impressione di essere caduto dal pero, tanta è l’ingenuità con cui descrive i calcoli cinici dei protagonisti, di Zelikow, di Kean, di Hamilton.

Ma, forse, più che ingenuità, si tratta di prudenza e di autocensura, per non dover poi affrontare le domande più gravi che sgorgano dalla sua stessa documentazione. È chiaro che egli sostiene la tesi della tremenda incompetenza delle diverse amministrazioni che ebbero a che fare con l’11 settembre, e non intende andare oltre. Ma quello che scrive è comunque sufficiente per gettare nel cestino l’intero Rapporto di Philip Zelikow. E sarebbe sufficiente anche per l’apertura di una serie di procedimenti penali.

Grazie a Shenon per questo. Per il resto la sua pur preziosa raccolta palesa i limiti del giornalismo americano d’inchiesta. Basti la storia, che Shenon racconta - evitando accuratamente di approfondirla – dei due “piloti” presunti del volo AA-77: Nawaf al-Hazmi e Khalid al-Mindhar. Risulta che erano sulla lista TIPOFF del Dipartimento di Stato, di circa 60mila nomi, come “potenziali terroristi”. Lista che risulta essere stata in possesso della FAA e delle compagnie aeree americane. Eppure i due erano entrati negli Stati Uniti con i loro nomi e vi avevano vissuto per quasi un anno. Come possa essere accaduto Shenon non se lo chiede. Forse sarebbe stato utile chiederlo alla CIA, segnatamente agli addetti dell’agenzia che facevano entrare terroristi negli USA a partire dal Consolato americano di Jedda, in Arabia Saudita.

Ma anche qui si arriva all’assurdo, alla farsa: i due avevano vissuto a San Diego, California, nell’appartamento di uno “storico informatore” dell’FBI. Guarda com’è piccolo il mondo: due già sospettati di terrorismo non solo entrano con i loro nomi negli Stati Uniti, ma vanno a finire in casa di Abdusattar Sheikh, che Shenon, in un altro passaggio del suo libro, definisce «informatore di lungo corso dell’FBI».

È ancora possibile parlare, come fa Shenon, di “incompetenza”? È sufficiente questa “incompetenza” per spiegare il silenzio dell’FBI non solo per poco meno di un anno prima dell’11 settembre ma anche per più d’un anno dopo l’11 settembre?

O si può avanzare l’ipotesi di complicità? E non ce n’è abbastanza per aprire un procedimento penale contro Abdusattar Shaikh? Ma dov’è andato a finire costui? Risulta che non fu nemmeno interrogato. Risulta che l’FBI si oppose al suo interrogatorio.

Su altri versanti risulta che il senatore Bob Graham, del Comitato del Senato per l’intelligence, aveva svolto indagini (esistette, prima della famosa Commissione, un’altra indagine del Congresso, sulla quale è caduto il silenzio) dalle quali emergeva che «alcuni funzionari del governo saudita avevano avuto un ruolo nell’11 settembre». Erano 28 pagine di un rapporto assai dettagliato che però «rimasero secretate per motivi di sicurezza nazionale». La Commissione non chiede neppure di vederle. Michael Jacobson, ex legale dell’FBI e funzionario dello staff agli ordini di Philip Zelikow, aveva scoperto che i due “dirottatori” non si nascondevano neppure: «il nome l’indirizzo e il numero di Hazmi si trovavano nell’elenco telefonico di San Diego». Dagli archivi locali dell’FBI è emerso che i due erano sotto controllo, perché si sa che furono ricevuti e ricevettero denaro da un “misterioso” espatriato saudita, Omar al-Bayoumi. Costui non fu mai sentito dalla Commissione. Jacobson scoprì che l’FBI sapeva che i soldi per i due terroristi arrivavano direttamente dalla principessa Haifa al-Faysal, moglie dell’ambasciatore saudita a Washington. Nel Rapporto non c’è traccia di tutto questo.

Come si suol dire, tre indizi convergenti sono quasi una prova. Qui, di indizi convergenti, ne abbiamo decine.

