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15 dicembre 2014

Global WARning: «Une autre guerre en Europe? Pas en notre nom!»

par Pino Cabras.



Vendredi 12 décembre, a eu lieu à Rome un symposium de réflexion pour alerter et prévenir des dangers d’une nouvelle guerre mondiale. Parallèlement, en Allemagne, des dizaines d’intellectuels de premier plan, d’hommes politiques de diverses tendances, d’anciens présidents de la République, de journalistes, de responsables religieux de niveau mondial, etc. ont lancé un appel dramatique en faveur d’une politique de détente pour arrêter de diaboliser la Russie. Cet appel s’intitule « Une autre guerre en Europe ? Pas en notre nom ! ». Mais leurs collègues italiens [et français notamment] se taisent.

Désormais, des pans entiers des classes dirigeantes allemandes voient se profiler le risque toujours plus grand d’une nouvelle guerre mondiale. Ils assistent effarés aux campagnes d’hystérie antirusse dans les médias et font remarquer la soumission des gouvernants allemands et plus généralement européens qui, tel un troupeau allant au suicide, obéissent aveuglément aux mauvais bergers dirigés par les néocons de Washington. Les esprits les plus ouverts en Allemagne pointent du doigt la responsabilité primordiale des médias, infestés qu’ils sont par des éditorialistes et des commentateurs qui diabolisent des nations entières, sans donner un crédit suffisant à leurs récits. Ils rappellent les leçons dramatiques de l’Histoire, qui voient dans la Russie une puissance ayant une fonction dirigeante incontournable dans la vie politique européenne.
Et même si d’éminentes personnalités allemandes appellent les classes dirigeantes russes au respect du droit international, leur doigt est clairement pointé vers cette tentative aussi folle que vouée à l’échec (la troisième après Napoléon et Hitler) de dissocier la Russie de l’Europe. Ceux qui lancent cet avertissement sont des personnalités qui se sont toujours exprimées de façon modérée.
Voilà quelques mois, en août 2014, nous avons publié un superbe article de Gabor Steingart, le rédacteur en chef du plus important quotidien économique allemand, Handelsblatt, traduit en français par L’Occident fait fausse route [1]. Nous avions saisi, au moment de sa publication, une inquiétude extrêmement répandue parmi les classes dirigeantes allemandes. L’appel que nous publions aujourd’hui confirme à quel point cette inquiétude est générale, depuis les artistes jusqu’aux capitaines d’industrie. Naturellement, les grands organes de presse italiens [et français] taisent tout cela de façon parfaitement honteuse.
Pour comprendre à quel point la République italienne [et française – NdT] est mal en point, il ne suffit pas de s’indigner au sujet du dernier scandale de sous-commissions à Rome [ou à Paris- NdT], c’est toujours la même histoire. Il faut surtout constater combien les (soi-disant) classes dirigeantes ignorent la portée et les implications de la crise que traverse actuellement l’Europe. Alors que la crème des crèmes des artistes, scientifiques, et hommes politiques allemands ressentent le besoin de s’informer sur cette nouvelle Guerre froide, et après en avoir compris la gravité et s’en être horrifié, lancent ce gigantesque cri d’alarme, chez nous, rien de la sorte ne semble se profiler parmi nos éminents intellectuels et hommes politiques.
Nous avons désormais une classe d’intellectuels totalement chloroformée : artistes, hommes de cinéma, intellectuels, la plupart ont un électro-encéphalogramme plat, surtout à gauche, en plus d’avoir des hommes politiques pratiquement analphabètes en matière de politique internationale.
Tous lisent des journaux plus mauvais les uns que les autres, se fient à eux, ou alors ils y écrivent eux-mêmes, mais ils ne comprennent plus rien. En attendant, ils répètent comme des perroquets les déclarations de John McCain et évoquent un soi-disant Adolf Poutine. Leurs collègues allemands font exactement le contraire, à savoir que c’est l’Occident qui se comporte comme Hitler. En fait, Kiev est en train de donner carte blanche aux militants à la croix gammée.
Non seulement nous recommandons à nos lecteurs de lire cet appel, mais nous les invitons à le diffuser tous azimuts à travers tous les réseaux dont ils disposent.

