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5 ottobre 2014

Ucraina e Isis: il vice di Obama rivela (per sbaglio) la verità

di Marcello Foa.


Questo è un esempio di come certe informazioni non circolino sui media occidentali. Un amico che pesca molto bene online mi ha inviato la segnalazione di alcuni articoli che recavano un titolo forte: “Il vicepresidente americano Joe Biden ammette di aver obbligato i Paesi europei ad adottare le sanzioni contro la Russia”.
Come mio dovere, verifico le fonti. E scopro che a dare questa notizia sono Russia Today e altre agenzie di stampa russe. Da esperto di spin mi sorge il dubbio che si tratti di una strumentalizzazione da parte di Mosca. E verifico ulteriormente. In pochi minuti.
Sì, Biden ha tenuto un lungo discorso sulla politica estera all’università di Harvard, discorso a cui i media americani hanno dato ampio spazio ma per evidenziare una battuta, anzi una gaffe su quanto sia frustrante fare il vicepresidente, espressa con un linguaggio molto colorito. Negli articoli, però, nessun riferimento alla frase sull’Europa.
Allora indago ulteriormente, vado sul sito della Casa Bianca dove è pubblicata la trascrizione integrale del discorso di Biden. E, come potete verificare voi stessi, la frase riportata dai media russi è corretta e l’indifferenza con cui è stata accolta dai media occidentali, ma anche europei significativa. Praticamente nessun giornalista ha saputo valutare la portata delle dichiarazioni di Biden. Il che è grave professionalmente, ma non sorprendente: a dare il tono sono state le agenzie di stampa e le tv all news che si sono soffermate sull’aspetto più leggero e sensazionale ovvero la gaffe di Biden; tutto il resto è passato in secondo piano. Anche sulla stampa più autorevole. Perché Biden poteva reggere un titolo, non due. E quelle dichiarazioni formulate nell’ambito di un lungo discorso in cui Biden ha toccato molti aspetti. Gli spin doctor della Casa Bianca si sono ben guardati dall’evidenziarle e sono scivolate via assieme ad altre.
Nessuna manipolazione, nessuna censura: se conosci le logiche e le debolezze dei media puoi orientarli a piacimento. Negli Stati Uniti, ma anche in Europa.
In realtà le dichiarazioni di Biden sono davvero sensazionali,una gaffe in termini diplomatici:
“Abbiamo dato a Putin una scelta semplice: rispetta la sovranità ucraina o avrai di fronte gravi conseguenze. E questo ci ha indotto a mobilitare i maggiori Paesi più sviluppati al mondo affinché imponessero un costo reale alla Russia.   “E’ vero che non volevano farlo. E’ stata la leadership americana e il presidente americano ad insistere, tante di quelle volte da dover mettere in imbarazzo l’Europa per reagire e decidere per le sanzioni economiche, nonostante i costi”.
L’ammissione è fortissima: è stata l’America a costringere l’Europa a punire Putin, contro la sua volontà.
Poi un’altra strabiliante ammissione, sull’Isis, che l’America combatte con toni accorati salvo poi ammettere che il pericolo per gli stessi americani non è così rilevante:
“Non stiamo affrontando un pericolo esistenziale per il nostro stile di vita o la nostra sicurezza. Hai due volte più possibilità di essere colpito da un fulmine per strada che di essere vittima di un evento terroristico negli Stati Uniti”.
Dunque l’Isis non è una minaccia seria, così come non lo è più il terrorismo negli Stati Uniti.
Quando qualcuno dice la verità – e chi più di un vicepresidente americano? – il mondo appare molto diverso rispetto alla propaganda ufficiale. In Ucraina e sul terrorismo.
Ma se i media non ne parlano, la propaganda diventa, anzi resta apparente verità. E la vera verità limitata ai pochi che la sanno davvero cogliere e trasmettere.


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e su twitter: @MarcelloFoa

Fonte:  http://blog.ilgiornale.it/foa/2014/10/05/ucraina-e-isis-il-vice-di-obama-rivela-per-sbaglio-la-verita/.