Fonte: QUI.


7 ottobre 2008

I neocon: "Condoleezza, forza! Mai più film sull'11/9!"

di Pino Cabras


La copertina del «Weekly Standard» del 13.10.2008.
McCain e Palin: "possono farcela?"


Abbiamo visto che in Italia nessuna testata giornalistica si è filata la clamorosa trasmissione del film «Zero» che il 12 settembre 2008 ha incollato davanti ai teleschermi decine di milioni di russi, sette anni dopo i mega-attentati dell’11/9. Neanche per stroncarla ferocemente. Niente: nessun mazziere, né un vice-mazziere, un Mario Pirani perennemente orripilato, un Pigi Cerchiobottista pedantemente inesperto di politica estera. Nulla di nulla. Uno dei più indecorosi buchi giornalistici mai visti nelle gazzette e telegazzette italiote.

In America invece il film italiano sarà una questione di Stato.

O, almeno, questo è l’auspicio di un articolo apparso sul «Weekly Standard», l’influente organo dei neoconservatori edito da Murdoch, ossia il settimanale che ha prodotto con ammirevole coerenza la benzina ideologica per tutte le catastrofi dell’amministrazione Bush di questi anni, un magazine così potente che – a dire di Scott McConnell - «se l’intento di Rupert Murdoch era quello di fare in modo che le cose succedano a Washington e nel mondo, non avrebbe potuto ottenerlo meglio con maggior sforzo. Uno potrebbe spendersi dieci volte di più in comitati di azione politica senza ottenere nulla di paragonabile al “Weekly Standard”».

La ‘bibbia’ dei neoconservatori, udite udite, dice proprio che il film «Zero», non importa quanto siano rilevanti le cose che avranno da dirsi Condoleezza Rice e Sergej Lavrov, dovrà - sì, dovrà - essere un argomento del loro prossimo incontro al vertice.

L’articolo porta la firma di Cathy Young, vissuta fino a 17 anni in Russia con il nome di Ekaterina Jung e poi trasferitasi negli Stati Uniti. Di famiglia ebrea moscovita, ha maturato una tale apostasia dell’identità russa da aderire, perfino nel nome, con lo zelo antitetico di tutti gli apostati, alla versione più bigotta – ancorché Young, ossia giovane - di un’altra visione del mondo: la visione neocon del “nuovo secolo americano”, della “fine della Storia” e delle guerre preventive. Una Young America che in questi anni – lo possiamo dire in questi giorni di collasso finanziario, di costosissime guerre perse, di terribile disfatta del liberismo, di statalizzazione galoppante dell’economia, di inizio drammatico della Storia – le ha sbagliate tutte.
È il mondo fondato sull’11 settembre, ancora assorto a dare lezioni di civiltà a chi – in America come altrove – ha già mangiato la foglia.

Vorrei trattare quel che pubblica «Weekly Standard» con una certa deferenza, ma quando guardo al paesaggio di macerie su cui si ergono le sue declamazioni, le piccole e grandi manipolazioni, gli insulti, le minacce, gli stereotipi sul sovietismo che non passa mai, ebbene, non riesco a dargli credito. Il contesto fa tutto.

Potete leggere più avanti la traduzione fedele dell’intero articolo di Cathy Young e giudicare con il vostro metro. Se volete potete saltare questa introduzione, ci mancherebbe.
Però, qualche segnalazione mi sento di farla lo stesso. Partendo proprio dal contesto editoriale.
Di solito si riportano gli articoli della stampa internazionale senza spiegare le cucine redazionali in cui questi brani sono ammanniti.

Che cos’è il «Weekly Standard»?

Sebbene questa rivista sia capace di «perdere più di un milione di dollari all’anno», Rupert Murdoch, il tycoon che possiede anche Fox News e infinite altre testate, ha respinto con forza l’idea di venderla. Quando l’ideologia conta più dei bilanci…

I suoi columnist principi, Bill Kristol e Robert Kagan, sono i co-fondatori del PNAC, il Progetto per il nuovo secolo americano, un apparato ideologico che ha bombardato senza posa i concetti chiave della rivoluzione neoconservatrice. Kristol e Kagan sono stati i più sfacciati propugnatori della guerra in Iraq. Per anni, con interviste, discorsi, e articoli, hanno incessantemente mentito agli americani e al mondo intero, contrabbandando la propaganda di guerra neocon come vere notizie, colossali bugie vendute come fatti.

