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8 settembre 2014

Mourir pour Kolomoisky, le Self-Frankenstein?

Jeudi 4 septembre 2014 - Kolomoisky, plurimilliardaire avec la citoyenneté d'Ukraine, Chypre et Israël, mérite d'être aussi sous les projecteurs de chez nous. Tignasse de Beppe Grillo et coeur de Totò Riina.

par Pino Cabras.

Ceux qui le connaissent ne sont pas nombreux chez nous mais Ihor Kolomoisky mériterait les spots des médias italiotes aussi. Ce plurimilliardaire avec la triple citoyenneté ukrainienne, chypriote et israélienne - co-propriétaire de la banque Privat et de plusieurs sociétés qui veulent mouiller le biscuit sur les grosses réserves de gaz naturel tout juste dans les zones ukrainiennes en guerre - aurait beaucoup de qualités pour s'installer sur notre scène, parce qu'il inclut dans sa personne un collage de personnes diversissimes mais quelque part à nous familières : il a une tignasse identique à Beppe Grillo, mais le même coeur que Totò Riina, l'estomac aspire-tout de De Benedetti, les tentacules médiatiques de Berlusconi, le poches de Mario Draghi, les visqueuses toiles d'araignée de Licio Gelli. Et il a aussi les mêmes amis que Netanyahu.

Qui l'a assemblé ? Personne, il se vante d'être un self-made man. Un Self-Frankenstein, en somme. De plus, un grimpeur avec une idée sienne précise de la méritocratie : une enquête de Forbes a décrit en effet que

"Kolomoisky a employé des forces "presque-militaires" de la banque Privat pour faire valoir l'acquisition hostile d'entreprises, enrôlant un groupe de "hooligans, armés de battes de baseball, de barres de fer, gaz et pistolets avec des projectiles de cahoutchou et de tronçonneuses" pour arracher de force une usine sidérurgique à Kremenchuk en 2006 et il a utilisé "un mix d'ordres factices du tribunal (souvent par la main de juges et/ou greffiers corrompus) et de méthodes musclées" pour remplacer des administrateurs dans les conseils d'administration des sociétés desquelles ils achetait des participations".

C'est vrai, un entrepreneur si performant ne s'arrête pas là. Le gouvernement putschiste qui en février 2014 a conquis Kiev l'avait élu gouverneur de Dnipropetrovsk, la région cruciale pour ses affaires. Malgré qu'il ait le passeport israélien et qu'il soit le fondateur de la European Jewish Union (Union Juive Européenne), il a d'étroitissimes relations avec les partis et les formations paramilitaires néo-nazies qui ont fait le sale boulot soit contre l'opposition dans tout le pays, soit dans les zones dans lesquelles il y a les combats de la guerre civile.

Forbes lui attribue un patrimoine de 1,7 milliards de dollars, tandis que Korrespondent dit que ce sont le double de plus. En relisant les données biographiques que j'exposais plus haut, je renverrai à une prochaine date une éventuelle visite d'inspection près de ses entreprises pour vérifier laquelle des revues ait raison.

Ce qui compte est ceci : Kolomoisky est un des deux-trois boss qui dictent la loi à Kiev. Le fils du vice-résident des Etats Unis aussi, Biden, en bon oligarque, sait reconnaître un de ses semblables, et il fait des affaires avec. Si seulement il n'y avait ces millions d'ukrainiens qui s'obstinent à parler le russe et à avoir une maison où il y a le gaz ! Un million de réfugiés n'ont pas suffi, il y a encore plusieurs millions de russophones, tous encore là, et maintenant ces têtus du Donbass se sont même organisés à tel point qu'ils ont renvoyé dans des centaines de sacs en plastique les nervis qui voulaient les déloger, en plus des pauvres soldats envoyés au casse-pipe par les chocolatiers de Kiev.

Et pourtant Kolomoisky ne s'arrête pas devant une défaite. Pendant que Porochenko parle de cessez-le-feu, lui se rappelle d'être un ami de Netanyahu. Et qu'est-ce qu'il propose ? Une belle idée ! Un grand mur qui casse en deux le continent, semblable à celui construit par les israéliens contre les territoires palestiniens, seulement trois fois plus long : une muraille de 1900 km, entourée de mines anti-personnel, avec l'objectif d'arrêter la Russie. L'idée a été formulée par Kolomoisky en juin, mais le premier ministre Iatzeniuk la dépoussière en septembre. Inutile de dire qu'il s'agit d'une idée politiquement hystérique, masochiste et surtout militairement idiote : l'Armée Russe aurait quelques moyens de plus que les bantoustans palestiniens pour réduire le mur en boulettes avec son infanterie et le chevaucher par toute sorte de solution aérienne.

Tous les derniers voyages en Europe du président USA Barack Obama ont consisté en un vulgaire tour promotionnel en faveur des armements de son complexe militaro-industriel. Le sommet OTAN d'aujourd'hui aussi est orienté par une seule chose : crier au danger russe, récompacter les moutons que nous nous obstinons à appeler leaders européens, et augmenter les dépenses militaires. Il n'y a plus le mur de Berlin ? Le Rideau de Fer n'existe plus depuis vingt-cinq ans ? Patience ! Il y a toujours un Kolomoisky qui fera monter quelque muraillon. De toute façon, ce ne sont pas nos journaleux qui essaieront de raconter dans quelles mains nous sommes en train de mettre le futur de nos enfants.