L’APPEL À LA DÉTENTE DANS LES RELATIONS
AVEC LA RUSSIE EST ICI

Bonne lecture !
Pino CabrasTraduit par ilfattoquotidiano.fr
Notes
[1] L’Occident fait fausse route, par Gabor Steingart (les-crises.fr, français, 27-08-2014) d’après l’original Der Irrweg des Westens (handelsblatt.com, allemand, 08-08-2014)
[2] Le 12 décembre 2014, le symposium international GlobalWARning réunira des politiciens et intellectuels européens, russes, et américains, avec la participation de Pepe Escobar, Giulietto ChiesaPaul Craig Roberts,Mikhail Vladimirovich LeontyevSergey GlazyevPiero Pagliani, Pino Cabras, Marcello FoaTala Khrais,Marta GrandeTatjana ŽdanokaPaola de Pin. (page Facebook de GlobalWARning)
Sources : ‘Un’altra guerra in Europa? Non in nostro nome!’ (megachip.globalist.it, italien, 08-12-2014) &Appel de personnalités allemandes : « Une autre guerre en Europe ? Pas en notre nom ! » (ilfattoquotidiano.fr, français, 08-12-2014)

8 dicembre 2014

'Un’altra guerra in Europa? Non in nostro nome!'


di Pino Cabras.


In Germania decine di grandi intellettuali, politici di tante tendenze, ex presidenti della Repubblica, giornalisti, esponenti religiosi con ruoli mondiali, ecc., hanno lanciato un appello drammatico in favore della distensione e per non demonizzare la Russia. L'appello s'intitola “Un’altra guerra in Europa? Non in nostro nome!”.
Ormai interi settori delle classi dirigenti tedesche vedono profilarsi il rischio sempre più concreto di una guerra mondiale.
Assistono sgomenti alle campagne di isteria anti-russa sui media e notano la subalternità dei governanti tedeschi ed europei che, come un gregge suicida, obbediscono ai cattivi pastori egemonizzati dai neocon di Washington. Le menti più aperte della Germania indicano le gravi responsabilità dei media, infestati da editorialisti e commentatori che «demonizzano intere nazioni, senza dare sufficiente credito alle loro storie». Ricordano le lezioni micidiali della storia, che vedono nella Russia una potenza con una funzione dirigente inaggirabile per la vita politica europea. E sebbene le eminenti personalità tedesche richiamino anche le classi dirigenti russe alla legalità internazionale, il loro dito è puntato contro un tentativo folle e fallimentare, il terzo dopo Napoleone e Hitler, volto a sloggiare la Russia dall'Europa. Lo dicono personalità che si sono sempre espresse con toni molto moderati.
Pochi mesi fa avevamo tradotto un bellissimo saggio di Gabor Steingart, il direttore editoriale del più importante quotidiano economico tedesco, Handelsblatt, L'Occidente sulla strada sbagliata. Avevamo colto nel segno, al momento di diffonderlo, nel pensare che riflettesse un'inquietudine molto più estesa presso le classi dirigenti tedesche. L'appello che pubblichiamo ora conferma in pieno quanto questo sentimento sia esteso, dagli artisti ai capitani d'industria. Naturalmente i grandi organi di informazione italiani nascondono vergognosamente tutto questo.
Per capire infatti quanto sia messa male la Repubblica Italiana non basta indignarsi per l'ultimo scandalo di mafia e appalti a Roma (una storia infinita e sempre uguale). Occorre constatare invece quanto le (presunte) classi dirigenti italiote ignorino la portata e le implicazioni della crisi europea in atto. Mentre il fior fiore degli artisti, degli scienziati, dei politici germanici ha voluto conoscere tutto quel che conta della nuova Guerra Fredda, e dopo averlo capito ed essere inorriditi hanno lanciato un allarme fortissimo e clamoroso, da noi - presso intellettuali e politici più eminenti - non si profila ancora nulla di simile. Abbiamo ormai un ceto intellettuale narcotizzato; artisti, registi, intellettuali con l'elettroencefalogramma piatto, specie a sinistra; e abbiamo politici vicini all'analfabetismo in materia di politica internazionale. Leggono pessimi giornali, li scrivono, li credono e perciò non capiscono più niente. Pertanto qui ripetono come pappagalli le veline di John McCain e parlano di un inesistente Adolf Putin. I loro colleghi tedeschi dicono l'esatto contrario: è questo Occidente ad agire come Hitler. Infatti Kiev dà carta bianca alla manovalanza con le svastiche, possiamo aggiungere.
Non solo raccomandiamo ai nostri lettori di leggere l'appello, ma li invitiamo a darne la massima diffusione attraverso tutti i canali di cui dispongono. Venerdì 12 dicembre, nel simposio internazionale Global WARning, in una sala della Camera die Deputati, intendiamo dare il massimo risalto a queste riflessioni.
Di seguito, la traduzione del testo pubblicato sul quotidiano tedesco Zeit Online. Buona lettura!

____________________

Roman Herzog, Antje Vollmer, Wim Wenders, Gerhard Schröder e molti altri chiedono il dialogo con la Russia. ZEIT ONLINE documenta questo appello.