Sull'impegno diretto di Biden sulle questioni ucraine, leggi anche: 
Pino Cabras, I denti degli oligarchi. Il caso Biden.
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19 maggio 2014

L'Ukraine et les dents des oligarques. Le cas Biden

Ci-dessous une traduction en français de mon article intitulé "L'Ucraina e i denti degli oligarchi. Il caso Biden", parue sur le site en ligne blogs.mediapart.fr

par Pino Cabras


Le fils du vice-président Usa élu à un poste central de l'industrie gazière en Ukraine, ensemble avec l'ex président de la Pologne. Les alliances flexibles avec des mondes mafieux.




R. Hunter Biden, fils du vice-président Usa, Joe, a hérité du père un nombre incroyable de dents. Avec ceux-ci il nous sourit énergiquement depuis ses photos officielles. Maintenant on nous informe que ces dents arrachent l'un des fauteuils les plus convoités de l'Ukraine, tout en faisant de lui l'un des nouveaux patrons de la Kiev post-putchiste. Biden le Jeune vient en effet de s'installer dans le conseil d'administration de la compagnie ukrainienne la plus importante d'extraction du gaz, la Burisma, avec ses puits en Europe et son siège à Chypre, où elle est contrôlée par une autre entreprise off-shore de droit chypriote, laBrociti Investments Ltd. On verra par la suite où iront les traces.
Pendant le vol qui l'a amené des cieux de l'élite états-unienne aux hautes sphères de l'oligarchie d'un pays ex-soviétique, le fiston américain a pu lui aussi réfléchir sur comment à changé le mot oligarque. Jusqu'à il y a vingt ans, l'oligarque était un représentant générique d'un système de gouvernement que quelques personnes imposaient à tous. L'oligarque post-soviétique est par contre une chose bien plus spécifique : c'est un homme d'affaires qui a arraché - pendant qu'il occupait une position dominante dérivant de la politique - les immenses richesses publiques sous-tirées par la sauvage privatisation de l'économie soviétique après la chute de l'URSS. Ce type humain est désormais l'unique à être étiqueté comme oligarque. La russophobie qui règne dans le discours public occidental fait le reste : à est, ou plutôt, en Russie, il y a des oligarques ; chez nous, par contre, de sains entrepreneurs à la vertu cristalline qui n'oseraient jamais spolier une nation. Comment définir autrement un De Benedetti ?
Tant pis si un nombre écrasant d'oligarques russes, avant de décider si favoriser ou combattre la nouvelle "verticale du pouvoir" de Poutine, avaient été avant tout des créatures occidentales.
Mais Hunter Biden est là pour nous rappeler, avec son cursus honorum et ses dents, serrées sur une cuillère d'argent, que les oligarques existent même ici à l'Ouest, et prospèrent et fréquentent tous les couloirs qui conduisent aux salles de l'argent, des gouvernements, de l'intelligence. Avec une colossale 'exusatio non petita' (justification non demandée) à Washington ils essayent néanmoins de nous le dire : d'après eux, les entrées au gouvernement pour le fils du 'number one' de la Maison Blanche, ne comptent pas. Et par conséquent Biden a obtenu sa nomination dans la lointaine colonie européenne seulement par la voie de son curriculum. Si les faits nous diront autre chose, c'est de notre faute, qui serons prévenus.
C'est seulement une coïncidence, en effet, que le 21 avril Biden le Vieux amène son dentier à Kiev pour dicter ses volontés, et que justement dans les mêmes jours Biden le Jeune devienne l'homo americanus de l'agence la plus stratégique du Pays, en pleine bataille du gaz.
Le soupçon et que là-bas il faille un oligarque expérimenté, justement, qui fasse office d'agent de liaison entre l'oligarque local et les optimates de Washington. Et le docteur Hunter Biden avait vraiment le curriculum adéquat pour cette tâche urgente : carrière universitaire auprès des universités privées les plus prestigieuses et élitistes, et puis un travail impressionnant d'inter-connexion intérieure et internationale entre multi-nationales, organisations non gouvernementales imbues de valeurs (d'argent) gouvernementales, bureaux légaux de super-lobbyistes, etc.
Surtout, Hunter Biden est l'un des collaborateurs les plus étroits du président de la National Democratic Institute for International Affairs (NDI), une organisation crée par le gouvernement Usa en tant qu'émanation du National Endowment for Democracy (NED) pour canaliser les fonds et les donations visant à "renforcer la démocratie" dans 125 nations différentes. C'est-à-dire un quémandeur politique, l'une des usines des révolutions colorées de la moitié du monde, présidée rien que ça, par Madeleine K. Albright, ex Secrétaire d'Etat à l'époque de Clinton et du bombardement de la Serbie. C'est la même personnalité politique qui dit à la TV qu'un demi-million d'enfants morts par embargo en Iraq avait été "un prix juste", que ça en avait valu la peine ("the price is worth it?")
Madeleine Albright - 60 Minutes