Source de la traduction: http://blogs.mediapart.fr/blog/segesta3756/080914/pino-cabras-mourir-pour-kolomoisky-le-self-frankenstein.
Version italienne:  Morire per Kolomoyskyi, il Self-Frankenstein? 
Lien de Megachip: http://megachip.globalist.it/Detail_News_Display?ID=108955&typeb=0&Morire-per-Kolomoyskyi-il-Self-Frankenstein- 

4 settembre 2014

Morire per Kolomoyskyi, il Self-Frankenstein?


di Pino Cabras.
da Megachip.
Da noi lo conoscono in pochi, ma Ihor Kolomoyskyi meriterebbe i riflettori anche dei media italioti. Questo plurimiliardario con tripla cittadinanza ucraina, cipriota e israeliana - co-proprietario della banca Privat e di varie società che vogliono inzuppare il biscotto sulle grosse riserve di gas naturale proprio nelle zone ucraine in guerra - avrebbe molte qualità per stare sulla nostra scena, perché include nella sua persona un collage di persone diversissime ma in qualche modo a noi familiari: ha una chioma identica a Beppe Grillo, ma lo stesso cuore di Totò Riina, lo stomaco aspiratutto di De Benedetti, i tentacoli mediatici di Berlusconi, le tasche di Mario Draghi, le viscose ragnatele di Licio Gelli. E ha anche gli stessi amici di Netanyahu.
Chi lo ha assemblato? Nessuno, si vanta di essere un self-made man. Un Self-Frankenstein, insomma. Di più, un arrampicatore con una sua precisa idea di meritocrazia: un’inchiesta di Forbes ha descritto infatti che  

«Kolomoyskyi ha usato delle forze "quasi-militari" della banca Privat per far valere l'acquisizione ostile di aziende, arruolando un gruppo di "teppisti, armati di mazze da baseball, spranghe di ferro, gas e pistole con proiettili di gomma e motoseghe" per prendersi con la forza un impianto siderurgico a Kremenchuk nel 2006 e ha usato "un mix di ordini del tribunale fasulli (spesso per mano di giudici e/o cancellieri corrotti) e di maniere forti" per sostituire amministratori nei consigli di amministrazione delle società delle quali acquistava le partecipazioni».

Un imprenditore così performante non si ferma mica qui. Il governo golpista che a febbraio 2014 ha conquistato Kiev lo ha nominato governatore di Dnipropetrovsk, la regione cruciale per i suoi affari. Nonostante abbia il passaporto israeliano e sia il fondatore della European Jewish Union (Unione ebraica europea), ha strettissime relazioni con i partiti e le formazioni paramilitari neonaziste che hanno fatto il lavoro sporco sia contro l’opposizione in tutto il paese, sia nelle zone in cui si combatte la guerra civile.
Forbes gli attribuisce un patrimonio di 1,7 miliardi di dollari, mentre Korrespondent dice che sono più del doppio. Rileggendo i dati biografici che esponevo poco fa, differirò a data da destinarsi un’eventuale mia visita ispettiva presso le sue aziende per appurare quale delle due riviste abbia ragione.
Quel che conta è questo: Kolomoyskyi è uno dei due-tre boss che dettano legge a Kiev. Anche il figlio del vicepresidente degli Stati Uniti, Biden, da buon oligarca, sa riconoscere un suo simile, e ci fa affari. Se solo non ci fossero questi milioni di ucraini che si ostinano a parlare russo e ad avere casa dove c’è il gas! Un milione di sfollati non sono bastati, ci sono ancora tanti milioni di russofoni, tutti ancora lì, e adesso questi testardi del Donbass si sono persino organizzati a tal punto da far rientrare dentro centinaia di sacchi di plastica gli scagnozzi che volevano sloggiarli, oltre a i poveri soldati mandati allo sbaraglio dai cioccolatai di Kiev.
Eppure Kolomoyskyi non si arresta di fronte a una disfatta. Mentre Poroshenko parla di cessate-il-fuoco, lui si ricorda di essere amico di Netanyahu. E che ti propone? Ideona! Un grande muro che spezzi in due il continente, simile a quello costruito dagli israeliani contro i territori palestinesi, solo tre volte più lungo: una muraglia di 1900 km, circondata di mine antiuomo, con l’obiettivo di fermare la Russia. L’idea è stata formulata da Kolomoyskyi a giugno, ma il primo ministro Yatsenyuk la rispolvera a settembre. 
Inutile dire che si tratta di un’idea politicamente isterica, autolesionista in termini di geografia economica, ma soprattutto militarmente idiota: l’Armata Russa avrebbe qualche mezzo in più dei bantustan palestinesi per fare polpette del muro con la sua fanteria e scavalcarlo con ogni sorta di soluzione aeronautica.
Tutti gli ultimi viaggi in Europa del presidente USA Barack Obama sono consistiti in un volgare tour promozionale in favore degli armamenti del suo complesso militare-industriale. Anche il vertice NATO di oggi è orientato a una sola cosa: gridare al pericolo russo, ricompattare gli ovini che ci ostiniamo a chiamare leader europei, e aumentare le spese militari. Non c’è più il muro di Berlino? Non c’è da venticinque anni la Cortina di ferro? Pazienza! C’è sempre un Kolomoyskyi che tirerà su qualche muraglione. Tanto, i nostri giornaloni non proveranno a raccontare in che mani stiamo mettendo il futuro dei nostri figli.

19 luglio 2012

Gli attentati: prove di guerra per la crisi mondiale

di Piotr (Пётр) – da Megachip.