Più di 60 personalità provenienti dalle fila della politica, dell’economia, della cultura e dei media ci mettono in guardia verso un’imminente guerra con la Russia e si appellano a una politica di distensione per tutta l’Europa. Il loro appello si rivolge al governo federale, ai membri del parlamento e ai media.
In origine, l’appello è partito dall’ex segretario di cancelleria Horst Teltschik (CDU), dall’ex segretario di stato alla difesa Walter Stützle (SPD), cosi’ come dall’ex vicepresidente del Bundestag Antje Vollmer (Verdi).
Spiegando le motivazioni che hanno spinto all’appello, Teltschik dichiara: «a noi preme dare un segnale politico, di modo che la legittima critica alla politica russa nei confronti dell’Ucraina non porti a vanificare i progressi raggiunti in 25 anni di relazioni con la Russia».
Hanno firmato il testo, tra gli altri, gli ex capi dei governi regionali di Amburgo, Berlino e Brandeburgo, Klaus von Dohnanyi, Eberhard Diepgen e Manfred Stolpe, l'ex presidente dell'SPD Hans-Jochen Vogel, l'ex cancelliere federale Gerhard Schröder, l'ex Presidente della Repubblica Roman Herzog e l'attore Mario Adorf.

Il testo dell'appello:
«Un’altra guerra in Europa? Non in nostro nome!»
Nessuno vuole la guerra. Ma il Nord America, l'Unione europea e la Russia vi si stanno dirigendo senza scampo se non si adopereranno per porre fine alla deleteria spirale di minacce e controminacce.
Tutti gli europei, inclusa la Russia, condividono la responsabilità per la pace e la sicurezza. Solo chi non perde di vista questo obiettivo può evitare di imboccare la strada sbagliata.
Il conflitto in Ucraina dimostra che la sete di potere e di dominio non sono problemi superati. Nel 1990, alla fine della Guerra Fredda, ci avevamo tutti sperato. Ma il successo della politica di distensione e delle rivoluzioni pacifiche ci hanno reso incauti e sonnolenti. A Est come a Ovest.
Sia fra gli americani, che fra gli europei e i russi, si è perso il principio guida di bandire definitivamente la guerra dai loro rapporti.
Non si spiega altrimenti l'allargamento occidentale verso Est, minaccioso per la Russia in assenza di un contestuale approfondimento dei rapporti di collaborazione con Mosca, così come l’annessione della Crimea da parte di Putin, contraria al diritto internazionale.
In un momento di grande pericolo per il continente come quello che stiamo vivendo adesso, la Germania ha responsabilità particolari per il mantenimento della pace.
Senza la volontà di riconciliazione del popolo della Russia, senza la lungimiranza di Mikhail Gorbaciov, senza il sostegno dei nostri alleati occidentali e senza l'azione prudente da parte del governo federale di allora, non si sarebbe mai superata la frattura dell’Europa. Rendere possibile la riunificazione pacifica della Germania è stato un grande e ragionevole gesto delle potenze vincitrici. Una decisione di dimensioni storiche. Dal superamento di questa separazione doveva nascere un duraturo ordine europeo di pace e di sicurezza, esteso da Vancouver a Vladivostok, come stabilito nel novembre 1990 da tutti i capi di Stato e di governo dei 35 stati membri dell'OSCE nella “Carta di Parigi per una nuova Europa".
Sulla base di principi concordati e delle prime concrete misure attuative bisognava costruire una "casa comune europea", in cui ciascuno Stato membro avrebbe potuto godere dello stesso livello di sicurezza. Questo fondamentale obiettivo della politica del dopoguerra fino ad oggi non è stato raggiunto. Gli europei hanno ancora da temere.

Noi, i firmatari, ci appelliamo al governo federale, affinché tenga fede alle sue responsabilità per la pace in Europa. Abbiamo bisogno di una nuova politica di distensione per l'Europa. Questa ci può essere solo sulla base di un'eguale sicurezza per tutti e fra partner con eguali diritti e rispetto reciproco. Il governo tedesco non fa nulla di strano, se in questa situazione di stallo lancia appelli alla calma e al dialogo con la Russia. Il bisogno di sicurezza dei russi è legittimo e ampio quanto quello dei tedeschi, dei polacchi, dei baltici e degli ucraini.
Non possiamo scacciare via la Russia dall’Europa. Sarebbe antistorico, irrazionale e pericoloso per la pace. Fin dal Congresso di Vienna già nel 1814, la Russia è riconosciuta come una delle potenze dirigenti dell’azione politica in Europa. Tutti quelli che hanno cercato di cambiare questo stato delle cose con la violenza, si sono scontrati con un sanguinoso fallimento, come da ultimo il tentativo omicida e megalomane della Germania di Hitler che si spinse oltre i propri confini per soggiogare anche la Russia al proprio regime.
Ci appelliamo ai deputati del Bundestag tedesco, in quanto delegati del popolo, affinché si facciano degni della gravità della situazione, e si facciano anche guardia degli l'obblighi di pace del governo federale. Chi costruisce solo immagini del nemico e manipola i fatti con attribuzioni di colpa unilaterali, esacerba le tensioni in un momento in cui devono invece prevalere i segnali della distensione. Incorporare (legare a sé, legare a noi), non escludere, deve essere il leitmotiv dei politici tedeschi.