Biden se choisit de bonnes compagnies. Toujours ensemble avec Albright, il est parmi les administrateurs du Truman National Security Project, un centre de formation qui emploie des ressources colossales pour former des générations entières de représentants politiques progressistes autour des thèmes de la sécurité nationale. Lorsque vous entendez quelque vague représentant de la gauche qui parle bien de la guerre, vous saurez d'où on lui aura donné la bécquée.
D'après Hunter Biden, son rôle à Kiev consistera à donner les bons conseils sur "transparence, corporate governance et responsabilité, expansion internationale et d'autres priorités" afin de contribuer, rien que ça, " à l'économie et au bien-être du peuple ukrainien ".
On se croirait entendre les mots prononcés en 2003 pour l'Iraq par Paul Bremer, le gouverneur colonial installé par le président George W. Bush lorsqu'il envahit et dévasta ce pays. Mais tandis que les impérialistes républicains avaient une conception rudimentaire de l' "exportation de la démocratie", le monde de l'NDI est plus ductile, parce qu'il affirme que "l'NDI ne présume pas d'imposer des solutions ni considère que le système démocratique puisse être dupliqué quelque part ailleurs." Tout au plus, l'NDI "partage des expériences et offre une série d'options de manière à ce que les leaders puissent adapter ces pratiques et que les institutions puissent travailler mieux dans leur environnement."
"Adapter" est donc le mot-clef. Et les impérialistes démocratiques américains en Ukraine se sont "adaptés" tellement qu'ils se sont alliés avec des partis à tendance fasciste et des formations para-militaires nazies.
Il s'agit d'une alliance scandaleuse qui n'embarrasse aucunement les représentants du Parti Socialiste Européen. De la même manière qu'elle ne scandalise pas le multi-milliardaire Ihor Kolomoyshyi, fondateur de la European Jewish Union, double citoyenneté ukrainienne et israélienne, co-propriétaire de la banque Privat et de plusieurs sociétés qui ont détecté de grosses réserves de gaz naturel justement dans les zones ukrainiennes dans lesquelles se poursuivent les combats.
Une enquête de Forbes a décrit très bien la manière dont Kolomoyskyi a fait fortune : "Kolomoyskyi a employé des forces "presque-militaires" de la banque Privat pour faire valoir l'achat hostile d'entreprises, enrôlant un groupe de "hooligans, armés de battes de baseball, des barres de fer, de gaz et des pistolets avec des balles en caoutchouc et des "tronçonneuses" pour prendre par la force un complexe sidérurgique à Kremenchuk en 2006 et a employé "un mix d'ordres du tribunal falsifiés (souvent par la main de juges et /ou de greffiers corrompus) et de manières fortes" pour remplacer des administrateurs dans les conseils d'administration dans les sociétés dont il achetait les participations".
Probablement chez Forbes, ils n'ont pas beaucoup de familiarité avec la chronique anti-mafia, qui emploierait des concepts plus courts pour décrire le profil criminel d'un tel personnage.
Le président putchiste Turchynov, en tout état de cause, l'a élu gouverneur de l'Oblast de Dnipropetrovsk, une région frontalière avec les points chauds de la révolte des russes d'Ukraine. Kolomoyskyi a promis "une taille pour qui capturera des militants soutenus par les russes et des récompenses pour qui dépose les armes".
Ce magnat de la finance et du gaz - dans le temps qui lui reste, à part celui consacré aux affaires entre groupes mafieux - sera l'un de ces champions de "transparence, corporate governance et responsabilité" avec lesquels aura à négocier Mister Biden jr.
Et ici il y a un point encore plus intéressant.