 
1. È necessario affiancare l'attentato a Damasco - che ha provocato la morte del Ministro della Difesa e altri maggiorenti - con quello immediatamente seguente in Bulgaria, in cui sono stati uccisi sei turisti israeliani. E soprattutto occorre affiancare le dichiarazioni di Hillary Clinton che hanno preceduto l'escalation in Siria e quelle di Benjamin Netanyahu che hanno seguito l'attentato bulgaro. La guerrafondaia del Partito Democratico, che ci fa quasi rimpiangere il "falco" repubblicano Kissinger - cinico, amorale ma per lo meno legato a un'idea di Realpolitik -, aveva preannunciato "attacchi devastanti" in Siria. Dato che li organizza lei, sapeva benissimo di cosa stava parlando.
Dal canto suo il premier israeliano ha immediatamente incolpato l'Iran dell'attentato in Bulgaria. Ovviamente anche lui deve sapere molte cose di questa strage dato che non ha aspettato nemmeno un giorno di indagini per dire come il mondo deve interpretare questo attentato. Invece l'interpretazione da dare è molto diversa e abbastanza chiara: la Siria sembra ormai sufficientemente destabilizzata per riprendere il confronto con Teheran.
Nell'ambito di quale strategia?

2. Il fronte su cui agisce l'imperialismo statunitense è triplice:
a) L'Europa che deve essere riportata senza discussioni e fronde nell'alveo finanziario, economico, politico e militare della Nato, passando attraverso una de-tedeschizzazione della UE. Un'operazione basata sugli attacchi speculativi ai Paesi più deboli politicamente ed economicamente della compagine europea che hanno dato vita ad un club dove Obama dirige, preferibilmente fuori scena ma non sempre, e il cui gruppo di testa è formato da Cameron, Hollande e Monti.
b) Il Grande Medio Oriente, che deve essere inglobato in un impero formale, ovvero in una gerarchia di Stati a guida statunitense, col fine di controllare i flussi di combustibili fossili e i flussi finanziari che ruotano attorno ad essi, oltre che di installare dei fortini con cui circondare il centro del continente eurasiatico (grosso modo dai Balcani fino allo Xinjiang cinese, un’area in cui è molto forte l’influenza della Turchia che così riacquista un ruolo strategico nella Nato, appannato dopo la caduta del Muro di Berlino).
c) Il fronte dei BRICS e in particolare il contenimento dei tre giganti Cina, Russia e India (quest'ultima abbastanza allineata all’Occidente, ma pur sempre una enorme potenza per giunta atomica, da tenere sotto costante controllo).

3. Il duplice attentato in Siria e Bulgaria sembra dunque un forcing per spostare gli equilibri a sfavore dell’asse russo-cinese e in particolar modo della Russia (la Siria ne è alleata e la Bulgaria si affaccia sul “suo” Mar Nero). La fosca profezia dei militari russi, cioè essere costretti ad assistere impotenti entro il 2013 ad una guerra atomica ai propri confini (Iran), potrebbe così avverarsi.
Sarebbe l’inizio del secondo atto della III Guerra Mondiale, iniziata l’11 settembre del 2001.
In Europa e in particolar modo in Italia, il movimento pacifista o langue o è passato armi e bagagli (è il caso di dirlo) dalla parte degli aggressori. E così continuerà ad essere finché non si riusciranno a chiarire i collegamenti tra la crisi economico-finanziaria in corso e la parallela crisi militare. Sono questi connubi che fanno dell’attuale crisi una crisi sistemica e non una semplice crisi ciclica.
Se non lo si capisce si finirà volenti o nolenti per essere alla mercé della politica di questo o quel sovrano, dell’imperatore o del vassallo riottoso, totalmente incapaci di produrre persino una semplice strategia di sopravvivenza e resistenza.



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13 ottobre 2010

«Saviano, scendi dal carro armato dei carnefici, e vieni ad abbracciare le vittime»

L’attivista per i diritti umani e scrittore Vittorio Arrigoni risponde in un video-messaggio da Gaza alle dichiarazioni di Roberto Saviano rilasciate durante la manifestazione di Roma «Per la verità, per Israele», partecipata da una rappresentanza bipartisan della Casta politica italiana e organizzata dai “Friends of Israel”, un’emanazione neocon che appoggia l’oltranzismo di Netanyahu e Liebermann.





Il messaggio è stato pubblicato anche su Megachip: QUI.

19 febbraio 2010

Fuochi d'estate sul Medio Oriente

di Simone Santini - clarissa.it.



"Israele si prepara a cominciare una guerra per la primavera o l'estate, ma la decisione non è ancora presa". Non sono i soliti rumors o le conclusioni di un analista ma le shoccanti dichiarazioni del nemico numero uno nella regione dello stato ebraico, il presidente iraniano Mahmoud Ahmadinejad.
Il leader iraniano non ha precisato contro chi Tel Aviv possa scatenare il conflitto. È certo, e gli stessi israeliani non ne fanno mistero, che le Forze armate con la stella di David e i vertici politici sono pronti ad un nuovo attacco, soprattutto, contro Hezbollah in Libano, una ferita rimasta aperta con la guerra nell'estate del 2008. Fu una sorta di sconfitta militare e politica per Israele, che tuttavia ottenne un vantaggio strategico col dislocamento sul confine di forze d'interposizione europee (in particolare italiane, spagnole, francesi) col rischio permanente che queste vengano trascinate in un conflitto aperto con le milizie sciite libanesi, nel caso scoppi ancora la guerra.
Altro scenario di crisi sono ovviamente i Territori occupati, in particolare Gaza. E non è da escludere che Israele pensi di accendere una minaccia in tutta le regione per arrivare, con una progressiva escalation, fino a Teheran. Ma, allo stesso tempo, anche un attacco preventivo contro i siti nucleari iraniani è ormai ammesso come opzione reale da tutti gli osservatori.
Ahmadinejad, nel perfetto stile della retorica politica ad uso interno, mostra di non temere l'eventualità. "I Paesi della regione sono pronti a risolvere la questione una volta per tutte (con Israele)" sostiene, e anche nel caso di nuove sanzioni da parte occidentale "se qualcuno cercherà di creare problemi all'Iran la nostra risposta non sarà come quelle del passato. Questa risposta comporterà qualcosa per cui si pentiranno", adombrando così la possibilità del blocco del Golfo persico attraverso cui transita gran parte del petrolio mediorentale.
Il presidente continua la politica dialettica del doppio binario, mostrarsi forte per poter trattare. Infatti "la questione dello scambio di combustibile nucleare non è chiusa, l'Iran è sempre pronto ad uno scambio in una cornice di equità", ovvero che avvenga secondo modalità che garantiscano pienamente Teheran, ma che gli Stati Uniti hanno già rifiutato seccamente.