Facciamo appello ai media, affinché assolvano in modo più convincente al loro obbligo di riportare i fatti senza pregiudizi. Editorialisti e commentatori demonizzano intere nazioni, senza dare sufficiente credito alle loro storie. Qualsiasi giornalista esperto di politica estera comprenderà i timori dei russi, da quando fin dal 2008 i membri della NATO invitano Georgia e Ucraina ad associarsi all'alleanza. Non si tratta di Putin. I Capi di Stato vanno e vengono. Si tratta dell’Europa. Si tratta di togliere di nuovo alla gente la paura della guerra. A questo scopo, un cronaca dei fatti responsabile, basata su solide ricerche, può aiutare molto.
Il 3 ottobre 1990, il Giorno dell'Unità tedesca, il presidente tedesco Richard von Weizsäcker ha detto: «La guerra fredda è superata, Libertà e democrazia sono state rapidamente applicate in tutti gli Stati ... Ora essi possono tanto intensificare i loro rapporti e cementarli istituzionalmente, che da essi per la prima volta potrà formarsi un comune ordine di vita e di pace..
Per i popoli europei inizia così un nuovo capitolo nella loro storia. Il suo obiettivo è un’unione pan-europea. Si tratta di un traguardo formidabile. Possiamo raggiungerlo, ma possiamo anche mancarlo. Siamo di fronte alla chiara alternativa, unire l’Europa oppure ricadere in conflitti nazionalistici sull’onda di dolorosi esempi storici».
Fino al conflitto ucraino in Europa abbiamo pensato di essere sulla strada giusta. Il promemoria di Richard von Weizsäcker è oggi, un quarto di secolo dopo, più attuale che mai.


I sottoscrittori
Mario Adorf, attore
Robert Antretter (ex parlamentare del Bundestag)
Prof. Dr. Wilfried Bergmann (Vice - Presidente della Alma Mater Europaea)
Luitpold Prinz von Bayern (Königliche Holding und Lizenz KG, manifatture della porcellana di Nymphenburg)
Achim von Borries (regista e sceneggiatore)
Klaus Maria Brandauer (attore, regista)
Dr. Eckhard Cordes (presidente della commissione per le relazioni economiche con l'Europa orientale)
Prof. Dr. Herta Däubler-Gmelin (ex Ministra della Giustizia)
Eberhard Diepgen (ex sindaco di Berlino)
Dr. Klaus von Dohnanyi (sindaco della Città Libera e Anseatica di Amburgo)
Alexander van Dülmen (Consigliere di amministrazione della A-Company Filmed Entertainment AG)
Stefan Dürr (Managing Partner e Amministratore delegato della Ekosem-Agrar GmbH)
Dr. Erhard Eppler (ex ministro federale per lo sviluppo e la cooperazione)
Prof. Dr. Heino Falcke (Rettore)
Prof. Hans-Joachim Frey (Presidente del CdA della Semper Opernball di Dresda)
Padre Anselm Grün (frate)
Sibylle Havemann (Berlino)
Dr. Roman Herzog (ex presidente federale)
Christoph Hein (sceneggiatore)
Dr. Dr. H. C. Burkhard Hirsch (ex Vice Presidente del Bundestag)
Volker Hörner (Rettore)
Josef Jacobi (agricoltore biologico)
Dr. Sigmund Jähn (ex astronauta)
Uli Jörges (giornalista)
Prof. Dr. H. C. Dr. Margot Käßmann (ex presidente del Consiglio Protestante tedesco e vescova)
Dr. Andrea von Knoop (Mosca)
Prof. Dr. Gabriele Krone-Schmalz (ex corrispondente del canale tv ARD da Mosca)
Friedrich Küppersbusch (giornalista)
Vera von Lehndorff Gräfin (artista)
Irina Liebmann (sceneggiatrice)
Dr. H. C. Lothar de Maizière (ex primo ministro della RDT, ex ministro della RFT)
Stephan Märki (direttore del Teatro di Berna)
Prof. Dr. Klaus Mangold (presidente Mangold Consulting GmbH)
Reinhard e Hella Mey (cantautori)
Ruth Misselwitz (pastore protestante di Pankow)
Klaus Prömpers (giornalista)
Prof. Dr. Konrad Raiser (ex Segretario Generale del Consiglio ecumenico mondiale delle Chiese)
Jim Rakete (fotografo)
Gerhard Rein (giornalista)
Michael Röskau (ex dirigente ministeriale)
Eugen Ruge (sceneggiatore)
Dr. H. C. Otto Schily (ex ministro federale degli Interni)
Dr. H. C. Friedrich Schorlemmer (teologo, attivista per i diritti civili)
Georg Schramm (comico)
Gerhard Schröder (ex Cancelliere federale)
Philipp von Schulthess (attore)
Ingo Schulze (sceneggiatore)
Hanna Schygulla (attrice, cantante)
Dr. Dieter Spöri (ex ministro degli Affari economici)
Prof. Dr. Fulbert Steffensky (teologo cattolico)
Dr. Wolf-D. Stelzner (Managing Partner: WDS-Institut für Analysen in Kulturen mbH)
Dr. Manfred Stolpe (ex ministro federale, ex governatore del Brandeburgo)
Dr. Ernst-Jörg von Studnitz (ex ambasciatore)
Prof. Dr. Walther Stützle (ex segretario di Stato della Difesa)
Prof. Dr. Christian R. Supthut (ex Consigliere Direttivo)
Prof. Dr. H. C. Horst Teltschik (ex consigliere presso l'Ufficio federale per la sicurezza e la politica estera)
Andres Veiel (regista)
Dr. Hans-Jochen Vogel (ex ministro federale della Giustizia)
Dr. Antje Vollmer (ex Vice-Presidente del Bundestag)
Bärbel Wartenberg-Potter (vescova emerita di Lubecca)
Dr. Ernst Ulrich von Weizsäcker (scienziato)
Wim Wenders (regista)
Hans-Eckardt Wenzel (cantautore)
Gerhard Wolf (scrittore, editore)