Le site de documentation anti-corruption ukrainien (AntAC), d'inspiration assez américaine, en 2012 a essayé de reconstruire à qui puisse appartenir réellement la Burisma, qui se présente comme la vitrine la plus exposée à la lumière du soleil de la chaîne propriétaire de l'entreprise gazière. Une fois qu'elles se déplacent dans le territoire financier off-shore, les traces deviennent plus difficiles, comme une chasse mondiale au trésor
Nous avons vu que la Burisma est contrôlée par l'entité chypriote Brociti Investments Ltd, qui l'avait rélevée des propriétaires précédents, les oligarques Mykola Zlochevsky (ministre de l'énergie du président Yanoukovitch déstitué) et Mykola Lisin (mort entretemps). Il semblerait que dans le schéma financier de la vieille Brociti soit impliquée une autre grosse entreprise du secteur des hydrocarbures, la Ukrnaftoburinnya. Si nous voulons savoir qui possède Ukrnaftoburinnya, les traces reviennent à Chypre, où 90% de la société se trouve dans le ventre de la Deripon Commercial Ltd. Ici nous devons faire un vol plus long, parce que la Deripon est contrôlée à son tour par une holding des îles Vierges britanniques, la Burrad Financial Corp. Là-bas le brouillard, malgré les tropiques, devient épaississime. Mais le nom de la Burrad n'est néanmoins pas insignifiant, parce qu'il revient dans plusieurs enquêtes qui reconstruisent les opérations financières gérées par la banque Privat. C'est-à-dire la banque Kolomoyskyi.
Pour Forbes, cependant, reste probable que le propriétaire soit encore Zlochevsky (avec la possibilité d'un double jeu de sa part).
Je le sais, vous vous êtes perdus. Moi aussi. Mais j'essaye de résumer.
Kolomoyskyi, moyennant des sociétés off-shore, était le dominusde la Burisma, l'entreprise la plus importante d'extraction du gaz en Ukraine, dans laquelle est actuellement employé ce dentu de Hunter Biden. 
Kolomoyskyi l'a officiellement cédée, grâce à un schéma financier qui lui était familier, à une entreprise off-shore dont nous perdons la trace des propriétaires.
En même temps, Kolomoyskyi est devenu une autorité politique territoriale de référence pour les aires dans lesquelles on présume la présence de grandes réserves de gaz en possession de la société dont Biden est administrateur.
L'Ukraine, grâce aux nouvelles technologies extractives pour les hydrocarbures développées dans les dernières années par les Usa, est désormais un centre d'attraction pour les explorations et l'exploitation de nouvelles aires. Le soin apporté à ces gisement - maintenant pleinement exploitables dans l'orbite américaine - menace ouvertement la position dominante de Gazprom, c-est-à-dire la poutre énergétique maîtresse de la puissance russe renaissante.
Le fait que le coeur du pouvoir Usa se dérange pour gérer de si près l'affaire du gaz en envoyant le fils du Vice-président confirme l'importance croissante de cette partie. Seulement la sub-alternance, la possibilité d'être mis sous chantage, et les misérables ambitions sous-dominantes des politiciens européens pouvaient consentir à ce jeu.
Ce n'est pas un hasard si l'autre éminent conseiller d'administration de la Burisma - un profil lui aussi tout politique - soit l'ex-président de la Pologne, Aleksander Kwasniewki, un champion de l'ingérence atlantiste (et polonaise) en Ukraine.
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Le représentant du Kremlin, Dmitri Peskov, ironise, pendant qu'il déclare de ne pas voir de conflit d'intérêts dans le rôle de Biden. "Au fond, comme tout le monde sait, il n'y a pas pas de gaz du tout en Ukraine. Le gaz en Ukraine est russe." Et il montre les dents. Les siennes.