Il «Weekly Standard» ha scritto sui motivi, le spese, la preparazione e gli effetti della guerra in Iraq un tale mucchio di balle e di stupidaggini che mi è richiesta una fatica inottenibile per considerarlo degno di fede o in buona fede.

Ne ha scritto efficacemente il brillante autore satirico italiano Daniele Luttazzi: «Kristol aderisce alla filosofia neo-fascista (elitismo, elogio del super-uomo, esoterismo, guerra perpetua ) di Leo Strauss, che giustifica l’uso sistematico di bugie in politica per ottenere i propri scopi: invece di informare i cittadini, li imbrogliano, abusando della propria posizione di potere. Kristol ha scritto:- “Uno dei principali insegnamenti di Strauss è che tutte le politiche sono limitate e che nessuna si basa realmente sulla verità. (...) I movimenti politici sono sempre pieni di partigiani combattenti per le proprie opinioni. Ma ciò è assai diverso dalla ‘verità’. Tale ‘verità’ non è sicuramente accessibile se non per un minuto gruppo di iniziati”».

Strauss caldeggiò un tipo particolare di sapiente: il filosofo legislatore. Poiché la verità è oscura e sudicia, essa deve essere riservata alle élites. Tuttavia il filosofo in pubblico deve far finta di credere ai miti e alle illusioni, predisposti ad uso delle moltitudini. Pubblicamente si farà paladino dell’immutabilità della verità, dell’universalità della giustizia, della bontà disinteressata, ma in segreto insegnerà ai suoi iniziati che la verità è un artificio, la giustizia favorevole all’amico e sfavorevole al nemico, e che il solo bene da perseguire è l’appagamento. Tutti i grandi filosofi – per Strauss – sono stati scrittori esoterici, con un doppio messaggio, uno di salvezza per la massa, uno di potere per la minoranza.

Essere discepolo di Strauss predispone all’intrigo e alla menzogna per definizione. E Kristol non è certamente un cane da guardia che attacca il potere. È stato in occasioni importanti colui che scriveva i discorsi di Bush. Il presidente in quelle occasioni riusciva persino a pronunciarli compitamente.

Perciò ogni sfrontatezza concepita dal «Weekly Standard» vola molto più basso di quanto vorrebbe far credere.

Leggo ad esempio nell’articolo il modo in cui viene insolentito Mikhail Leont’ev, un giornalista russo presentato come un fanatico. Se la Young lo avesse letto bene nel 2002, quando Leont’ev profetizzava pacatamente che la guerra in Iraq sarebbe stata il disastro che poi è stata, intanto che il «Weekly Standard» vaticinava una passeggiata, forse si sarebbe risparmiata qualche idiozia successiva. Tacciamo pure le piccolezze su Chiesa e Meyssan, compresa l’esilarante accusa di tener bordone a uno stato corrotto e "statalcapitalista". Cari vecchi luoghi comuni.
Statalcapitalista. Chissà se fischiano le orecchie anche ai padroni delle banche e assicurazioni appese allo statalcapitalismo dei decreti che tentano il salvataggio della Nomenklatura di Wall Steet. Ma ve l’ho detto, i neocon le hanno sbagliate tutte, e a ogni buon conto i pazzi, per loro, sono gli altri.

L’articolo fa anche un esercizio di “bispensiero” orwelliano, mentre dice contemporaneamente che in Russia non c’è in sostanza libertà di parola, ma ammette a denti stretti che il dibattito ha espresso voci molto diverse fra di loro, emerse anche nel resto della stampa. Chi ha visto la trasmissione condotta da Aleksandr Gordon ha assistito a un dibattito educato e pluralista, molto più equilibrato delle sanguinose e sbavanti tonnare che di solito allestiscono i due Bill di Fox News, Kristol e O’Reilly.