Traduzione a cura di Roberto Quaglia e Alessandra Secci, con revisione di Pino Cabras.

31 luglio 2014

Il riarmo di Kiev e la fine di Gaza

PANDORA TV - Il Punto di Giulietto Chiesa – 31 luglio 2014.

http://www.pandoratv.it/?p=1633

Il messaggio più drammatico di sempre, mentre tutto accelera verso una guerra immane.
Il riarmo di Kiev grazie all’afflusso dei capitali americani avviene nel quadro di uno scenario internazionale di forte instabilità: la pulizia etnica dei palestinesi a Gaza, il califfato in Siria e in Iraq, la destabilizzazione dell’Egitto, la deflagrazione della Libia. Con l’Europa incapace di opporre un’alternativa unitaria alla politica estera degli Stati Uniti. 
E' il momento di agire, o il futuro sarà divorato da una guerra che non lascerà ripari.

Fonte: http://www.pandoratv.it/?p=1633.



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2 marzo 2014

La Russia tornata grande e gli apprendisti stregoni occidentali

di Daniele Scalea.



C'era una volta una Russia debole, uscita mutilata, economicamente a pezzi, con una grave crisi d'identità, dal crollo dell'Unione Sovietica. Era una Russia costretta, volente o nolente, ad accettare le decisioni che gli USA, i vincitori della Guerra Fredda, prendevano per il mondo. Era la Russia che cedette sull'allargamento a est della NATO, sui due attacchi all'Iraq, sullo smembramento della Jugoslavia, sulle basi statunitensi in Asia Centrale, sulle sanzioni all'Iran, sulle "rivoluzioni colorate" nello spazio post-sovietico e via dicendo, fino all'ultimo episodio dell'attacco arabo-occidentale alla Libia. Era una Russia che ingoiò tanti rospi da farne indigestione.
Oggi c'è una Russia diversa: decisa a cambiar dieta e finalmente capace di farlo perché, malgrado i perduranti problemi strutturali, la sua potenza ha senz'altro recuperato. E mentre quella statunitense, provata dalle difficili avventure in Afghanistan e Iraq, dalla crisi economica, dalla perdita di consenso internazionale, sta spostando la sua attenzione sull'Asia-Pacifico, lasciando spazi vuoti che Mosca è ansiosa di rioccupare.
La prima avvisaglia del mutato atteggiamento russo fu la breve guerra con la Georgia nel 2008. Quando il presidente georgiano (e filo-occidentale) Saakashvili tentò di occupare con un colpo di mano le due regioni separatiste di Abchazija e Ossezia del Sud - confinanti con la Russia, abitate in prevalenza da persone con passaporto russo, e garantite dalla presenza di "truppe di pace" russe - Mosca reagì con un blitzkrieg che avrebbe potuto facilmente arrivare a Tblisi, ma che si limitò a garantire l'indipendenza delle due regioni (oggi di fatto Stati satelliti di Mosca).