Cecità politica quella di Ahmadinejad? Probabilmente il presidente non si rivolge più agli occidentali, con cui il dialogo sembra ormai definitivamente compromesso, ma a Russia e Cina, gli unici paesi ormai in grado di sventare una nuova guerra in Medio Oriente. E proprio da Mosca, infatti, giungono in questi giorni i segnali più interessanti, e inquietanti.
Per il capo di stato maggiore russo, Nikolai Makarov, un attacco all'Iran avrebbe "conseguenze terrificanti non solo per l'Iran ma anche per noi, così come per tutto l'insieme della comunità asiatico-pacifica". E tuttavia il generale non ha escluso che gli Stati Uniti, una volta ottenuti i risultati sperati in Iraq e Afghanistan, possano concentrarsi sull'Iran, paese con cui la Russia stringe "tradizionali rapporti d'alleanza" nei settori più disparati.
E l'ex capo di stato maggiore (ricopriva tale carica all'epoca dell'11 settembre), il generale Leonid Ivashov, attualmente analista politico-militare e presidente dell'Accademia di problemi geopolitici, si spinge addirittura oltre. "Un attacco contro l'Iran è all'ordine del giorno. Con ogni probabilità verrà sferrato da Stati Uniti e Israele. L'Iran si trova in uno stato di totale vulnerabilità verso un'aggressione e sta intraprendendo ogni tentativo, politico, economico, militare, al fine di poter sopravvivere e proteggere la propria sovranità. Molte cose dipenderanno dalla posizione di Russia e Cina" ha detto il generale all'agenzia Ria Novosti.
E da Mosca i segnali non sono rassicuranti. Se ormai appare probabile che Medvedev appoggerà la politica di nuove sanzioni contro l'Iran presso il Consiglio di Sicurezza, il Cremlino ha annunciato il blocco della fornitura a Teheran del sistema difensivo missilistico S-300 il cui contratto era già stato stipulato da tempo. Il congelamento, secondo le autorità russe, avviene "per motivi tecnici ed a tempo indeterminato, finché non verranno risolti". Una falla non trascurabile nel sistema difensivo aereo iraniano.
Per far luce sui reali termini della questione può essere utile riferirsi alle dichiarazioni del primo ministro di Israele, Bibi Netanyahu, che negli stessi giorni dell'annuncio si trovava in visita diplomatica ufficiale a Mosca. In una lunga intervista al quotidiano Kommersant ed all'agenzia Interfax, Netanyahu ha illustrato dapprima il nuovo clima internazionale sull'Iran: "Quando dicevo che la più grande minaccia che l'umanità deve affrontare è il tentativo dell'Iran di dotarsi di armi nucleari, ricevevo scetticismo e molte sopracciglia sollevate, anche da Washington e Mosca. Ora non è più così. Esiste ormai una valutazione comune che l'Iran è sempre più vicino al suo obiettivo e che questo debba essergli impedito. Vi è la consapevolezza di essere in ritardo. [...] Il tempo delle sanzioni è ora. E queste sanzioni dovranno essere paralizzanti. [...] Nella comunità internazionale non è più in discussione ormai se l'Iran è un problema, se accumuli materiale nucleare da usare per lo sviluppo militare. Tutto ciò non è più in discussione. Ciò che è in discussione è solo quale tipo di sanzioni verrà applicato".
E a precise domande degli intervistatori sul collegamento tra lo stop della fornitura missilistica russa all'Iran e la minaccia israeliana di possibile sostegno al riarmo della Georgia, Netanyahu ha risposto con estrema abilità diplomatica: "Come fornitori di armi abbiamo cura di tenere conto di tutte le considerazioni in questo genere di rapporti, operando per la stabilità in regioni instabili, e ci aspettiamo che la Russia faccia la stessa cosa. [...] Ho accolto con soddisfazione le dichiarazioni di Medvedev (sul blocco delle forniture all'Iran) perché so che l'attuale politica russa è volta a promuovere la stabilità. Questa è buona politica. Non voglio dire di più e non confermo che abbiamo avuto colloqui su questo argomento. Il resto sono speculazioni della stampa".