Il testo di Young tace selettivamente certe conclusioni serie e argomentate di alcuni partecipanti al dibattito, come il cosmonauta Vladimir Dežurov e l’ingegnere Ašot Tamrazijan, ad esempio. Oppure insiste ossessivamente sullo stigma di “teorici del complotto” e semplifica le tesi esposte, tra accuse trite ritrite di antiamericanismo. Ma siamo abituati.

Sintomatico quando l’articolo accusa la diarchia moscovita di portare il proprio paese «fuori dalla corrente principale delle nazioni civilizzate» (leggi: non accettano una guida unipolare di quest’America in crisi di leadership). È una pervicace insistenza nel non voler guardare in faccia a una realtà drammatica: una Crisi maiuscola, che richiede che si facciano i conti con tutte le sue cause, a partire dalle stragi dell’11 settembre, nel momento in cui ogni visione del mondo sarà messa in discussione al precipitare degli equilibri planetari.

Nel parlare dell’Italia, il drammaturgo Marco Paolini sostiene che è un paese montagnoso che ha di sé un'immagine di pianura. E che dunque soffre un equivoco della sua identità spaesante e distruttivo, pronto a tradursi in una serie tragica di sciagure del territorio, tutte derivanti da una sorta di insensata e ostinata rimozione della natura reale del nostro suolo. Allo stesso modo, più in grande, e più tragicamente, troppo a lungo abbiamo visto rappresentate le dinamiche del mondo con il parametro del «Weekly Standard», nel tentativo di dare al mondo un’identità da pianura del Midwest. Le montagne della realtà effettuale sembrano ora riprendersi il posto virtualmente occupato dalle alture delle menzogne di Young e Kristol, fra i loro strilli.

Intanto, nel nostro paese montagnoso, i media dormono il loro sonno mentre crollano le dighe.

Basta, ecco l’articolo:

I nuovi amici dei “ricercatori della verità”
Il governo russo si riscalda alle teorie del complotto dell’11/9
Cathy Young

Articolo originale:
The Truthers’ New Friends
The Russian government warms up to 9/11 conspiracy theories.
[http://www.weeklystandard.com/Content/Public/Articles/000/000/015/661hwlum.asp?pg=1]
by Cathy Young
10/13/2008, Volume 014, Issue 05



Mentre continua il gelo nelle relazioni USA-Russia nella fase post-Georgia, il governo russo ha più volte dichiarato la sua disponibilità a riprendere la collaborazione amichevole qualora gli Stati Uniti ricambino e abbandonino la loro retorica da Guerra Fredda. Eppure, allo stesso tempo, Mosca ha incoraggiato un’orgia di isteria anti-americana presso i media russi più fedeli. Il 12 settembre, il “dagli all’America” ha toccato un nuovo minimo: uno speciale in prima serata sulla televisione nazionale inteso a spacciare l’idea che gli attentati al World Trade Center e al Pentagono dell’11 settembre 2001 siano stati un lavoro dall’interno perpetrato da guerrafondai americani.

Lo speciale, andato in onda nell’ambito di un programma chiamato “Proiezione privata” sul Primo Canale controllato dal governo e visto con punte di 30 milioni di telespettatori, è stato costruito intorno al documentario «Zero», realizzato dal giornalista ed eurodeputato italiano Giulietto Chiesa. Ignorato nella maggior parte dell’Europa e stroncato dalla stampa italiana, «Zero» è un guazzabuglio delle ben note presunte “verità sull’11 settembre” (le Torri Gemelle sono state abbattute da esplosivi all’interno degli edifici, il Pentagono è stato colpito da un missile, non da un aereo), accompagnati da musiche inquietanti e dalle dritte di “esperti” del calibro del clown Dario Fo, premio Nobel per la letteratura.