Negli ultimi mesi il Cremlino ha riguadagnato terreno anche nel mondo arabo, il quale dagli anni '80 almeno sembrava saldamente soggetto all'egemonia degli USA. Le rivolte arabe, che pure inizialmente parevano favorite da e favorevoli a Washington, nonché sgradevoli per la Russia sensibilissima alla questione dell'Islam Politico; le rivolte arabe, si diceva, stanno risultando in un avanzamento dell'influenza di Mosca. La Siria, che ospita l'unica base navale mediterranea di Mosca, ha resistito all'assedio congiunto dell'Occidente, della Turchia e degli altri Arabi: è certo un paese a pezzi, letteralmente (Curdi e ribelli sunniti controllano ciascuno una propria porzione di territorio), ma in compenso più legato alla Russia cui il regime del Ba'th deve la vita. In Egitto, la reazione anti-Fratelli Musulmani ha soppresso la democrazia e riportato al potere un generale, che strizza platealmente l'occhio a Mosca, la quale dà maggiori garanzie di non ingerenza e di "anti-islamismo" rispetto a Washington.
Sulla Siria, poi, nell'estate scorsa Putin ha conseguito una evidente vittoria diplomatica. L'intervento militare minacciato da USA, Gran Bretagna e Francia (il medesimo terzetto artefice della guerra libica) si è disciolto come neve al sole di fronte, certo, alle forti titubanze e ostilità incontrate all'interno, ma pure a un'opposizione internazionale di cui Putin è stato il capofila indiscusso. In realtà Obama ha ottenuto al minimo costo (senza intervenire direttamente nel caos siriano) un risultato importante (lo smantellamento dell'arsenale d'armi chimiche di Assad), che ipoteticamente in futuro potrà anche agevolare un intervento militare di Washington nel paese (l'invasione irachena del 2003 fu successiva a un decennio di disarmo del paese). Ma l'ha ottenuto facendo mostra di irresolutezza, di incapacità a gestire a proprio vantaggio lo scenario siriano, mentre gli alleati si sono defilati uno ad uno appoggiando anzi, in molti casi, l'opzione avversa avanzata da Putin.
A pochi mesi da quegli eventi, l'Ucraina ci conferma che il vento è cambiato. Nel 2005 gli USA appoggiarono (secondo alcuni orchestrarono) la "rivoluzione arancione" che, tramite la ripetizione del voto popolare, condusse al potere la fazione filo-occidentale. In quel caso Mosca non reagì, ma lavorò ai fianchi il nuovo governo che si sfaldò velocemente per le proprie contraddizioni interne. Nel 2010, così, la fazione non ostile alla Russia (dire "filo-russa" è eccessivo, perché in realtà fino a novembre 2013 la linea ufficiale dell'amministrazione Janukovič era entrare almeno nell'UE) è ritornata al potere, sempre tramite un regolare voto popolare.
Oggi l'Occidente ha rialzato la posta, appoggiando compatto (e si può supporre non solo moralmente) la controversa rivolta di piazza che ha portato all'occupazione del potere da parte di una fazione ben più radicale di quella protagonista della "rivoluzione arancione". Significativamente, il primo atto del nuovo regime (oltre alla deposizione del Presidente eletto) è stata una norma discriminatoria verso le minoranze linguistiche: qualcosa che nell'UE non sarebbe mai accettato come legittimo, e che nell'Ucraina è tanto più virulento perché la minoranza russofona rappresenta un cittadino su tre, e si tramute in maggioranza in molte regioni orientali. E ciò considerando unicamente i madrelingua, perché gli ucraini che parlano anche il russo sono molti di più.