E negli stessi giorni il segretario di Stato americano Hillary Clinton si trovava in missione diplomatica in un altro centro focale della crisi con l'Iran, la Penisola arabica. A Doha, nel Qatar, in un discorso davanti gli studenti del campus Carnegie Mellon, la Clinton ha lanciato l'allarme contro la deriva militarista di Teheran: "La vediamo in questo modo: crediamo che il governo iraniano, dal presidente al parlamento, sia stato soppiantato e che l'Iran stia andando verso una dittatura militare. E' il nostro punto di vista [...] Non attaccheremo l'Iran, stiamo invece cercando di unire la comunità mondiale per fare pressione all'Iran attraverso sanzioni delle Nazioni Unite. Queste pressioni saranno specificatamente rivolte alle imprese controllate dalla Guardia Rivoluzionaria [...ma...] è molto difficile restare passivi di fronte a un Iran armato e che continua a portare avanti il suo programma di armi nucleari".
Evocare un colpo di stato militare a Teheran (quasi una sorta di auspicio) può essere una delle tattiche utilizzate per indicare come ormai fuori controllo il regime iraniano, guidato da fanatici pronti ad usare le armi atomiche, e dunque giustificare qualunque intervento. Questo ha provocato la tagliente risposta del ministro degli Esteri iraniano Mottaki, a cui pare oggettivamente arduo controbattere: "Gli americani stessi sono imprigionati in una sorta di dittatura militare che impedisce loro di comprendere le realtà della regione. Cos'è dittatura militare: uccidere un milione di iracheni, per la gran parte innocenti, o stabilire scambi col popolo iracheno, accogliendo decine di migliaia di immigrati e aiutando il governo a mettere in sicurezza il paese, garantendone la sovranità, come stiamo facendo noi? Cos'è maggiore indizio di dittatura militare: attaccare sanguinosamente i matrimoni in Afghanistan o dare rifugio a tre milioni di afgani?".
La successiva tappa del viaggio della Clinton è stata Riyad per incontrare il re Abdallah. Scopo della missione, oltre rassicurare una Arabia Saudita che si troverebbe in prima linea in caso di attacco all'Iran, è la questione delle sanzioni e delle forniture energetiche destinate alla Cina. I sauditi forniscono già il 20% del petrolio di cui Pechino necessita, essendo il primo fornitore, seguiti proprio dagli iraniani con una quota del 15%. Gli americani vorrebbero che i sauditi fossero pronti a supplire col loro petrolio all'eventuale stop delle esportazioni iraniane in caso di sanzioni o peggio ancora di conflitto. Questo potrebbe rassicurare la Cina e spingerla a sostenere l'azione americana al Consiglio di Sicurezza, e tuttavia esporrebbe il paese del dragone al rischio di veder considerevolmente aumentare la quota del suo fabbisogno energetico sotto il controllo, diretto o indiretto, degli Stati Uniti, ovvero il proprio potenziale (o effettivo) antagonista nel contesto globale.
L'atteggiamento della Cina rimane una incognita, in una posizione estremamente delicata che corre sul filo della questione delle sanzioni. Nella precedente intervista già citata, Netanyahu ha mostrato estrema lucidità sul punto. Pur ribadendo, infatti, che le sanzioni devono essere applicate subito e in maniera aggressiva, il politico israeliano non si aspetta affatto che queste possano risolvere definitivamente il problema. Al contrario pare potersi interpretare che dal suo punto di vista (quello di un falco del "partito del bombardamento") come le sanzioni siano un semplice passaggio tattico destinato a risultare sostanzialmente inefficace ed a cui porre successivamente rimedio con una ulteriore escalation. Se, infatti, le sanzioni dovessero fallire, in questo gioco di continui rilanci, cosa arriverà dopo?

Fonte: clarissa.it

14 gennaio 2010

L'ex zar dell'Atomica israeliana: l'Iran non è una minaccia nucleare

di Uzi Mahnaimi - timesonline.co.uk.

Un generale, a suo tempo responsabile delle armi nucleari di Israele, ha affermato che l'Iran è «molto, molto, molto lontano dal costruirsi una capacità nucleare». Il generale di brigata Uzi Eilam, 75 anni, un eroe di guerra e un pilastro dell’establishment della difesa, ritiene che all’Iran serviranno probabilmente sette anni per potersi fabbricare armi atomiche.

Le opinioni espresse dall'ex direttore generale della Commissione per l'energia atomica di Israele contraddicono le valutazioni dell’establishment della difesa israeliano e lo mette in disaccordo con i leader politici.

Il Maggior Generale Amos Yadlin, capo dell'intelligence militare, ha recentemente detto alla commissione difesa della Knesset che l'Iran sarà probabilmente in grado di costruire un singolo ordigno nucleare quest'anno.

Binyamin Netanyahu, il primo ministro, ha ripetutamente affermato che Israele non tollererà un Iran dotato di armi nucleari. Le forze israeliane si sono addestrate per attaccare le installazioni nucleari iraniane e alcuni analisti ritengono che potrebbero essere lanciati degli attacchi aerei nel corso di quest’anno, se le sanzioni internazionali non riuscissero a dissuadere Teheran dal perseguire il suo programma.

Eilam, che si ritiene sia aggiornato da ex colleghi sugli sviluppi in Iran, definisce la rappresentazione ufficiale da parte del suo paese come isterica. «La comunità dell’intelligence sta diffondendo voci spaventose sull’Iran», ha dichiarato.

Suppone che «i vertici della difesa stiano esternando dei falsi allarmi al fine di accaparrarsi un budget più grosso», mentre alcuni politici hanno utilizzato l'Iran per distogliere l'attenzione dai problemi di casa.

«Coloro che dicono che l'Iran otterrà una bomba entro un anno, su quali basi lo affermano?», si è chiesto. «Dove sono le prove?»

Ha appena pubblicato “L’arco di Eilam”, un memoriale in cui rivela di essersi opposto all'attacco israeliano contro il reattore nucleare iracheno di Osirak nel 1981.

Secondo fonti della difesa ben inserite, Israele sta accelerando i preparativi per un possibile attacco ai siti nucleari iraniani.

La scorsa settimana le sue forze di difesa hanno diffuso filmati che mostravano esercitazioni di rifornimento in volo di jet F-15 da combattimento. «Questo era un avvertimento non tanto all'Iran, quanto agli americani sul fatto che facciamo sul serio», ha detto una fonte della difesa israeliana.