Lo stesso Chiesa, un apparatčik del partito comunista italiano di era sovietica e corrispondente da Mosca per il quotidiano comunista «L’Unità» - un uomo che sembra aver traslocato pienamente la sua fedeltà all’URSS fino alla corrotta Russia statalcapitalista di oggi - era a portata di mano per la discussione in studio. Chiesa si è lamentato amaramente di non essere stato capace di trovare distributori in Europa occidentale e negli Stati Uniti; grazie al cielo la Russia consente ancora un forum per la libertà di parola.

Siccome non viviamo in tempi del tutto sovietici, stavolta c’è stata almeno una parvenza di dibattito. Diversi invitati, compreso un esperto di costruzioni e (ironicamente) un analista del KGB a riposo, hanno rigettato la teoria del complotto. Vladimir Sukhoj, un ex corrispondente del Primo Canale che si trovava a Washington il giorno degli attentati e a New York pochi giorni dopo, ha parlato in modo toccante degli orrori cui ha assistito e ha detto che non poteva “tradire” le memorie dando credito alle tesi di Chiesa. Sukhoj ha anche sottolineato di aver personalmente visto i detriti del volo 77 al Pentagono, sebbene il co-autore di Chiesa, il teorico francese del complotto dell’11/9, Thierry Meyssan, assicurasse ardentemente che lui non li aveva visti. Sukhoj ha ascoltato con la paziente, perplessa espressione di qualcuno costretto a sopportare il delirio di un pazzo.

Ma i pazzi, per la maggior parte, scorrazzavano liberamente. Il dibattito è stato fortemente dominato da diversi interlocutori filo-complotto che rifiutavano la “versione ufficiale” dei “19 arabi diretti da Osāma bin Lāden in una grotta”, come cosa evidentemente assurda. (I continui lazzi sui “19 arabi” hanno suscitato un sarcastico interrogativo di una persona fra i dissidenti, l’esperta di Medio Oriente Irina Zvjagelskaja: 25 o 50 sarebbero stati più credibili?) Chiesa, che è fluente in russo, ha obiettato che i video di bin Lāden trasmessi in TV mostrano “ovviamente” diversi interpreti del personaggio bin Lāden.

Il commentatore televisivo fanaticamente anti-americano Mikhail Leont’ev ha proposto come cosa assodata che i leader americani considerino le stragi a danno del proprio popolo come uno strumento perfettamente accettabile per conseguire obiettivi di politica estera, e ha cavalcato la bufala destrorsa sul fatto che Franklin Roosevelt avrebbe «allestito Pearl Harbor». Lo studoso Vitalij Tret’jakov e il presidente del Comitato islamico russo Geidar Jemal disputavano sul fatto se gli attacchi dell’11/9 fossero stati ideati da un sinistro clan di guerrafondai che operavano senza la conoscenza della Casa Bianca (Tret’jakov) o di Bush in persona (Jemal).

Diversi oratori hanno deplorato “la scarsità di informazioni” e la “manipolazione” dei media: i media occidentali, ovviamente, non la televisione russa, con la sua lista nera di figure dell’opposizione e la sua messa in onda di un video contraffatto in modo da far credere che un conduttore di Fox News abbia cercato di far tacere una ragazza osseta con opinioni filorusse. Infatti, la copertura mediatica occidentale della guerra in Georgia è stata prevedibilmente citata come un esempio di dilagante distorsione e disinformazione: i media tesi a ripetere la menzogna dell’aggressione russa così come avrebbero congiurato a coprire i fatti dell’11/9.

Il presentatore, il giornalista e regista russo Aleksandr Gordon, trasudava pie preoccupazioni e tormenti. Ma la sua parzialità è stata evidente fin dall’inizio, quando si è riferito in un certo qual modo causticamente agli ospiti scettici rispetto alla teoria di Chiesa-Meyssan definendoli «quelli completamente soddisfatti dalla versione ufficiale americana». Le dichiarazioni degli scettici sono state ignorate o trattate con malcelata derisione; nell’ultima mezzora le loro voci sono state quasi completamente sommerse. Quando Gordon ha chiesto al pubblico in studio quanti di loro hanno credessero alla “versione ufficiale” dell’11/9, nessuna mano si è alzata.