15 maggio 2014

I denti degli oligarchi. Il caso Biden

di Pino Cabras
da Megachip

Il figlio del vicepresidente USA al centro dell'industria del gas in Ucraina, assieme all'ex presidente della Polonia. Le alleanze flessibili con mondi mafiosi.


R. Hunter Biden, figlio del vicepresidente USA, Joe, ha ereditato dal padre un numero incredibile di denti. Con questi ci sorride energicamente dalle sue foto ufficiali. Ora ci informano che quei denti azzannano una delle più ambite poltrone dell’Ucraina, facendo di lui uno dei nuovi padroni della Kiev post-golpista. Biden il Giovane si è infatti da poco insediato nel consiglio di amministrazione della più importante compagnia ucraina di estrazione del gas, la Burisma, con i pozzi in Europa e la sede a Cipro, dove la controlla un'altra impresa off-shore di diritto cipriota, la Brociti Investments Ltd. Vedremo poi dove vanno le tracce.

Durante il volo che lo ha portato dai cieli dell’élite statunitense alle alte sfere dell’oligarchia di un paese post-sovietico, il rampollo americano ha potuto anche lui riflettere su come è cambiata la parola oligarca. Sino a vent’anni fa l’oligarca era un generico esponente di un sistema di governo che poche persone imponevano a tutti. L’oligarca post-sovietico è invece una cosa più specifica: è un uomo d’affari che ha arraffato - mentre occupava una posizione dominante derivante dalla politica – le immense ricchezze pubbliche tratte dalla selvaggia privatizzazione dell’economia sovietica dopo il crollo dell’URSS. Questo tipo umano è ormai l’unico a essere etichettato come oligarca. La russofobia che regna nel discorso pubblico occidentale fa il resto: a est, anzi, in Russia, ci sono oligarchi; da noi, invece, sani imprenditori di specchiata virtù che mai oserebbero spolpare una nazione. Come definire altrimenti un De Benedetti?

Pazienza se moltissimi oligarchi russi, prima di decidere se appoggiare o combattere la nuova “verticale del potere” di Putin, siano stati per prima cosa delle creature occidentali.

Ma Hunter Biden è lì a ricordarci, con il suo cursus honorum e i suoi denti, stretti su un cucchiaio d’argento, che gli oligarchi esistono anche qui a Ovest, e prosperano e frequentano tutti i corridoi che portano alle stanze del denaro, dei governi, dell’intelligence. Con una colossale excusatio non petita, a Washington ci provano lo stesso a dircelo: secondo loro, le entrature nel governo, per il figlio del numero due della Casa Bianca non contano. E pertanto Biden ha ottenuto la sua carica nella lontana colonia europea solo per via del suo curriculum. Se i fatti ci dicono altro, è colpa nostra, che siamo prevenuti. È solo una coincidenza, infatti, che il 21 aprile Biden il Vecchio porti la sua dentatura a Kiev per dettare i suoi voleri, e che proprio negli stessi giorni Biden il Giovane diventi l’homo americanus dell’azienda più strategica del Paese, in piena battaglia del gas.

Il sospetto è che laggiù servisse uno sperimentato oligarca, appunto, che facesse da ufficiale di collegamento fra l’oligarchia locale e gli ottimati di Washington. E il dottor Hunter Biden aveva davvero il curriculum giusto per questo compito urgente: carriera universitaria presso le più prestigiose ed elitarie università private, e poi un impressionante lavoro di interconnessione interno e internazionale fra multinazionali, organizzazioni non governative imbevute di valori (soldi) governativi, uffici legali di super-lobbisti, ecc. 

Soprattutto, Hunter Biden è uno dei più stretti collaboratori del presidente del National Democratic Institute for International Affairs (NDI), un’organizzazione creata dal governo USA come emanazione del National Endowment for Democracy (NED) per canalizzare contributi e donazioni miranti a «rafforzare la democrazia» in 125 diverse nazioni. Cioè un elemosiniere politico, una delle fabbriche delle rivoluzioni colorate di mezzo mondo, presieduta nientemeno che da Madeleine K. Albright, ex Segretario di Stato ai tempi di Clinton e del bombardamento della Serbia. È quella stessa personalità politica che disse in TV che mezzo milione di bambini morti per l’embargo in Iraq erano stati «un prezzo giusto», e ne era valsa la pena (“the price is worth it?”)


Biden si sceglie buone compagnie. Sempre assieme alla Albright, è fra gli amministratori del Truman National Security Project, un centro di formazione che impiega ingenti risorse per forgiare intere leve di esponenti politici progressisti intorno ai temi della sicurezza nazionale. Quando sentite qualche vago esponente di sinistra che parla bene della guerra, sappiate da dove viene imbeccato.

Secondo Hunter Biden, il proprio compito a Kiev consisterà nel dare buoni consigli su «trasparenza, corporate governance e responsabilità, espansione internazionale e altre priorità» al fine di contribuire, nientemeno, «all’economia e al benessere del popolo ucraino.»