Ma Eilam controbatte che «un attacco del genere [contro l'Iran] sarebbe controproducente».

«Un attacco non è pratico. Al fine di ritardare il programma iraniano di tre o quattro anni, si ha bisogno di una flotta di aerei, che solo un superpotenza è in grado di fornire. Solo l'America lo può fare».

Fonte: http://www.timesonline.co.uk/tol/news/world/middle_east/article6982447.ece.

Traduzione per Megachip a cura di Pino Cabras.

21 settembre 2009

Intrigo internazionale e funghi atomici su Teheran. Alta tensione



di Giulietto Chiesa - da Megachip

E’ possibile che qualche cosa di molto importante sia accaduto e stia accadendo, “sotto il tappeto”, in preparazione e in connessione (forse per anticiparla e impedirla) con la clamorosa decisione di Obama di rinunciare al sistema missilistico in Europa (con radar nella Repubblica Ceca). Non solo decisione cruciale, ma soprattutto devastante per i piani israeliani.

La motivazione usata da Obama, infatti, si basa sulla valutazione congiunta delle agenzie americane, dei servizi segreti, che l’Iran non possiede, né potrà possedere in un futuro prevedibile, né l’arma atomica, né la capacità di costruire vettori capaci di portarla a destinazione negli Stati Uniti.

E’ noto che, al contrario, Israele considera questa eventualità non solo possibile ma ravvicinata e che è intenzionata a stroncarla, a qualunque costo, e in qualunque modo.

La scelta di Obama è dunque, al tempo stesso, una dura presa di distanza dalla leadership di Israele. Una svolta senza precedenti per gli Stati Uniti d’America. Questa è la premessa per inquadrare quanto qui racconterò sulla base delle informazioni disponibili e cercando di ripulirle dagl’inquinamenti di cui sono striate.

E non c’è da stupirsene perché la materia scotta, in tutti i sensi.

Forse c’entra anche, in tutto questo, la misteriosa storia della Arctic Sea, la nave battente bandiera maltese ma con equipaggio russo di 13 persone, sparita il 28 luglio scorso, assaltata da strani “pirati” al largo delle coste portoghesi, nell’Atlantico.

Ma partiamo dagli ultimi avvenimenti e cerchiamo di mettere a posto un difficile mosaico.

Il 14 settembre scorso tutti i media russi e il New York Times danno notizia di un gravissimo incidente nella base militare di Tambov, circa 400 chilometri a sud-est di Mosca. Citando la Reuters, che a sua volta citava l’agenzia Ria-Novosti, che a sua volta citava una fonte di alto livello dei servizi segreti russi, il New York Times informa che “cruciali documenti segreti possono essere stati distrutti dal fuoco” in un incidente in cui hanno perso la vita ben cinque ufficiali di guardia. L’edificio appartiene “ai servizi segreti” e ospitava “documenti segreti di speciale importanza” per la sicurezza nazionale della Russia. “L’incendio – proseguiva il dispaccio della Reuters – ha seriamente colpito la zona segreta dell’edificio”, investendo “circa 400 metri quadri”. Il vice ministro della difesa, colonnello-generale Aleksander Kolmakov, accorre sul posto insieme ad alti ufficiali dei servizi segreti. Il tutto sarebbe accaduto alle 10 del mattino del giorno precedente, domenica 13 settembre.

Qui finiscono le notizie ufficiali e cominciano quelle ufficiose. Ma interessanti anche dopo essere state depurate. C’è un sito sul web , abbastanza noto, che dispone di discreti e provati contatti con fonti russe che vogliono far sapere “altro”. Si chiama

http://www.whatdoesitmean.com/index1275.htm e ospita spesso analisi firmate con nome femminile, Sorcha Faal. Non so chi sia, ma dal contesto e dal contenuto si possono dire due cose: c’è del vero in quello che dice, anche se l’insieme va preso con cautela.

Da questa analisi emergono cose sconcertanti. L’incendio non sarebbe stato un incidente. Si sarebbe trattato di un attacco di commandos contro “i bunker che ospitano la Direzione Generale dell’Intelligence russa”. Quali commandos? Non viene detto, ma si capisce che si tratta di un lavoro di alta specializzazione. Uno o più gruppi armati che , “in meno di 15 minuti” sarebbero stati in grado di “ penetrare nel perimetro di sicurezza, disattivare i sistemi antincendio e attaccare il bunker dei documenti con armi incendiarie”.

Sorgono molte domande. Chi ha inviato i commandos? Erano russi? E, se non erano russi, come potevano essere arrivati nel cuore della Russia, percorrendo – si presume in volo – diverse centinaia di chilometri senza essere rilevati e contrastati? In Russia tutto è possibile, ma neanche in Russia si fanno miracoli.

Esiste un nesso tra questo episodio e altri eventi occorsi nelle ultime settimane? Forse si può tentare di collegarne alcuni. Facciamo un salto indietro di qualche giorno. L’8 settembre il Jerusalem Post scrive che il premier Netanyahu è sparito verso destinazione ignota. Il 9 un altro giornale israeliano precisa una notizia sensazionale: Netanyahu è volato segretamente a Mosca a bordo di un aereo privato. Perché? Come? Il sito sopra citato fornisce importanti dettagli che sembrano derivare da una fonte dei servizi segreti russi. Seguiamo il racconto di Sorcha Faal.

Netanyahu si sarebbe precipitato a Mosca, senza neppure preavvertire il governo russo, per chiedere “l’immediata restituzione” di “tutti i documenti, dell’equipaggiamento e degli agenti del Mossad catturati dai commando russi e americani” che avevano ripreso il controllo della Arctic Sea dopo che un commando composto da israeliani e agenti fuori controllo (“rogue agents”, dice Sorcha Faal) della CIA aveva assaltato la nave, impadronendosene per diverse ore, forse giorni. Qui le domande si affollano. E anche i dubbi.