Quasi alla fine del programma, Meyssan si è lanciato in un appassionata filippica contro l’imperialismo statunitense e le sue malefatte. «Chi può fermare questo enorme predatore dal devastare il pianeta? Ci aspettiamo molto da voi, dalla Russia. Solo voi potete fermare tutto questo!» ha esclamato, tra i fragorosi applausi del pubblico in studio.

“Proiezione privata” è una trasmissione specializzata in temi “controversi”, ma è impensabile che possa avere trasmesso il film senza un’approvazione ufficiale. La trasmissione, come ha osservato nella rivista online indipendente «Grani.ru» il commentatore Boris Sokolov, «dimostra che, almeno alla televisione russa, la guerra fredda è in pieno corso.» Due giorni dopo la messa in onda del programma, mentre appariva in veste di ospite a «Ekho Moskvy», l’unica grande stazione radio politicamente indipendente in Russia, a Gordon è stato chiesto se il programma era collegato alle nuovo raffreddamento delle relazioni USA-Russia. La sua risposta: «Forse lo è. E forse non lo è.»

Ironia della sorte, il giorno che è stato trasmesso «Zero», il presidente russo Dmitrij Medvedev ha detto a una riunione di studiosi occidentali che l’attacco della Georgia all’Ossezia del Sud dell’8 agosto è stato l’11/9 russo: un giorno in cui degli inermi cittadini russi erano stati assassinati. (In realtà, essi erano Sud-Osseti con passaporti russi ha rilasciati negli ultimi anni.) Alla luce della messa in onda di «Zero», questa forzata analogia potrebbe essere vista come un’involontaria confessione che Mosca abbia segretamente architettato lo scontro in Ossezia del Sud.

Ma non molti russi sono inclini a seguire questa linea di pensiero, o di considerare un altro inquietante parallelo: le accuse abbastanza credibili che il FSB, l’erede post-sovietico del KGB, fosse coinvolto negli atti terroristici del 1999 a danno di complessi residenziali, attentati che causarono quasi 300 morti e furono attribuiti ai terroristi ceceni, aiutando a generare il pubblico sostegno per la guerra in Cecenia.

A loro merito, alcuni commentatori, anche nella stampa russa filogovernativa, sono rimasti sconvolti dalla trasmissione di «Zero». L’editorialista delle «Izvestija» Maksim Sokolov (nessuna relazione con Boris) ha scritto che il programma «non solo insulta l’intelligenza di ognuno, ma è estremamente di cattivo gusto». Sokolov ha criticato l’obiettivo di questo calcolato schiaffo inflitto sulla faccia degli Stati Uniti in un momento in cui le relazioni USA-Russia non sono proprio al loro meglio.

Oltre ad alimentare l’antiamericanismo nella popolazione russa, l’intento potrebbe essere stato una ritorsione : voi non vi bevete la nostra versione della guerra in Georgia? Ebbene, noi non ci beviamo la versione dell’11/9. Ma il circo demente del Primo Canale è una questione più grave dell'essere l’equivalente politico di un insulto da cortile d’asilo. A parte l’effetto all’interno della Russia, è probabile che aiuti a diffondere il veleno delle teorie del complotto sull’11/9 in tutto il mondo nel prestare loro una patina di legittimità.

Finora, questo insulto non ha ricevuto alcuna risposta da Washington. Dovrebbe. La prossima volta che il ministro degli esteri russo Sergej Lavrov s’incontrerà con Condoleezza Rice, non mancheranno certo loro spiacevoli materie su cui discutere , ma ciononostante la trasmissione di «Zero» meriterà una menzione. Oltre ad essere una deliberata provocazione, è un ulteriore indicazione di quanto i padroni della Russia siano andati avanti nel portare il loro paese fuori dalla corrente principale delle nazioni civilizzate.

Cathy Young è collaboratrice della rivista «Reason»
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Aggiornamento dell'8 ottobre 2008:
Il presente articolo è stato ripreso da «Aginform» [QUI] e da «Megachip» [QUI].