Com'era prevedibile, il Cremlino ha lasciato passare l'evento olimpico di Soči e poi ha reagito. Ma l'ha fatto in una maniera ben più assertiva del 2005 - anche perché in questo caso il governo ostile di Kiev non è legittimato dal voto ed è assai meno presentabile internazionalmente. Entriamo qui nella cronaca, che è inutile ripercorrere: basti notare che oggi il vessillo russo svetta sui palazzi di governo di mezza Ucraina e che la penisola di Crimea è ormai completamente in mano alle forze russe e ai fiancheggiatori locali. Tanto per non lasciare nessuna ambiguità, il Parlamento russo ha già accordato il via libera a Putin per un intervento militare in Ucraina e sta lavorando a una legge per rendere possibile e rapida l'annessione di nuovi territori.
Allo stato attuale, pare improbabile che la Crimea possa tornare in mano ucraina. Essa si è resa indipendente di fatto in pochi giorni (le truppe ucraine di stanza nella penisola hanno disertato in massa) e avrebbe buoni argomenti per diventarlo anche de jure o persino per unirsi alla Federazione Russa (la Crimea fu infatti parte della Russia fino al 1954, quando il presidente sovietico, e ucraino, Chuščëv decise di "regalarla" all'Ucraina). È più difficile capire se Mosca punti invece alla preda grossa, ossia ad annettersi (o costituire a Stato satellite) tutta l'Ucraina Orientale. Anche qui troverebbe un consenso probabilmente maggioritario da parte della popolazione, ma non plebiscitario come in Crimea (laddove l'opposizione viene quasi esclusivamente dalla minoranza tatara), e soprattutto Kiev non potrebbe chiudere gli occhi, poiché la linea di separazione presumibile passa per il Dnepr - ossia proprio per Kiev e per il centro industriale di Dnepropetrov'sk (roccaforte elettorale di Julia Timošenko). L'Ucraina Occidentale, privata del resto del paese, rimarrebbe un moncone senza sbocco sul mare, senza industria manifatturiera, senza grande rilievo demografico.
In tutto questo, che farà l'Occidente? Arduo immaginare che qualcuno sia disposto a una guerra con la Russia per salvare l'integrità territoriale dell'Ucraina, sebbene sia fuor di dubbio che la NATO, l'UE e molti paesi europei (in primis la Germania, che dopo la riunificazione ha ripreso il Drang nach Osten suo tradizionale) appoggeranno per quanto possibile Kiev. Di certo, gli apprendisti stregoni occidentali avranno molto su cui meditare nel futuro prossimo. Hanno suscitato la rivolta in Libia, e oggi il paese nordafricano appare fuori controllo. Hanno salutato la sollevazione di piazza in Egitto, salvo poi scaricare il governo democratico perché ideologicamente non gradito e tollerare così una reazione militare. Hanno appoggiato la rivolta in Siria per poi scoprire che Assad è laico mentre molti ribelli sono radicali religiosi, come se l'Afghanistan degli anni '80 non avesse insegnato nulla. Ora hanno appoggiato ed esaltato il coup ucraino, salvo trovarsi di fronte a una possibile guerra civile e a un intervento russo che è già realtà, coi loro beniamini di Kiev che invocano la NATO per una terza guerra mondiale contro Mosca.
E l'imbarazzato Obama, che "minaccia" di boicottare il G8 a Soči, è l'emblema di una diplomazia occidentale che non ha più il senso della misura e la capacità di pensare alle conseguenze delle proprie azioni oltre le 24 ore successive alla loro messa in atto.