Ma non è, assai probabilmente, un’invenzione peregrina. La fonte dell’FSB che racconta la vicenda aggiunge particolari straordinariamente interessanti e anche molto precisi. Nella Direzione Generale dell’FSB di Tambov vi sarebbero stati “tutti i files operativi” compilati dall’FSB, il servizio segreto russo, concernenti la famosa Blackwater, la corporation privata cui Bush e Cheney affidarono importanti incarichi di sicurezza in Irak e non soltanto, e cui la Cia (come risulta ora dall’inchiesta aperta negli Stati Uniti), commissionò l’incarico degli assassini mirati per liquidare i leader e i militanti di rilievo di Al Qaeda. Che i servizi segreti russi tenessero e tengano sotto osservazione questa attività è del tutto logico. Sarebbe illogico pensare il contrario. Resta da capire cosa e come possano avere scoperto. Ma cosa c’entra Netanyahu?

Torniamo dunque al suo viaggio segreto a Mosca. Il 10 settembre, nel pomeriggio, insieme agli altri membri del club di discussione Valdai, di cui faccio parte, incontro il ministro degli esteri russo, Sergej Lavrov. Mosca è piena di voci su quel viaggio e la domanda è inevitabile. Lavrov non conferma ma nemmeno smentisce. E ovviamente non dice chi ha incontrato Netanyahu e perché. Ma dichiara che Mosca non ha violato nessuna delle regole internazionali del commercio di armi e che ha fornito all’Iran, in passato, solo “armi rigorosamente difensive”. Nel frattempo fonti israeliane, subito riprese da diversi giornali occidentali e anche russi, diffondono l’informazione secondo cui, a bordo della Arctic Sea ci sarebbe stato non un carico di legnami preziosi, ma un carico di missili S-300 destinati all’Iran. Gli S-300 sono missili anti-missile, cioè arma difensiva.

Notizia strana. La Russia avrebbe mandato in giro, lungo una rotta lunghissima (dall’Oceano Artico, nell’Atlantico, via la Manica, fino alle Canarie, ma per andare dove?), un carico delicatissimo, esponendo la sua merce a ogni rischio (come poi sarebbe avvenuto), senza poterla tenere sotto controllo. Basta guardare le carte geografiche per capire che Mosca può inviare in Iran ciò che vuole attraverso il Mar Caspio, su cui si affacciano i suoi porti e quelli iraniani. Dunque notizia improbabile. Sicuramente il carico della Arctic Sea era molto importante, ma non era quello che dicono gli israeliani. E non era diretto all’Iran ma – ecco la novità di Sorcha Faal -“agli Stati Uniti”.

Ecco perché all’operazione di ricupero della Arctic Sea avrebbero preso parte anche gli Stati Uniti, con uomini e, soprattutto, informazioni sulla localizzazione della nave.

Secondo la ricostruzione citata la Marina Militare russa, con il concorso di unità della marina finlandese e dei servizi americani, avrebbe prelevato tre missili, dotati di testata nucleare, dopo averli recuperati dal relitto del Kursk, il sommergibile nucleare affondato nel 2001 in circostanze misteriose nell’Artico. Tragedia nella quale persero la vita 118 marinai e ufficiali russi. All’epoca i russi avevano incaricato del recupero dei cadaveri del Kursk due compagnie danesi, la Mammoet e la Smit International, ma senza il permesso di toccare i missili. Si trattava di missili nucleari tattici P-700 Granit, in grado di affondare navi di grandi dimensioni, per esempio portaerei.

Secondo fonti della intelligence militare russa, il GRU, i missili sarebbero stati caricati sulla Arctic Sea, e diretti verso gli Stati Uniti per essere affidati alla US Nuclear Security Administration che ne doveva curare lo smantellamento nell’impianto Pantex, in Texas. Il tutto in base agli accordi di disarmo dello START 2.

La Arctic Sea, con un carico ben più importante del legname, viene attaccata da “commandos non identificati” . Ovvio che non si tratta di comuni pirati. Qui ci sono in campo servizi segreti potenti, in grado di mettersi di traverso niente meno che a un’operazione congiunta russo-americana. Mosca reagisce con veemenza inusitata. Il comandante in capo della Marina, Vladimirr Visotskij dichiara pubblicamente che “tutte le navi e i natanti della marina russa nell’Atlantico sono stati inviati alla ricerca della nave sparita”. Il 18 agosto il ministro della difesa russo, Anatolij Serdiukov annuncia che le forze navali russe, “in cooperazione con il Comando Spaziale della Marina USA” hanno “ripreso possesso” della Arctic Sea. Fonti anonime dei servizi russi parlano di “terroristi della CIA con falsi passaporti estoni, lettoni, e russi. C’è un’altra fonte, non anonima, russa, che racconta altre cose. Si tratta di Mikhail Voitenko, direttore di una rivista specializzata in incidenti marittimi, la Sovfracht, il quale fa sapere che la Arctic Sea non era una qualunque nave da trasporto, ma era dotata dei più moderni mezzi di localizzazione e di comunicazione. Per giunta, al momento dell’assalto dei “pirati”, la nave si sarebbe trovata in acque dove “perfino i cellulari funzionavano”. Perché non ci fu allarme subito? Il mistero s’infittisce. Mikhail Voitenko, dopo avere troppo parlato, scappa in Turchia e dichiara di essere sotto grave minaccia di vita.