Sembra di sentire le stesse parole pronunciate nel 2003 per l'Iraq da Paul Bremer, il governatore coloniale insediato dal presidente George W. Bush quando invase e devastò quel paese. Ma mentre gli imperialisti repubblicani avevano una concezione rudimentale dell'«esportazione della democrazia», la gente dell'NDI è più duttile, perché afferma che «l'NDI non presume di imporre soluzioni né ritiene che un sistema democratico si possa replicare da qualche altra parte». Semmai, l'NDI «condivide esperienze e offre una serie di opzioni in modo che i leader possano adattare quelle pratiche e istituzioni che possano lavorare meglio nel loro proprio ambiente».
Adattare” è dunque la parola chiave. E gli imperialisti democratici americani in Ucraina si sono “adattati” così bene da allearsi con partiti fascistoidi e formazioni paramilitari naziste. 
Si tratta di un'alleanza scandalosa che non imbarazza minimamente gli esponenti del Partito Socialista Europeo. Come non scandalizza nemmeno il plurimiliardario Ihor Kolomoyskyi, fondatore della European Jewish Union, doppia cittadinanza ucraina e israeliana, co-proprietario della banca Privat e di diverse società che hanno individuato grosse riserve di gas naturale proprio nelle zone ucraine in cui si combatte.

Un'inchiesta di Forbes ha descritto molto bene il modo in cui Kolomoyskyi ha fatto fortuna: «Kolomoyskyi ha usato delle forze “quasi-militari” della banca Privat per far valere l'acquisizione ostile di aziende, arruolando un gruppo di "teppisti, armati di mazze da baseball, spranghe di ferro, gas e pistole con proiettili di gomma e motoseghe" per prendersi con la forza un impianto siderurgico a Kremenchuk nel 2006 e ha usato "un mix di ordini del tribunale fasulli (spesso per mano di giudici e/o cancellieri corrotti) e di maniere forti" per sostituire amministratori nei consigli di amministrazione delle società delle quali acquistava le partecipazioni».
Si vede che a Forbes non hanno molta dimestichezza con la cronaca antimafia, che userebbe invece concetti più brevi per descrivere il profilo criminale di un siffatto personaggio. 
Il presidente golpista Turchynov, a ogni buon conto, lo ha nominato governatore dell'Oblast di Dnipropetrovsk, una regione confinante con i punti caldi della rivolta dei russi d'Ucraina. Kolomoyskyi ha promesso «una taglia per chi catturi militanti sostenuti dai russi e ricompense per chi depone le armi».
Questo magnate della finanza e del gas – fra un impegno di cosca e l'altro - sarà uno di quei campioni di «trasparenza, corporate governance e responsabilità» con cui dovrà interloquire Mister Biden jr. 
Qui c'è un punto ancora più interessante.
Il sito di documentazione anticorruzione ucraino (AntAC), d'ispirazione alquanto americana, nel 2012 ha tentato di ricostruire a chi possa appartenere davvero la Burisma, che si presenta come la faccia più alla luce del sole della catena proprietaria dell'impresa gasiera. Una volta che si muovono nel territorio finanziario off-shore, le tracce diventano più difficili, come in una caccia al tesoro mondiale.

Abbiamo visto che la Burisma è controllata dall'entità cipriota Brociti Investments Ltd, che l'aveva rilevata dai precedenti proprietari, gli oligarchi Mykola Zlochevsky (ministro dell'energia del deposto presidente Janukovich) e Mykola Lisin (nel frattempo deceduto). Nello schema finanziario della vendita della Brociti sembra essere coinvolta un'altra grossa impresa del settore degli idrocarburi, la Ukrnaftoburinnya. Se vogliamo sapere chi possiede Ukrnaftoburinnya, le tracce ritornano a Cipro, dove il 90% della società sta in pancia alla Deripon Commercial Ltd. Qua dobbiamo fare un volo più lungo, perché la Deripon è controllata a sua volta da una holding delle Isole Vergini britanniche, la Burrad Financial Corp. Laggiù la nebbia, ancorché ai tropici, diventa fittissima. Ma il nome della Burrad non è tuttavia insignificante, perché ricorre in svariate inchieste che ricostruiscono le operazioni finanziarie gestite dalla banca Privat. Cioè la banca di Ihor Kolomoyskyi. 
Per Forbes, comunque, resta probabile che il proprietario sia ancora Zlochevsky (con possibile suo doppio gioco).

Lo so, vi siete persi. E anche io. Ma provo a riassumere.

Kolomoyskyi, tramite società off-shore, era il dominus della Burisma, la più importante impresa estrattiva del gas in Ucraina, in cui ora si impegna in prima persona quel dentone di Hunter Biden. 
Kolomoyskyi l'ha ufficialmente ceduta, grazie a uno schema finanziario che gli era familiare, a un'impresa off-shore di cui perdiamo le tracce dei proprietari. 