Fonte: http://www.huffingtonpost.it/daniele-scalea/russia-ucraina-crisi_b_4884277.html?utm_hp_ref=italy



22 febbraio 2014

In Ucraina l'Occidente apre un vaso di Pandora

di Giulietto Chiesa.
il manifesto.


L'assistente del segretario di Stato Victoria Nuland ha detto al National Press Club di Washington, lo scorso dicembre, che gli Stati Uniti hanno investito 5 miliardi di dollari (…) al fine di dare all’Ucraina il futuro che merita», così scrive Paul Craig Roberts sul suo blog. Lui è ex assistente al Tesoro degli Usa e dice cose documentate. E ho letto che la Nuland ha già scelto i membri del futuro governo ucraino per quando Yanukovic sarà stato spodestato (o fatto fuori). L’Ucraina potrà avere così «il futuro che merita».
Ma quale futuro merita l’Ucraina, gli ucraini? Per come stanno andando le cose nessuno: non ci sarà l’Ucraina. Nell’indescrivibile clangore delle menzogne che gronda dai media mainstream la cosa principale che manca in assoluto è la banale constatazione che Yanukovic, l’ennesimo «dittatore sanguinario» della serie, è stato eletto a larga maggioranza dagli ucraini. Nessuno ne contestò l’elezione quando sconfisse Viktor Yushenko, anche se fu un boccone amaro per chi di Yushenko aveva finanziato l’ascesa. E gli aveva perfino procurato la moglie. Pochi sanno che la seconda moglie di Yushenko si chiama Katerina Chumacenko, che veniva direttamente dal Dipartimento di Stato Usa (incaricata dei «diritti umani»). Ancora meno sanno che Katerina, prima di fare carriera a Washington, era stata uno dei membri più attivi e influenti dell’organizzazione neo-nazista OUN-B della sua città natale, Chicago. OUN-B sta per Organizzazione dei Nazionalisti Ucraini di Stepan Bandera.
L’OUN-B, tutt’altro che defunta, ha dato vita al Partito Svoboda, il cui slogan di battaglie è «l’Ucraina agli ucraini», lo stesso che Bandera innalzava collaborando con Hitler durante la seconda guerra mondiale. Del resto Katerina era stata leader del Comitato del Congresso ucraino, il cui ispiratore era Jaroslav Stetsko, braccio destro di Stepan Bandera. Che è come dire che il governo americano si era sposato con i nazisti ucraini emigrati negli Usa, prima di mettere Katerina nel letto di Yushenko.
Anche di questo il mainstream non parla. Ma ho fatto questa digressione per dire che, certo, gli ucraini hanno tutto il diritto di essere scontenti, molto scontenti di Yanukovic. E di avere cambiato idea. Anche noi abbiamo tutto il diritto di essere scontenti di Napolitano o del governo, ma questo non significa che pensiamo sia giusto assaltare il Quirinale a colpi di bombe molotov prima e poi di fucili mitragliatori.
Essenziale sarebbe stato tenere conto di questi dati di fatto. Ma il piano, di lunga data, degli Stati Uniti era quello di assorbire l’Ucraina nell’Occidente. Se possibile tutta intera.
Sentite cosa scriveva nel 1997 Zbignew Brzezinski, polacco: «Se Mosca ricupera il controllo sull’Ucraina, con i suoi 52 milioni di persone e le grandi risorse, riprendendo il controllo sul Mar Nero, la Russia tornerà automaticamente in possesso dei mezzi necessari per ridiventare uno stato imperiale». Ecco dunque il perché dei 5 miliardi di cui parla la Nuland. Caduto Yushenko, in questi anni decine di Ong, fondazioni, istituti di ricerca, università europee e americane, e canadesi, hanno invaso la vita politica dell’Ucraina. Qualche nome? Freedom House, National Democratic Institute, International Foundation for Electoral Systems, International Research and Exchanges Board. E, mentre si «faceva cultura», e si compravano tutte le più importanti catene televisive e radio del paese, una parte dei fondi servivano per finanziare le squadre paramilitari che vediamo in azione in piazza Maidan. Che, grazie a questi aiuti, si sono moltiplicate.
Adesso emerge il Pravij Sector («Settore di destra» e «Spilna Prava»), ma il giornale polacco Gazeta Wiborcza ha parlato di squadre paramilitari polacche che agiscono a Maidan. E la piazza pullula di agenti dei servizi segreti occidentali: lo fanno in Siria, perché mai non dovrebbero farlo a Kiev? È perfino più facile: Yanukovic, dittatore sanguinario, appare più molle di Milosevic, altro strano dittatore sanguinario che si fece sconfiggere elettoralmente da Otpor (fondato e ampiamente finanziato dagli Usa). Tutto già visto. C’è solo un problema: Putin non è un pellegrino sprovveduto.
È questo il popolo ucraino? Certo sono migliaia, anzi decine di migliaia, a mostrare il livello della rabbia popolare contro un regime inetto (non più inetto di quelli dei precedenti amici dell’Occidente, Kravchuk, Kuchma, Yushenko, Timoshenko), ma chi guida è chiaro perfino dalle immagini televisive. E questa è la ex Galizia, ex polacca, e la Transcarpazia.
Se crolla Yanukovic e prendono il potere costoro, sarà una diaspora sanguinosa. I primi ad andarsene saranno i russofoni dell’est e del nord, del Donbass dei minatori, che già stanno alzando le difese. E subito sarà la Crimea, che ha già detto quasi unanime che intende restare dalla parte della Russia, anche per tentare di salvarsi dalla furia antirussa di coloro che prenderanno il potere. È l’inizio delle secessioni, oggi perfino difficili da prevedere, dai contorni indefiniti, che produrranno non fronti militari ma selvagge rappresaglie all’interno di comunità che non saranno più solidali.
L’Europa, fedele esecutrice dei piani di Washington ha aperto il vaso di Pandora. Che adesso le esploderà tra le mani. I nuovi inquilini saranno di certo concordati (sempre che Putin abbia la garanzia che non sarà valicato il Rubicone dell’ingresso nella Nato), ma coloro che sono scesi in piazza armati hanno in testa un’idea di Europa molto diversa da quella che si figura Bruxelles. E quelli in buona fede che sono andati dietro i neonazisti – e sono sicuramente tanti – si aspettano di entrare in Europa domani. E saranno tremendamente delusi quando dovranno cominciare a pagare, e non potranno comunque entrare, perché nei documenti di Vilnius questo non è previsto.
L’unico tra i commentatori italiani che ha scritto alcune cose sensate è stato Romano Prodi, ma le ha scritte sull’International New York Times. Rivolto agli europei li ha invitati a non mettere nel mirino solo Yanukovic, bensì condannare anche i rivoltosi. E ha aggiunto: «Coinvolgere Putin», visto che tutte le parti hanno «molto da perdere e nulla da guadagnare da ulteriori violenze». Giusto ma ottimista. Chi ha preparato la cena adesso vuole mangiare e non si fermerà. E l’isteria antirussa è il miglior condimento per altre avventure.