Qui dobbiamo tornare a Netanyahu perché il sito sopra citato mette direttamente in relazione i servizi segreti israeliani con la vicenda della Arctic Sea. Vediamo come. Fonti questa volta del ministero degli esteri russo rivelano che l’aereo privato su cui viaggiava Netanyahu aveva un piano di volo che prevedeva l’atterraggio a Tbilisi, Georgia ma che (l’episodio deve essere avvenuto tra l’8 e il 9 settembre) all’improvviso, in vicinanza dello spazio aereo russo, il pilota chiede “urgentemente” di poter atterrare a Mosca, specificando che ha a bordo il primo ministro israeliano Netanyahu. Il permesso è accordato e l’aereo atterra nella base militare di Kubinka, non lontano dalla capitale.

Sempre stando al racconto di Sorcha Faal, all’aeroporto di Kubinka arriva in tutta fretta il presidente russo Dmitrij Medvedev, che incontra non solo un Netanyahu furibondo ma un’intera delegazione israeliana, composta dal generale Meir Kalifi, ministro per gli Affari Militari e Uzi Arad, consigliere per la Sicurezza Nazionale d’Israele. La richiesta, perentoria, a Medvedev è “un’immediata restituzione di tutti i documenti, dell’equipaggiamento e degli agenti del Mossad” catturati dai russi e dagli americani a bordo della Arctic Sea. A quanto pare Medvedev, già irritato per il mancato preavviso, per la insolita procedura, e per i toni degli ospiti, replica che “l’investigazione è in corso” e che “la Russia non è pronta a dare alcuna prova a nessuno”. Con ogni probabilità si è parlato anche d’altro e qui il racconto diventa del tutto inverificabile. Uno degli argomenti in questione, per altro probabilmente, sarebbe stata una richiesta di chiarimento circa le armi che la Russia starebbe fornendo all’Iran. Il tutto in connessione con un possibile attacco israeliano sulle installazioni nucleari iraniane. Sorcha Faal mette tra virgolette frasi di Netanyahu di incredibile gravità, del tipo che “la Russia dovrebbe pararsi il sedere” e non essere sorpresa quando “nubi a forma di fungo cominceranno ad apparire sopra Teheran”.

La reazione di Medvedev non viene riferita. Ma sia Medvedev che Putin in quei giorni, anche negl’incontri con i membri del Club Valdai, hanno ripetutamente ribadito l’inaccettabilità di ogni azione di forza contro l’Iran e la necessità di uno sviluppo della via negoziale.

Non sarà inutile qui ricordare chi era uno dei due accompagnatori di Netanyahu a Mosca, Uri Arad. L’attuale Segretario alla Sicurezza Nazionale di Israele è persona non grata negli Stati Uniti. Lo è da quando risultò, nel 2006, che era direttamente implicato nel cosiddetto AIPAC Espionage Scandal (AIPAC sta per American Israeli Public Affair Committee). In quel processo, largamente coperto dalla stampa americana, emerse che importanti documenti della politica americana verso l’Iran venivano passati a Israele, attraverso l’AIPAC e personalmente Uri Arad, da un funzionario del Dipartimento della Difesa, Lawrence Franklin. Questi fu condannato a 13 anni per spionaggio a favore di uno stato straniero; condanna poi tramutata in 10 mesi di arresti domiciliari. Ebbene, viene riferito che Uri Arad fu protagonista di uno scandalo aggiuntivo quando Hillary Clinton incontrò Netanyahu a Gerusalemme. Hillary e i suoi consiglieri furono sconcertati di vedere Arad al fianco di Netanyahu e, per evitare un incidente diplomatico, proposero che all’incontro assistessero solo tre persone per parte. Netanyahu non fece una piega e chiese all’ambasciatore israeliano a Washington, Sallai Meridor, di allontanarsi, e tenne con sé Uri Arad. Meridor si dimise qualche giorno dopo e un portavoce di Netanyahu spiegò in seguito che la presenza di Arad era “indispensabile per la questione iraniana”. Quanto fosse indispensabile lo dimostra la posizione di Arad in materia: “massima deterrenza”, nel senso che Israele “deve minacciare e colpire ogni e qualsiasi cosa abbia importanza in merito”, a cominciare “dai leader” per finire “ai luoghi sacri”.

(Editoriale di Paul Woodward, 18 marzo 2009. http://warincontext.org/2009/03/18/editorial-we-want-the-land-not-the-people).

Cosa ci sia di vero nelle rivelazioni (guidate dai servizi segreti militari russi) secondo cui tra i files distrutti a Tambov c’erano anche quelli che “confermavano” le accuse contro i servizi segreti USA e israeliani, formulate dal generale Mirza Aslam Beg, ex capo di stato maggiore dell’esercito pakistano, secondo cui “mercenari privati” della Blackwater (ora rinominata Xe) sarebbero stati “gli organizzatori degli attentati contro l’ex primo ministro libanese Rafik Hariri e contro Benazir Bhutto”.

In ogni caso, concludendo, si può dire con certezza che il viaggio di Netanyahu a Mosca c’è stato. E che una cosa del genere si fa soltanto se sono in gioco eventi drammatici.

Si capisce che Netanyhau aveva una gran fretta, una settimana prima che Obama annunciasse che l’Iran non costituisce, al momento, una minaccia per la sicurezza degli Stati Uniti. Resta da capire qual’era lo scopo dell’assalto alla Arctic Sea e come mai i servizi segreti israeliani si sono esposti così apertamente in una operazione ostile nei confronti di Stati Uniti e Russia. E resta, ovviamente, da investigare l’assalto (se di assalto si è trattato) alla base segreta russa di Tambov, solo cinque giorni dopo il burrascoso incontro di Kubinka.

Fonte: Megachip, QUI.