Nello stesso tempo Kolomoyskyi è diventato un'autorità politica territoriale di riferimento per le aree in cui si presume la presenza di grandi riserve di gas in mano alla società di cui è amministratore Biden.

L’Ucraina, grazie alle nuove tecnologie estrattive per gli idrocarburi sviluppate negli ultimi anni dagli USA, è ormai un centro di attrazione per esplorazioni e sfruttamento di nuove aree. La coltivazione di questi giacimenti – ora pienamente sfruttabili nell’orbita nordamericana - minaccia apertamente la posizione dominante di Gazprom, ossia l’architrave energetica della rinata potenza russa.

Il fatto che il cuore del potere USA si scomodi per gestire così da vicino la pratica del gas inviando il figlio del Vicepresidente conferma la crescente rilevanza politica di questa partita. Solo la subalternità, la ricattabilità e le misere ambizioni sub-dominanti dei politici europei potevano consentire questo gioco. 
Non è un caso che l'altro eminente consigliere di amministrazione della Burisma – profilo tutto politico anche il suo - sia l'ex presidente della Polonia, Aleksander Kwaśniewski, un campione di ingerenza atlantista (e polacca) in Ucraina.
Il portavoce del Cremlino, Dmitri Peskov, fa ironia, mentre dichiara di non vedere un conflitto d'interesse nel ruolo di Biden. «In fondo, come tutti sanno, non c'è nessun gas in Ucraina. Il gas in Ucraina è russo.» E mostra i denti. I suoi.


23 ottobre 2008

Joe Biden: "vi garantisco, arriva una supercrisi"

di Pino Cabras



Certo che suona molto strano il discorso pronunciato lo scorso 19 ottobre a Seattle da Joe Biden, il candidato di Obama alla vicepresidenza USA. Biden profetizza con una certa enfatica disinvoltura che Barack Obama – una volta in carica come presidente - dovrà subito ballare al ritmo di una crisi internazionale di enormi proporzioni. Lo “garantisce”, addirittura. E aggiunge che «non passeranno sei mesi prima che il mondo metta alla prova Barack Obama come fece con John Kennedy». Ricordiamo che JFK dovette subito fronteggiare la crisi dei missili a Cuba, a un passo dal conflitto nucleare con l’URSS di Kruščëv.
Biden tiene a sottolineare davanti al pubblico lì presente: «Ricordate quel che vi ho detto in piedi qui se non ricordate nessun altra cosa che ho detto. Badate, stiamo per avere una crisi internazionale, una crisi provocata, per mettere alla prova la stoffa di quest’uomo».
Una crisi «provocata». In inglese la parola usata da Biden è «generated». Un vocabolo che comunque rimanda a un’idea di produzione consapevole e sofisticata di un fatto.
Biden insiste: «segnatevi le mie parole, segnatevi le mie parole», mentre aggiunge che dovranno essere prese decisioni «dure» e «impopolari» in materia di politica estera. E per chi non avesse percepito ancora la gravità del tono, ricalca: «Io prometto che accadrà». Biden sottolinea: «da studioso di storia e avendo collaborato con sette presidenti, io vi garantisco che sta per succedere».
“Garantire” è un altro concetto di grande peso e grandissime implicazioni, per il ben informato Biden. Se l’esordio della presidenza di George W. Bush fu segnato dagli eventi dell’11/9, cosa dunque è atteso - anzi, “promesso”, “garantito” – che accada nell’esordio della nuova Amministrazione?
Biden appartiene a un’élite in possesso di informazioni privilegiate, una classe di individui che reagisce alle crisi con strumenti concettuali e materiali diversi da quelli propri del senso comune e diversi dal velo banalizzante e bugiardo dei media più importanti. Le prospettive di crisi estrema sono tante, prese da sole o in combinazione. L’élite sa che la crisi finanziaria, ad esempio, è ben lungi dall’essersi conclusa. Così come l’11 settembre 2001 l'élite sapeva già prima degli altri che l’economia era in recessione, così già oggi guarda con sgomento alle prossime bolle della grande finanza (carte di credito e massa dei derivati in primis). Quale evento è pronto a farle precipitare? Altre crisi ci parlano di Iran, di Russia e Ucraina, di Venezuela, di conflitti potenziali che - una volta scatenati – cambierebbero l’agenda mondiale.
È degli stessi giorni una dichiarazione di tenore analogo a quella di Biden, pronunciata da un fresco sostenitore di Obama, l’ex Segretario di Stato repubblicano Colin Powell, che si è spinto a prevedere un grave scenario di crisi per fine gennaio 2009. Un altro membro dell’élite che parla, e fa quasi l’oracolo.
Come un altro ex Segretario di Stato, la democratica Madeleine Albright, la quale a sua volta ritiene molto plausibile lo scenario di emergenza previsto da Biden, un contesto che ai suoi occhi assume le sembianze di un mega-attentato terroristico.
E non è finita. Anche il rivale repubblicano di Obama, John McCain, cerca di decantare la necessità di mettere al comando supremo la propria esperienza proprio perché il nuovo presidente «non avrà tempo di abituarsi alla carica».
Mentre anche ai soldati USA vengono attribuiti compiti di ordine pubblico (è una tendenza planetaria), intanto che la tempesta finanziaria perfetta incombe, l’immensa potenza americana sembra essere condotta verso un profondo mutamento della sua natura. I segnali sono forti in questa direzione.



In tempi non sospetti, nel 2004, nell’osservare l’aumento eccessivo del debito che sormonta di gran lunga la solvibilità del paese, l’economista Robert Freeman si era chiesto quali possibili strategie avrebbe potuto usare l’amministrazione statunitense (“ Come How Will Bush Deal With the Deficits? Connecting the Dots to Iraq”, «CommonDreams.org»).
La prima strategia è aumentare le imposte, specie sui redditi elevati, e pagare i creditori. Non è ciò che fa l’amministrazione Bush.
La seconda è stampare dollari. L’abuso di una tale soluzione porterebbe però a un collasso economico.
Una terza soluzione strategica, secondo il modello imposto dall’FMI ai cosidetti ‘paesi in via di sviluppo’, è la privatizzazione degli asset nazionali e la loro vendita all’estero. Lasciando deprezzare il dollaro, l’Amministrazione USA dà così non solo respiro alle esportazioni: ma consente anche agli investitori diretti esteri di usare i loro capitali per acquistare aziende statunitensi. Alla cinese Lenovo che a suo tempo ha acquistato il ramo hardware di IBM è andata bene. Ai petrolieri cinesi che volevano acquistare la Unocal sono stati opposti invece ostacoli politici persuasivi. Ma la pressione ‘compradora’ dall’estero aumenterà.
Una quarta strategia è una sorta di ‘soluzione bolscevica’ come quando i rivoluzionari che assunsero il potere in Russia rifiutarono di onorare i debiti dello stato zarista. Per Robert Freeman, è una possibilità «molto più vicina di quello che possa immaginare la maggior parte dei cittadini americani». Possiamo sospettare le enormi implicazioni in termini di impoverimento generale e di fine del dollaro.
Ma secondo Freeman è una quinta strategia a essere in campo più di tutte. Freeman chiarisce:

«Come ultima risoluzione, resta il saccheggio. Quando il rimborso del debito di una nazione diviene così imponente che diventa impossibile rassicurare i creditori, questo paese deve cercare una qualche sorgente di ricchezza, non importa quale sia la fonte».

Il castello di carte starà in piedi fino a quando le banche centrali di Cina e Giappone compreranno titoli in dollari. L’alternativa è non pagarli, quei debiti. Sparigliare le carte. Giocare fino in fondo sul terreno che si domina con più mezzi di tutti, quello militare e della propaganda. Controllando prima di tutto lo scacchiere dell’energia (altro fronte in crisi), e muovendo tutte le pedine.
Sui media italiani non c’è quasi traccia delle dichiarazioni di Biden. Il massimo che dicono è che si tratta di un gaffeur. Ma stavolta non sembrava una gaffe. Solo che i media avrebbero dovuto fare qualche sforzo in più per descrivere un contesto complicato. Meglio banalizzare, in attesa della tempesta.

Aggiornamento del 25 ottobre 2008:
Il presente post è stato ripreso anche su «ComeDonChisciotte» [QUI], su «AriannaEditrice» [QUI], su «MercatoLiberoNews» [QUI] e su «Antimafia Duemila» [QUI].